‹ Voyage de l'Atlantique au Pacifique [microforme]Chapitre 57 sur 93 · Prèle, en latin equisetum.— J.-B · texte numérisé non relu

Prèle, en latin equisetum.— J.-B

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Le cinquième jour après notre départ de La Cache, nous nous transportions sur la rive droite ou occidentale de la rivière; nous reconnûmes qu'elle était un affluent de la Thompson. Elle atteignait alors une trentaine de mètres en largeur, et une telle profondeur que, pour empêcher nos effets d’être trempés, sous étions forcés en la passant de mettre sur nos êtes les paquets dont les chevaux étaient chargés. Après avoir traversé deux moindres cours d’eau qui venaient de l’ouest, nous arrivâmes à une rivière profonde ayant des bords de boue molle. Elle nous arrêta assez longtemps; enfin nous la franchîmes en menant les chevaux par une ancienne digue à castor. Nous nous trouvions encore entourés de montagnes neiseuses; des hauteurs escarpées couvertes de sapins lermaient de toutes parts la vallée,

Le 25 juillet, le sixième jour depuis que nous avions quitté La Cache, en laissant le Mont Milton à droite, nous fûmes arrêtés par une grande rivière descendant du nord-ouest et joignant ici celleque nous avions suivie et qui venait du nord. Cette rivière avait une soixantine de mètres en largeur et coulait àbords remplis d'eau fondue des glaciers. A l'angle que formait le confluent, nous campâmes afin de reconnaître par où se dirigeait la piste des émigrants. Ici nous trouvâmes un de leurs bivouacs avec plus de bois coupé qu’il n’en fallait pour les feux, d’où nous conclûmes qu'ils y avaient fait un radeau et passé, à ce confluent, sur l’un ou l’autre bord de la rivière principale. Jusqu'alors nous avions supposé qu'ils avaient, sans la franchir, remonté le courant venu du nord-ouest dans la direction du Caribou ; mais, de ce côté, il nous fut impossible de découvrir aucune trace et l'Assiniboine n’en trouva pas davantage sur le bord oriental de la grande rivière où il se transporta à l'aide d’un petit radeau. Il nous

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