‹ Voyage de l'Atlantique au Pacifique [microforme]Chapitre 85 sur 93 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

| était Vi ay, et ; DU CARIBOU A LIVERPOOL ÉLIRE ée sui |: 14

un mer

tsiommée de M. O’B. sur les chemins de la Colombie. —

à Route et diligence de Lilloet à Soda-Creek. — Logements et | mineurs. — Bateau à vapeur entre Soda-Creek et Quesnelle. | — Marche de Quesnelle à Cameron-Town. — Mines d’or du Caribou. — Leurs produits. — Vie et travaux des mineurs. | — Dîner d'adieu. — Descente du Fraser. — Retour périlleux de Lytton à Yale. — Passé, présent et futur de la Colombie … Britannique. — Pêcheries. — Bunch-grass. — Terre arable. … — Nécessité d'ouvrir une communication entre la Saskat- » chaouane et la Thompson. — Le projet en remonte aux … Canadiens français de 1731. — Conclusion. Lit 1

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Les bas fonds de l’Harrison nous permirent de voir des milliers de saumons épuisés, frétillants, sautil- Dants, à moitié à sec et poursuivis par une foule d’In- |diens, qui les perçaient à coups de javelot. En passant ar Douglas et Pemberton, par la voie des lacs et des portages, nous rencontrâmes de nouveau le Fraser 1 Lilloet, à quatre cent vingt-cinq kilomètres environ 14 "4 Vie New- Westminster et à quatre cent quatre-vingt- Un ltrois de Victoria. Le paysage de cette route, particu- | lièrement sur les lacs Anderson et Seton, a vraiment lune sauvage grandeur. De toutes parts, les montagnes s'élèvent brusquement du sein de l'eau, escar- M pées, rocheuses et stériles. A l'époque où nous les

ment. Le d un véritab Lchapeau ca et ses imm apparence ‘était ennei

voyions, elles étaient parées des teintes les plus brillantes qu'un automne d'Amérique donne à la nature.

Nous entendimes parler à plusieurs reprises, sur le chemin, de notre ami M. O’B. qui avait suivi cette route, au lieu de celle d’Yale, à son départ de Kamloups. Il avait plu à tout le monde, car il connais-

sait l’histoire, la famille, les amis, les biens et les es- MMaous ou à pérances de chacun : il savait les nouvelles les plus MMbuvait ; to récentes du canton d’où on était parti. A une ville de dans chaq la route, un certain nombre de ses nouveaux amis et iles assistan admirateurs, qui passaient la soirée avec lui, remar. Bétait un b quant l'extraordinaire facilité avec laquelle il absor- Bl'après so bait le whisky national, résolurent de le mettre sous système d” la table et le servirent copieusement. Mais, si leurs Mide temps à têtes étaient bonnes, celle de M. O'B. était meilleure ; à cœur joie et bien que, depuis deux ans, il n’eût pas goûté de li- Briodes à l’é queurs, il but verre pour verre avec ses amphitryons, BA Ici la ro sans tricherie et sans qu’on pût le vaincre. Ceux qui Bhcinq mètre: avaient conspiré contre lui, tombèrent l'un après l’au- Bidun bac, tre, insensibles, sur le plancher, tandis que M. O’B. Bremonte la restait assis, souriant et triomphant; il continuait à Ben tournoy fumer sa pipe avec sang-froid, dans sa victoire et dans teurs; par { sa solitude ! vers le nor C’est à Lilloet que nous renonçâmes au projet de Bimême nom continuer notre route à cheval, car plusieurs indivi- ftres ar de dus qui arrivaient du Caribou nous assurèrent qu'il BN Ensuite serait impossible de conduire des chevaux à Wil- Bplateau he

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Pavillon et “route s'élè Degrés du

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liam’s Creek, à cause de la neige qui avait commencé à tomber avant leur départ des mines. Nous prîmes donc des places dans la diligsnce allant de Lilloet à Soda Creek, sur le Fraser, à deux cent quatre-vingt-

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deux kilomètres de distance. Cette diligence consistait le avions, en | en un léger wagon ouvert et portait, outre nous et qui suit la un autre voyageur, environ une tonnede chargement. .

Elle était attelée de cinq chevaux, deux au timon et D | Castle

trois en tête. Le premier jour, nous allâmes ronde-

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Iment. Le conducteur Johnny était un fameux cocher,

un véritable personnage, un Yankee pur sang. Son

chapeau californien de feutre dur, avec sa forme basse

et ses immenses bords, lui donnait à nos yeux une apparence ridicule. Comme les gens de sa race, il

jétait ennemi du repos : toujours occupé, il parlait à

Anous ou à ses chevaux, chiquait, crachait, fumait ou

buvait ; toujours prêt à faire des largesses, il buvait,

(dans chaque 1naïson, deux ou trois coups avec tous

les assistants, En somme et malgré ses défauts, Johnny Métait un brave garcon. Nous devons constater que,

d'après son témoignage, il suivait ordinairement le

Jsystème d’abstinence complète et qu’il ne buvait que [de temps à autre, pour changer ; mais alors il buvait

à cœur joie !. Il se trouvait dans une de ces rares pé-

D riodes à l’époque où nous l’avons connu.

Ici la route, unie et bien faite, a souvent plus de

: anq mètres de large. Elle passe le Fraser au moyen

d'un bac, à quelque distance de Lilloet, remonte la vallée pendant une centaine de kilomètres, “en tournoyant le long des flancs escarpés des hau- “teurs; par exemple, à la vallée du Pavillon, elle prend

Fée

: Ronde, et de la plupart de ses semblables, — J,.-B.

puis elle

vers le nord-est, jusqu’au pied de la montagne du même nom, où elle franchit quatre cent soixante mè-

“tres nar de raides zigzags.

Ensuite nous poursuivimes notre chemin sur le

Mplateau herbeux, qui commence à la cime du mont | Pavillon et compte dix ou douze kilomètres. Alors, la Mroute s'élève avec rapidité et conduit en haut des È | Degrés du Serpent. Là, nous regardâmes : la des- Picente se précipitait pendant six cents mètres; nous : Avions, en pleine vue, au-dessous de nous, le chemin F oui suit la configuration des hauteurs, en décrivant

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