TOME II. b
x PRÉFACE.
» terre deVanDiéinen, où son Ingénieur- » géographe, son grand canot et l'équi- » page qui en composoit l'armement , » avoient été abandonnés, et probable— » ment perdus. Le Capitaine Baudin » avoit éprouvé, dans le détroit de Bass, » un violent coup de vent : c'étoit le >j même dont nous avions ressenti les 33 effets le 2 1 mars , mais à un degré » plus foible , dans le détroit de l'Inves- 33 tigator a. II fut alors séparé de sa 33 conserve le Naturaliste ; mais ayant 33 eu depuis des vents favorables et » du beau temps , il avoit exploré la 33 côte depuis le port Western jusqu'au 33 point de notre rencontre , sans trouver 33 aucune rivière , aucune ouverture ou 33 abri propre au mouillage. Je lui de- >3 mandai s'il avoit eu connaissance d'une 33 île étendue que l'on prétendoit exister 33 à. l'entrée Occidentale du détroit de 33 Bass : il ne I'avoit pas vue, et me parut 33 douter de son existence réelle.
33 Le Capitaine Baudin me fit part de .-*> ses découvertes à la terre de VanDiémen, 33 et aussi de ses critiques d'une carte an- 33 gloise du détroit de Bass , publiée en 33 1800. II trouvoit que la partie Nord 33 du détroit étoit tracée d'une manière 33 fautive ; mais il Iouoit l'exactitude des 33 parties Méridionales et des îles qui en 33 sont voisines. Lui ayant montré une 33 note écrite sur la carte même , qui indi- 33 quoit que la côte Nord du détroit n'avoit 33 été vue que dans une embarcation non 33 pontée, par M. Bass, lequel n'avoit 33 eu aucun moyen exact de déterminer
■ C'est le détroit Lacepède des cartes françoises. ( Voj. pi. 2, atl. 2," part. )
PRÉFACE
XJ
» soit la latitude, soit la longitude , il en 55 parut étonné , n'ayant pas encore fait 33 attention à cela. Je lui dis que depuis » on avoit publié d'autres cartes plus dé- 53 taillées du détroit et de ses environs ; 55 et que s'il vouloit naviguer de conserve >s avec moi pendant la nuit, je lui en ap- 55 porterais , le lendemain matin , un >5 exemplaire , en y joignant Je mémoire 35 explicatif. La chose étant convenue , 55 je retournai avec M. Brown à bord 55 de l'Investigator.
55 Je fus un peu surpris de voir que le 33 Capitaine Baudin n'eût fait aucune 55 tentative pour connoître l'objet de ma 35 présence sur cette côte inconnue ; mais 35 comme il me parut plus disposé à me 55 donner des instructions , je fus heureux î5 de les recevoir. Le lendemain cepen- 33 dant ses officiers ayant appris de mes 33 canotiers que l'objet de mon voyage 35 étoit aussi de faire des découvertes , il 33 témoigna plus de curiosité. Je lui dis, 33 d'une manière générale ( i j , quelles 55 avoient été nos opérations, particulièj3 rement dans les deux golfes , et ia 35 latitude à laquelle je m'étois élevé dans 35 le plus grand : j'indiquai la situation du ■» port Lincoln a, où Ton trouvoit de l'eau s» douce ; je lui montrai le cap Jervis h, qui 55 étoit encore en vue ; et comme une » preuve des rafraîchissemens qu'on pou- 53 voit se procurer sur la grande île c qui 33 est opposée à ce cap , je lui fis voir ies 35 chapeaux de peau de kanguroos que
( i ) Remarquons que Flinders dit expressément ici n'avoir parlé de ses opérations que d'une manière générale ; et que s'il ajoute ensuite quelques détails , c'est relativement aux golfes et à l'île des Kanguroos.
3 C'est le port Champagny des cartes françoises. ( Voy. pi. 2, atl. 2.c. part. )
b Cap d'AIembert ( Voy, même planche).
c L'île des Kanguroos, ou île Decrès des cartes françoises. ( Voy, même planche).