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d'épaisses forêts de conifères et l'on n'y récolte encore que des pommes de terre ; mais elles sont d'une excellente qualité.
A part quelques ours, dans l'orient, vers les Montagnes Rocheuses, on peut dire que ces possessions n'ont guère de bêtes fauves, surtout de bétes dangereuses ; pas plus de reptiles ni de moustiques. Les eaux y sont poissonneuses à l'extrême, comme l'ont remarqué nos auteurs ; et M. Brown affirme qu'elles pourraient approvisionner de poissons, outre la Colombie, la Californie et tous les pays espagnols des bords du Pacifique.
La population primitive sur le continent paraît être principalement celle des Chouchouaps, qui appartiennent aux familles de l'Amérique centrale et ne sont nullement. en état de lutter avec les aventuriers européens que la Californie leur a envoyés. Ils ne demandent pas mieux que de vivre de leur travail et de leur commerce, si la maladie ne les emporte pas auparavant. Vancouver a, sur ses côtes, une dizaine de milliers d'indigènes aussi peu redoutables. Ils sont divisés en quatre familles par leurs langages et diminuent rapidement par suite du changement apporté dans leur genre de vie et du découragement stupide et sombre dont ils ont été saisis en se voyant en face d'une race supérieure à la leur. L'archipel compte environ cinq mille indigènes, qui parlent un idiome particulier et
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qui, avec plus d'aptitude que les autres pour la gravure et pour la sculpture, ont aussi à un plus haut degré le courage et l'esprit de résistance et de vengeance. Il est douteux que cela puisse les sauver si le flot de l'émigration européenne envahit leurs îles.
Quant à l'autre versant, nous passerons sous silence celle de ces régions qui s'incline vers les mers polaires ; nous nous bornerons à donner quelques renseignements sur celle qui, entre le 120^ et le 94e méridien à rO. de Paris, c'est-à-dire entre les Montagnes Rocheuses et le lac Supérieur, va du 49" au 55e parallèle septentrional.
Le climat y est plus rude qu'en Europe. Le froid y descend, parfois et pour quelques heures, jusqu'à 38 et même 45 degrés au-dessous de zéro, comme au Groenland ; mais, là, il est durable, et la moyenne est de i5 au-dessous de zéro, tandis qu'ici la moyenne paraît monter à 5 au-dessus de zéro comme à Saint-Péters^ bourg et à Stockholm. Ces froids excessifs sont dus à l'absence de chaînes de montagnes qui protègent le pays contre l'influence des mers polaires, et au voisinage de la baie de Hudson. Le fait est que le froment vient bien dans ce district de la Saskatchaouane.
On n'y voit presque aucune élévation de terrain ; ce n'est qu'une plaine dans laquelle coulent les deux Saskatchaouanes, de l'O. à l'E., et la Rivière Rouge, du N, au S., avec son affluent de gauche, l'Assini-^