RENE
na te er tenge
Pom Fe mit
nous réduisait dès lors à faire cuire dans la marmite notre pemmican et à y boulanger notre pain. Au fond du ravin coulait un petit ruisseau se dirigeant au nord pour tomber probablement soit dans le Fraser ou dans la Rivière du Canot. Le jour suivant, nous franchissions la ligne de faîte du bassin de la Thompson, où nousentrions. Îl y avait là un petit lac maré. cageux, appelé sur la carte le lac Albreda et qui occupait le fond du ravin. [l paraissait avoir eu jadis pour écoulements des cours d’eau s’échappant de chacune des extrémités, comme le lac du Sommet entre les lacs Lilloet et Anderson, dans la Colombie Britanni. que; mais, à présent, l’extrémité septentrionale était bouchée par une vieille digue qu’avaient élevée es castors, et l'écoulement n'existait plus que vers le midi. Nous longeâmes ce dernier cours d’eau qu'alimentaient plusieurs ruisseaux arrivant de l'ouest,
Devant nous, s'élevait une montagne magnifique, |
remplie de glaciers et qui semblait bloquer la vallée que nous suivions. Cheadle appela cette montagne le Mont Milton. La trace pénétrait ensuite dans l’épaisseur de la forêt de sapins, où la futaie prenait des dimensions énormes. Deux troncs de thuyas gigantesques, espèce de cyprès ou de cèdre comme on le nomme ordinairement, qui s’élevaient à côté l’un de l’autre, avaient l’un plus de six brasses et demie ou de douze mètres et demi; l'autre, cinq brasses ou neuf mètres de circonférence, ce qui donnait des diamètres de trois à quatre mètres. Des sapins presque aussi élevés montaient à plus de quatre-vingt-dix mè. tres de haut. On n'apercevait aucune éclaircie et nos animaux ne trouvaient à manger que des petits rameaux et des queues de cheval 1. La route était coupée par des collines et des marais.