‹ Voyage de l'Atlantique au Pacifique [microforme]Chapitre 59 sur 93 · AR X OR 25 UE · texte numérisé non relu

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peu s’en faut, à travers des tas d'arbres tombés, avant avait fa d'atteindre la trace que nous cherchions. inscrit « Quand le bagage eut été transporté, nous nous oc. M 4e la T cupâmes de conäuire les chevaux dans la rivière au- ff mais sa dessous de la digue. Ils nagèrent jusqu'à un haut- Impo fond situé vers le centre et là s’arrétèrent. La chaleur Æaçon ti

était accablante, ils prenaient grand plaisir à rester Æ sspéré dans l’eau fraîche et à se trouver à peu près débar- épaisses rassés des taons et des moustiques. Plus d’une heure Æ chevau: s'écoula avant que nous pussions les en faire sortir, Wet cons! Nous leur lancions des volées de bâtons et de pierres. SE vière ju Nous nous adressions tantôt à Bucéphale, à Grand Notr Rouge, à Petit Rouge, tantôt à la Grise, au Sau- Mine qt

vage, au Petit Noir 1; nos attaques et nos cris res- M avions

taient sans effet. Nos bêtes, d’un commun accord, dions. trouvaient la place fraîche et agréable; elles n'y avaient WE deux k

pas de fardeaux, pas de roches, ni d'arbres pernicieux; ff autant | les coups n’y pouvaient guère les atteindre ; les gros Æ pour n mots les inquiétaient peu, et elles restaient là. Enfin, Æ£ bier, q l le jeune Assiniboine, à force de projectiles adroite- Æ arrive t k ment lancés du haut du barrage, réussit à faire perdre Æ dant, n ik à leur repos une partie de ses agréments,; elles fini- WE peu de i rent par abandonner leur station et par se diriger à la M ments il nage comme nous le désirions. sions té : Le reste de la journée eut bien d’autres mécomptes Æ d'emba | et d’autres difficultés. A la nuit, l’Assiniboine était JE état, ce 4 harassé et nous n’en pouvions plus. nous à Ce fut le même genre de pays et d'obstacles jusqu'à Æ ture su l'après-midi du second jour depuis notre départ de LE avaient

l’île. Alors nous arrivâmes à deux bivouacs qui étaient LE jeunes tout semés de bâts, de selles et de harnais. De toutes Æ chées d parts, on voyait de grands cèdres coupés ; à côté, des Nou monceaux de fragments et d’éclats, prouvant qu'on y Æ indien: barrass 1. Tous ces noms sont en français dans l'édition originale quelles = JB. qui no:

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ivait fait des radcaux et des canots. Sur un arbreétait inscrit que ce camp des émigrants s'appelait le Camp de la T'uerie. Nous fouillämes toutes les directions, mais sans y pouvoir trouver aucune trace de chemin.

Impossible de s’y tromper ; la vérité se révélait d'une açon trop grave : la bande des émigrants avait ici désespéré de couper son chemin à travers des forêts si épaisses et si encombrées; elle avait abandonné les chevaux, tué les bœufs pour s’en faire des provisions, et construit de grands radeaux pour descendre la rivière jusqu’à Kamloups.

Notre position n'était pas encourageante. Il y avait une quinzaine qu'avant de passer le Fraser, nous avions perdu en grande partie tout ce que nous possédions. Nos seules provisions consistaient à peu près en deux kilos vingt-cinq centigrammes de pemmican et autant de farine, c’est-à-dire moins qu'il n’en fallait pour nourrir six personnes durant trois jours. Le gibier, quel qu'il fût, ne se montrait guère, comme il arrive toujours dans les vastes forets. S'il eût été abondant, nous n'en aurions pas pu tuer beaucoup avec le peu de charges de poudre qu'il nous restait. Nos vêtements étaient déjà réduits en haiïllons et nous ne faisions tenir nos moccasins qu’à grand renfort de toile d'emballage. Les chevaux affaiblis étaient en mauvais état, car ils n’avaient guère pu, depuis deux mois que nous avions quitté Edmonton, trouver une nourriture suffisante; et, dans les quinze derniers jours, ils avaient été obligés de se contenter de feuilles et de jeunes pousses, en y joignant parfois quelques bouchées d'herbe des marais.

Nous n’avions à notre disposition qu’une hachette indienne pour tailler notre route à travers la forêt embarrassée qui nous environnait, et nous ignorions quelles seraient la longueur et la difficulté du chemin qui nous restait à faire. Les Canadiens, une bande de

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