‹ Voyage de Benjamin Bergmann. Chez les KalmuksChapitre 10 sur 49 · XXIV · texte numérisé non relu

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d'indiquer, et qui expliquent la difficulté d'obtenir des notions exactes sur les peuplades mongoles m'ont frappé , il y a trois ans, dans un séjour que je fis à Sarepta. Le contraste de la manière de vivre des kalmuks avec la nôtre, ce que j'aperçus chez eux d'original, soit par rapport au caractère, soit par rapport à leur manière de penser ^ tout cela réuni , me fit naître le projet de connaître plus à fond ce peuple intéressant.

La bienveillance de M. Neiz de Sarepta, qui joignait à une connaissance profonde de la langue l'étude qu'il avait faite de plusieurs de leurs livres sacrés, me mit à même de recueillir quelques observations , et il poussa la complaisance jusqu'à me dicter lui-même le commencement d'un ouvrage mongol, afin que dans la suite , je pusse être plus à portée déjuger de l'esprit de ce même ouvrage.

Quelques mois après, je fis voir à Moskow ma traduction à plusieurs personnes de ma connaissance : les éloges qu'elles me donnèrent, et auxquels je ne m'attendais pas, furent si attrayans pour moi, que je me décidai à m'occuper de la littérature mongole.

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La quantité de matériaux qui étaient amon^ célés dans la bibliothèque de l'académie impériale des sciences, à St. Pétersbourg, et dans les archives du collège des affaires étrangères à Moskow, servirent à exciter ma curiosité et à me fortifier dans ma résolution. Mon premier soin fut de m'adresser à l'académie impériale des sciences, afin de pouvoir consulter les ouvrages mongols qu'elle possédait : ma demande n'eut pas de succèsj mais le refus, loin de me dégoûter, ne fit que m'engager à hasarder une seconde tentative.

Dans la suite je fus assez heureux pour faire la connaissance d'un aimable polonais, dont l'honorable manière de penser me remplit d'admiration , tant pour lui que pour ses connaissances étendues. On lui avait parlé de mon dessein , et il fut assez obligeant pour s'employer à en protéger la réussite. Le morceau mongol que j'avais traduit fut présenté par lui-même au président actuel de l'académie, et ce savant, plein de zèle pour le progrès des sciences , le reçut avec tant de bienveillance, que, peu de temps après, l'empereur lui-même me fournit les moyens de quitter Moskow, et de me rendre dans les steppes mêmes des kalmuks.

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