‹ Voyage de l'Altantique ua PacifiqueChapitre 14 sur 43 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

boine, dont le cours a la même direction que les Saskatchaouanes. Ces rivières tombent dans le grand lac Ouinnipeg qui, par l'extrémité septentrionale, communique avec la baie de Hudson au moyen du large fleuve Nelson, dont l'embouchure, vers le Sy^ parallèle (en Europe, Aberdeen), est défendue par le fort York, port et entrepôt principal de la Compagnie de la baie de Hudson. A son extrémité méridionale, le grand lac Ouinnipeg rejoint par un cours d'eau les lacs des Bois et de la Pluie, même le lac Supérieur, moyennant quelques portages. Cette immense plaine a une étendue de huit millions d'hectares recouverts d'un sol alluvial, à la profondeur d'un mètre à un mètre et demi, capable de nourrir des millions d'habitants et que la chambre de commerce de New York a déclaré le plus riche du monde. Cette terre, dans le nord, porte une épaisse forêt de conifères; dans le sud, une prairie naturelle, où ont, de temps immémorial, vécu d'innombrables troupeaux de bisons. Les indigènes s'y divisent en habitants des bois et en habitants des plaines, ceux-là aussi pleins de modération et de loyauté que les autres le sont de l'esprit de rapines et de vengeance.

Une nuit, un Crie ou Knistineau des bois, Kînémontiayou, le chasseur, ivre de rhum et de fureur, se jette sur M. Cheadle, qui refusait de lui donner davantage à boire : « Ah ! s'écrie-t-il, si j'étais un Crie

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