‹ Voyage de l'Atlantique au Pacifique [microforme]Chapitre 37 sur 93 · Le lac Isle. — J.-B · texte numérisé non relu

Le lac Isle. — J.-B

2. Le Mackenzie est un fleuve qui sort du Grand lac de l’'Esclave et tombe dans l'Océan Glacial du nord. La Fumeuse est un affluent de droite de la Rivière de la Paix. L’Athabasca tombe dans le lac du même nom et reçoit à droite le Mac Leod. La Rivière de la Bataille tombe à droite dans la Saskatchaouane du nord, et celle du Cerf, à gauche, dans la Saskatchaouane du sud. — J,-B.

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même surface légèrement onduleuse, aux bois épais, n'ayant presque aucune éclaircie ni élévation, d'où la vue puisse s'étendre à distance. Le sol ferme ne se trouvait qu’au faîte des collines étroites et basses qui séparaient des vallées larges et peu profondes. Cellesci étaient occupées par des muskegs, sorte de marais unis et recouverts d'une croûte moussue, qui a douze ou quinze centimètres d'épaisseur ; le grand nombre de sapins qui ont poussé dru et d'arbres qui sont tombés y ajoute aux difficultés de la route, Seul un voyageur de la Baie de Hudson peut songer à faire marcher des chevaux dans un pareil pays.

La perdrix de bois ou tétras de saule fréquente ces bois épais et ces terrains bas, aux deux côtés des Montagnes Rocheuses. Si elle est effrayée, elle s'envole dans un arbre et y sert de but; quand elles sont plusieurs, elles se laissent abattre l’une après l’autre au lieu de partir. Au printemps, le mâle, pour plaire à la femelle, se livre à l'exercice suivant : il se pose sur une branche, ébouriffe ses plumes, étend sa queue comme un dindon fait sa roue, ferme ses paupières et bat le tambour contre ses flancs à l’aide de ses ailes, produisant un bruit fort semblable à celui d’un tonnerre lointain. Dans cette occupation, il s’absorbe au point de se laisser approcher assez près pour qu'on puisse lui jeter au col un nœud coulant attaché au bout d’un court bâton. Vers le milieu de juin, les perdrix étaient entourées par leurs jeunes couvées et nous cessâmes de les tirer. Quand nous en rencontrions, la femelle, et quelquefois même le mâle, s'élançait en avant, jusqu’à près de deux mètres de nous, les ailes étendues, les plumes héri:sées, absolument comme les poules de nos fermes pour défendre leurs poussins. La perdrix de pin est un peu plus grosse que le tétras de saule, plus foncée en couleur, comme un tétras anglais, avec une bande écarlate au-dessus

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