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de grande connaissance en botanique et en physique,” au dire de Ka'm, il rédigea des instructions dont plusieurs copies furent envoyées dans tous les forts de la colonie.
Ces instructions contenaient la description d'un grand nombre d’arbres et de plantes qu’il fallait collectionner et cultiver à cause de leur utilité. L'endroit où ils croissent est indiqué. On y donne la manière de les préparer afin de les conserver et de les envoyer à Paris. On recommande aussi de recueillir des échantillons de minérais. On enseigne comment faire les observations et comment collectionner les curiosités du règne animal. Enfin, on demande aux commandants des forts de se renseigner sur l'usage que les sauvages faisaient des plantes médicinales. Les noms des soldats qui s'étaient le plus distingués comme collectionneurs devaient être envoyés aux autorités afin qu’elles pussent leur donner de l’avancement.
Des ordres venant de si haut eurent pour effet de créer la plus louable émulation parmi les troupes. À compter de cette époque, de tous les forts partaient tous les ans
de nombreuses caisses de plantes et des échantillons de toutes sortes que l’on expédiait ensuite sur Paris,chaque automne. Les archives nous ont conservé la mémoire de ces envois.
On comprend quel fut l’'étonnement de Kalm lorsque le commandant du fort Saint- Frédéric lui fit part des instructions de M.
de la Gallissonnière. “ La bonne classe du Canada, écrit-il, a vraiment plus de goût pour l’histoire naturelle et la littérature que celle des colonies anglaises où l’on méprise les sciences pour ne s'occuper que de faire fortune.”
Le 21 juillet, Kalm était au fort Saint- Jean, que commandait alors le chevalier de Gannes, beau-frère de M. de Lusignan.
Celui-ci venait de recevoir des lettres du gouverneur de la Gallissonnière dans lesquelles il lui disait que Kalm était recommandé par la cour de France et qu'il lui fallait donner tout ce dont il aurait besoin, Deux petites barriques de vin accompagnaient ces lettres d'instruction. Aussi le soir, on but à la santé des rois de France
et de Suède, pendant que les canonniers tiraient une salve d'honneur.
De Saint-Jean, Kalm se dirigea sur Laprairie et le 24 juillet il faisait son entrée dans Montréal où il fut reçu comme un prince par le baron de Longueuil, alors gouverneur de la place.
Le 2 août, le voyageur partait pour Québec, en compagnie du second major de Montréal, M. de Sennonville. Il visita en passant, Trois-Rivières et les forges du Saint-Maurice, et le 5 août il débarquait à Québec. On conçoit avec quelle joie M. de la Gallissonnière s'empressa de recevoir un savant aussi distingué. Il voulut qu'il dina chez lui tous les jours pendant le temps qu’il passerait à Québec. Le médecin Gauthier, savant distingué lui-même, fut chargé d'accompagner Kalm dans ses courses aux environs de Québec. Toutile mois d'août se passa ainsi à botaniser dans les champs, à travers les bois, et jusque sur les montagnes de Lorette. Avec quelle joie, le savant retrouva ici presque toutes les plantes de son pays natal. Le fait est que plus d’un quart
de notre flore est la même que celle de Suède et de Norvège.
On a essayé au Canada, raconte Kalmile blé et l'orge d'hiver de Suède afin de voir comment ils réussiraient. Ce fut le docteur Sarrazin qui tenta cette expérience et fit venir les graines. On 5sema à l’automne et il poussa une belle récolte. Le grain était moins gros mais pesait deux fois plus que celui du Canada et donnait une meilleure farine. Malheureusement, ces expériences ne furent pas continnées. C'est encore Kalm qui nous raconte que les Français trouvèrent à leur arrivée dans le pays que les hivers étaient trop froids pour le blé de France qui n’y pouvait müûrir. Ils firent alors venir du blé du Nord et c’est ainsi que tout le blé que cultivait nos ancêtres était d'origine norvégienne ou suédoise,
Nos historiens nous ont fait le récit des grandes luttes que les premiers colonseurent à soutenir contre la barbarie ou les ‘ennemis du dehors. Ils nous parlent des souf-
frances que nos aïeux eurent à endurer, des querelles au sujet de la suprématie de l'Etat et de celle de l’église, des glorieuses
de missions des jésuites, des courageux combats de nos guerriers, mais ils n’ont pas mile “ fait ressortir assez ces premiers tâtonnees . ments de l’agriculture dans notre pays. Sur a à la façade de nos grands édifices,sur les lam- Que ” bris de nos palais, je vois bien des noms : ee illustres, mais où est celui de Sarrazin, ce ait 6 savant modeste et utile qui passa sa vie à ar chercher des simples pour guérir les mala- :ure dies nouvelles qui assaillaient les colons, di À étudier nos plantes, nos minéraux, à perelra : fectionner nos modes de culture ? Sa renoma mée est toute vivante encore dans les méles moires de la plus grande académie scientide fique du monde et les descendants de ceux ent : au milieu desquels il a fait tant de bien Li l'ignorent. Sarrazin a été un des plus grands tres bienfaiteurs de la Nouvelle-France, et la d ville de Québec où il a vécu toute sa vie à où ses cendres reposent devrait donner son ent À nom à l’une deses rues.
Ie" F Kalm, en parcourant nos campag es, uf- à n’oubliait pas qu'il était professeur d’écodes x nomie politique dans une université. Son de livre abonde en observations de toute sorte,
ses cu mais c'est toujours à l’agriculture qu'il
permet aarerermmmetaremerreerrermmemmmsenmeetnh
revient après la botanique, bien entendu. Il note la facon dont nous égouttons les terres, comment les prairies sont labourées. Il décrit la manière dont les clôtures sont construites et fait là-dessus une grande dissertation. Tout cela de prime abord semble de peu d'mportance, mais il ne faut pas oublier que Kalm vient d’un pays de neige comme le nôtre. Ici, comme en Suède, nos
cultivateurs ont à lutter contre les gelées, la neige et les dégels.
Nous avons les mêmes ennemis à combattre. Pourquoi un pays n'emprunteraitil pas à l’autre ses moyens de défense ? La Suède, en envoyant ici, il y a un siècle et demi, un de ses savants pour étudier nos méthodes de culture, notre flore et nos graines nous a donné une grande leçon. Il est judicieux sans doute d’alle: étudier en France et au Danemark les perfectionnements de l’industrie laitière, mais ne faudrait-il pas aussi pousser une pointe vers la Suède et la Norvège afin de voir ce qui se passe dans ces deux pays si semblables
au nôtre à tant de points de vue ! On prend son bien où on le trouve.
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Kalm s’'intéressait beaucoup à nos jardins potagers. Quels sont les légumes que l’on y cultive, surtout au point de vue de notre long hiver ? Oh! s'il pouvait apporter pour les ménagères de là-bas quelquesbonnes recettes nouvelles comme il serait heureux. Ildécrit les choux, les melons, les pois, les fèves, la betterave, les carottes, la marjolaine. Tout y passe, depuis les radis dont on mange beaucoup, jusqu’à l'oignon dont on use encore plus et aux navets qu'on sème en grande quantité pour l'hiver.
“ Les Canadiens sont obligés, dit-il, de faire venir de France tous les trois ans de la graine de jardin, car les légumes ne sont pas aussi abondants et perdent de leur goût après trois générations successives, Aussi, fait-on un renouvellement général sans hésitation.”
Voiià une lecon de choses qui nous vient de bien loin, que nos ancêtres savaient,que nous avions oubliée, et que l’on commence à rapprendre depuis quelques années. Les anciens ont encore dn bon, et tel vieil auteur, sous sa couverture surannée de cuir
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fauve, garde en réserve des jets du lumière qui éblouissent.
Kalm s'étonne que les Canadiens sèment si peu de patates. A vrai dire ils ne s’occupent pas de cette culture, dit-il. Lorsqu'on leur demande pourquoi, ils répondent qu'il n'y trouvent pas de goût, et ils se moquent des Anglais qui les aiment tant. Sile bon professeur revenait au Canada de nos jours, il ne pourrait plus parler de la sorte, surtout s’il rencontrait au hâvre du Palais les braves gens de l’île aux Coudres qui ne savent pas semer d'autre chose. Comme les temps et les goûts des hommes changent !
Tout le monde sait que ce fut Parmentier qui introduisit la patate en France. On lui a élevé une statue à ce propos. Ce fut l’intendant Bigot qui, le premier, osa encourager la culture de cette intéressante légumineuse parmi nos cultivateurs. Il prévoyait sans doute les temps de disette par où il devait faire passer plus tard nos malheureux ancêtres. Je crois que cela prendra bien du temps avant qu'on décerne
ici à Bigot les honneurs posthumes qui furent rendus à Parmentier.
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mière Il ne faut pas croire que la lecture des f œuvres de Kalm soit aride. Il ne veut pas ment fatiguer le lecteur avec une sèche descrip- ET tion de plantes. Il fait de même pour ses nu je observations physiques. La physique n'est : qu'il pas sa spécialité, quoiqu'il l'ait toujours quent aimée depuis sa jeunesse, mais il tient à € bon amuser un peu la curiosité tout en instrui- JONFS, sant. Ce qui ne l'empêche pas de décrire rtout d’une façon minutieuse et préciseles simples Dre et les plantes à remèdes souverains, comme yen 7 on appelait cela dans le temps. Ce qui FAR l’attache, c'est la flore particulière au Cana- : da. Lorsqu'il rencontre, pour la première LUE fois, une plante indigène, il la décrit avec On la même ardeur que mettrait un amant à > fut énumérer les innombrables charmes de sa Ne maitresse. Comme dans les romans de ante ‘ mademoiselle de Scudéry, ce ne sont plus pre- # que festons et astragales, > par î Puis tout à coup l’homme reparait. Il nos L nous brosse alors, entre deux plantes, un cela h petit dessin de campagne plein de couleurs erne L. printanières.. Ce sont les longues maisons qui à blanches des cultivateurs, avec le petit jar-
din potager, le ruisseau aux ondes fraiches,
20 VOYAGE DE KALM AU CANADA le calvaire bâti le long de la route, le clocher du village. Puis au milieu de tout ce paysage apparait la ménagère canadienne, avec sa capine, son mantelet et sa jupe courte, Elle porte une croix d'argent sur sa poitrine, trottine toujours, et chante des chansons d'amour tout le long de son travail, Kalm trouve que la Canadienne est jolie et que la première question qu'elle pose à un ctranger est celle-ci : Etes vous marié, monsieur ?
On a beau être savant, il y a toujours des moments où l'on voit se lever l’aurore aux doigts de rose avec l'envie de la chanter en beaux vers alexandrins.
Kalm, malgré son esprit inquisiteur,garde sur le gouvernement de la colonie qui lui donna l'hospitalité la plus large la plus parfaite discrétion. S'il fut à même de mettre le doigt sur la plaie du fonctionnarisme à outrance qui régnait alors, il en garda pour lui l’inviolable secret. C’est un beau trait de son caractère de ne dire du mal de personne, et cela lui fait honneur. S'il se plaint quelque part d'avoir trouvé que les prêtres savaient peulelatinetquelesrécolletsétaient
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ignorants, c'est comme à regret, et il se rachète aussitôt de cette méchancetéen assurant que ni eux ni les jésuites ne font le commerce de fourrures mais qu'ils laissent cela aux marchands.
Il place les récollets au troisième rang du clergé. Ils ont, à Québec dit-il, une belle maison et une belle église où ils officient ainsi qu'ungrand jardin qu'ils cultivent avec beaucoup de soin. À Montréal et à Trois- Rivières, ils sont logés à peu près comme à Ç :ébec. Cet ordrenerecherche pasles sujets brillants, il prend ce qu'il peut trouver. Ces moines ne se fatiguent pas la tête de beaucoup desciences Aussitôt qu'ils ont endossé le froc, ils n'étudient pas pour augmenter le peu qu'ils ont appris auparavant. Ils vivent des aumônes que le peuple leur donne.
Les jeunes moines vont mendier avec un sac de maison en maison. Ces religieux vont quelquefois en mission chez les sauvages, mais la plupart du temps ils sont entretenus comme aumônier dans les forts. Le roi leur donne alors le logement, les provisions, un serviteur et deux cents livres par an dont ils envoient la moitié à leur couvent. A bord
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des navires de l'Etat, il n’y a pas d’autres aumôniers que les récollets, aussi le peuple les regarde comme les serviteurs du roi,
Quand un curé de campagne meurt et
qu'il ne peut être remplacé de suite, on
envoie un de ces moines officier en attendant
que la place soit remplie par un prêtre sécu:
lier. Une partie de ces religieux vient de:
France, l’autreest recrutée au Canada.” Kalm
ajoute que “ pour faire un récollet il faut une’
hachette, pour un prêtre un ciseau,mais pour
un jésuite, il faut un pinceau.” C’est, paraitil, un dicton populaire qu'il a recueilli au :
Canada, ct il le cite en français dans son ouvrage,
Voilà un portrait de récollet qui sent ur
peu le regain du bon lutherien, mais qui ne manque ni de sel, ni de vérité.
Kalm, comme un vrai savant, s'inquiète un peu de ce qui touche à la vie littéraire.
C'est lui qui nous apprend qu'il n'y avait pas d'imprimerie au Canada lors-
qu'il y passa, mais qu'il en y enavait ‘eu une autrefois, “ On fait venir les livres de France, dit-il, et tous les ordres même 1e. 5 papier-monnaie sont écrits à la main, On”
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VOYAGE DE KALM AU CANADA 23 ne veut pas y introduire la presse pour éviter les libelles contre le gouvernement et la religion, c'est ce que l'on dit, mais le pays est trop pauvre pour que l’on y imprime des livres et la France veut garder le monopole de l'exportation.”
Ce sont là des aperçus nouveaux d'un esprit libre et auxquels les voyageurs français de cet époque ne nous ont pas habitués.
Kalm sème sans cesse son récit d'une infinité de petits détails sur la vie d’intérieur que menaient nos ancêtres.
I} nousracontede ces choses vues qui frappent l'imagination d'un passant curieux, qui ne disent rien à celui qui les voit tous les jours, et que la postérité tient tant à savoir et au’elle n'apprend que lorsqu'elle les peut puiser dans des auteurs étrangers. C'estainsi qu'il nous apprend que nos ancètres ne buvaient pas de thé, que chacun apportait son couteau lorsqu'il était invité à diner quelque part, que l'on dejeunait le matin d’un crouston de pain trempé dans du cognac.
Pendant qu'il était à Québec, Kalm fut invité à se rendre à la Baie St-Paul pour y explorer une mine d’argent ou de plomb
que l’on prétendait y avoir découvert. Il s’y rendit avec le médecin Gauthier et il nous a laissé sur ce petit voyage d'exploration un récit d'autant plus intéressant que cette partie du pays était pour ainsi dire complètement isolée dureste de la colonie et que l'on y vivait de la vie primitive. Les pages où Kalm nous parle de la bonne Sainte-Anne de Beaupré, de la Petite-Rivière, des Eboulements sont à lire.
Kalm rencontra dans Québec un homme digne de lui et capable de le comprendre, dansla personne du gouverneur de la Galissranière, Aussi, le voyageur nous a-t-il laissé de ce haut fonctionnaire un portrait bien vivant.
“C'est un homme d'environ cinquante ans, dit-il, de taille peu élevée et quelque peu difforme, mais de très agréable apparence. Quand je pense à ses nombreuses qualités, je n'en puis jamais trop dire. Il a des connaissances surprenantes dans toutes les sciences, mais spécialement sur l’histoire naturelle, où il est si bien versé que, lorsqu'il commençait à m'en parler, je m’'imaginais voir appa'aître notre grand Linné.
Quand il parlait de l'utilité de l'histoire naturelle, de la facon de s’en rendre maître et de l’employer au progrès d'un pays, j'étais étonné de le voir tirer ses raisonnements de la politique, aussi bien que de la philosophie, des mathématiques et des autressciences. Je tiens que la conversation dece noble personnage m'était instructive et que j'en ai toujours tiré des connaissances utiles. II m'enseigna plusieurs manières de faire servir l’histoire naturelle à la politique et de rendre un pays puissant af : de contenir les voisins envicux. Jamais l'histoire naturelle n’a eu un plus grand protecteur dansce pays et il est douteux s’il s'y rencontrera jamais son égal. Aussitôt qu'il eut pris charge de son gouvernement, ilcommença à recueillir des informations sur l’histoire naturelle.
Quand il rencontrait quelqu'un qui avait résidé dans les parties les plus éloignées du pays ou qui y avait voyagé, il l’interrogeait sur les arbres, les plantes, les pierres, les minerais, les animaux qu'il y avait vus. Il voulait savoir quel usage onen faisait. Il l'interrogeait sur les lacs, les rivières et sur tous les sujets imaginables. Il ne laissait
point de paix à ceux qui paraissaient mieux renseignés que les autres avant qu'ils ne lui eussent donné les détails les plus complets sur ce qu'ils avaient vu. Il tenait note de tous les renseignements qu'il recueillait et grâce à sa grande application à tout savoir, si peu commune à des personnes de son rang, il connut bientôt tout ce qui se rapportait aux plus lointains districts d'Amérique. Les prêtres.les commandants des forts, lorsqu'ils venaïent lui rendre visite à Québec, étaient souvent surpris de ses questions et s'étonnaient de ses connaissances, car il leur disait que près de telle moatagne ou sur telle rivière où ilsaaient chasser se trouvaient certaines plantes particulières, des arbres, des minerais qu'eux seuls pensaient connaître, Aussi, plusieurs croyaient qu'il avait une connaissance surnaturelle des choses puisqu'il était capable de leur mentionner les curiosités d’endroits situés à des centaines de milles de Québec et qu'il n'avait jamais visités. Il n'y eut jamais meilleur homme d'Etat que lui, et personne ne peut prendre ni choisir de meilleurs moyens pour faire progresser un pays. Le Canada con-
naissait à peine le trésor qu'il possédait dans la personne de cet homme distingué, lorsque le roi le rappela en Europe. Il y retourna emportant avec lui une collection complète de curiosités naturelles et une grande quantité d'arbres et de plantes.”
Kalm était encore à Québec lorsque M.
de la Gallissonnière s'embarqua pour la France et il y assista à l’arrivée de son successeur, M. de la Jonquière.