‹ Voyage de l'Atlantique au Pacifique [microforme]Chapitre 15 sur 93 · L'HIVER DANS LES BOIS · texte numérisé non relu

L'HIVER DANS LES BOIS

Nous construisons le fort Milton. — Le plus difficile est de faire la cheminée. — Voyage à Carlton pour nous ravitailler. — , incore le rhum.— Différence morale des Cries des Bois et de 5

| ceux des Prairies. — Circonspection des loups et des renards. Ê

7 — Absence d'esprit de Cheadle à la chasse aux bisons. — ;

f Nuits glaciales. — Fourrures du Canada. — Vie et art du #

à trappeur. — Le glouton ou carcajou. — Cheadle se passionne k

4% pour la chasse à la trappe. — Le carcajou met fin à ses

# exploits. — Treemiss sauvé par Tambout.

… Ainsi, revenus sur nos pas, nous tendions le lendemain notre loge sur les rives du lac de la Belle-Prairie. L'emplacement que nous choisissions pour notre ï demeure était le milieu du promontoire boisé qui avait LE auparavant excité notre admiration. Nous étions alors | arrivés au milieu d'octobre. Il devenait nécessaire d'activer l’édification de notre bâtiment, car autre- à ment l'hiver pourrait nous surprendre avant que nous eussions terminé la besogne. Le peu de temps dont nous disposions nous obligeait aussi à nous contenter d’une construction de petite dimension et des matériaux les plus simples. La Ronde se chargea d'être notre architecte, et nous nous miîmes au travail avec ardeur.

Nous commençames par faire, avec des troncs de

> ge

LED ;. Es <, er SE F7 ré à - FT Vo “ - er. ve s . + CEST A ET ES LE Lo ER.

pe ne + TE © — — r. - = gg en En ap 2: 2. ” . ET = RE ee Se en pe D

Dr Et

peupliers non dégrossis mais assemblés en mortaise, aux angles de la hutte, un enclos de quatre mètres et demi sur quatre. Comme ces troncs étaient loin de se toucher en tous points, ils laissaient parfois entre eux des trous à y passer la main. D'ailleurs, nous n'avions encore ni porte, ni fenêtre, ni toit, et les murs, élevés de deux mètres à l'extérieur, n’en avaient qu'un et demi au dedans. L’ingénieux La Ronde remédia à ces défauts plus aisément que nous ne nous y attendions. I fit scier, dans l'épaisseur du mur, les places de la porte et de la fenétre. La porte fut faite avec des planches prises aux charrettes, et un morceau de parchemin nous tint lieu de fenêtre vitrée. Le toit fut construit avec des perches droites que nous fournissaient les jeunes sapins desséchés; par-dessus, on étendit un chaume de gazon de marais, tenu en place par des mottes de terre qu’on y lança. Le peu de hauteur extérieure du bâtiment fut en dedans corrigé en creusant de soixante centimètres le terrain, ce qui rendait notre demeure beaucoup plus chaude. Les interstices laissés par les troncs furent comblés avec de la boue mélée de gazon battu, pour lui donner de la solidité. Mais la cheminée fut l’occasion des méditations les plus longues et les plus pénibles. Nous n'avions pas découvert d'argile propre à cimenter les cailloux dont on fait les cheminées dans la forêt, et nous commencions à être très-effrayés de la perspective de nous voir au milieu des fortes gelées sans que notre foyer eût été terminé. Il est clair que c'aurait été insupportable, car nous trouvions déjà désagréable de travailler avec du mortier non détrempé, et, s’il venait à geler, nous serions évidemment forcés d’y renoncer tout à fait. Enfin, après avoir enlevé plusieurs pieds de riche terre glaise, nous découvrîimes un sol argileux dont nous nous accommodâmes, et la cheminée s’éleva rapidement. Comme elle était presque terminée, nous y

allumâ notre pl terre. Q!

nous ne s'ouvrit La Ron leur incd mauvais nous en à perdre résigner rait desc se charg bois vert Cheadle une pro pouvait minée f de l’hive Comm amis inc avaient chasseur sions d’} bisons é de la Be dement.

ils nous le prem traîneau moccasi

Page 1