‹ Voyage de Kalm en Amérique (volume 2)Chapitre 24 sur 49 · JOIN · texte numérisé non relu

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prépara silenciensement un plan d'attaque. An petit jonr, les guerriers indiens sortirent du bois à la sourdine et se dirigôrent à pas de lonp et arec nne grande circonspection apparente, vers la palissade comme gens qui pensaient s'introdnire dans la place par surprise. Mais les Anglais avaient l'œil snr les moaremeuts de la petite troupe et le doigt sur la détente de leurs fauls. Aussi, àèb qu'elle fut à portée, ils l'accueillirent par une décharge des plus meurtrières, à ce qu'il leur aembta du moias ; en effet, lorsque la fumée de la poudre se fut dissipée, pas un des agresseurs n'était debout. Cependant, ils n'étaient pas tous tués, ni même blessés grièvement, car la plupart se relevèrent et se mirent à courir dans la direction du bois. Les soldats ne purent résister à la tentation de poursuivre les fuyards, qu'ils pensaient avoir mis hors de combat, et la moitié de la garnison sortit de l'enceinte fortifiée pour leur donner la chasse. C'était le momentque les Français attendaient pour leur entrée en scène. Ils s'élancent horsdu taillis, se jettent entre la place et les Anglais, coupent la retraite à ces derniers et les emmènent en captivité sous le canon du fort, qu'on n'ose tirer de penr de tuer autant d'amis que d'ennemis. Il n'est pas étonnant qn'après s'être fait jouer de la sorte, les Anglais aient pris en dégoût nne redoute dont l'emplacement avait été si mal choisi. Les habitants de ce pays, Hollandais pour la plupart, haïssaient cordialement les colons d'origine saxonne.

Kalm passa la nuit dans une hutte de planches, et le lendemain, 25 Juin, il se remit en route de bonne heure, mais à la distance d'un mille, il lui fallut faire un portage fatigant pour éviter un rapide causé par des rochers dont les flancs étaient parsemés de ces trous qu'on appelle des chaudières 'de gianls. Plus loin, un autre

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