‹ Voyage de l'Atlantique au Pacifique [microforme]Chapitre 36 sur 93 · RIRE · texte numérisé non relu

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Nous étions partis depuis deux jours du lac Sainte- Anne, quand la route parut s'améliorer : on trouvait quelques portions de pays ouvert, les arbres étaient moins élevés, et ils formaient des groupes sur les penchants de basses collines. À midi, nous étions près d’un grand lact, que nous côtoyâmes tout le reste de la journée. IL paraissait bien peuplé de poisson et de volaille sauvage, Les poissons dans les eaux basses se reposaient au soleil, daignant à peine se déranger à l'approche de nos chevaux; mais les moustiques étaient fort désagréables.

Le r1r juin, nous étions près de la rivière Pembina. Elle a des eaux claires, peu profondes, coulant vers le nord-ouest, sur un lit de cailloux, entre des berges perpendiculaires qui ont bien vingt-cinq mètres de haut. Ces bords laissaient voir la section d’un magnifique gisement de charbon, ayant de cinq à six mètres de profondeur.

On a encore trouvé le charbon, au nord, sur les rivières Mac Leod, Athabasca, Fumeuse, de la Paix et Mackenzie; vers le sud, sur la Saskatchaouane et les rivières de la Bataille et du Cerf 2. À Edmonton, dans la falaise qui domine le bord de la rivière, on en voit un gisement qui est employé pour la forge. Ainsi on a observé les couches de houille en plusieurs endroits, dispersées dans un espace de plus de dix degrés de latitude, mais presque invariablement sous le même méridien.

Deux ou trois jours encore, le pays a présenté la

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