Cest le même caractère que celui du aétis français, La
Mie
ve
ge RO 4 Don ns ie
cette quantité de tournants et de sinuosités d'où il : inglais, Ir tiré son nom. Taillé sur le flanc de ia montagne illemands, souvent il ne complète sa largeur qu'au moyen dellines nés da poutres étendues au-dessus du précipice ; excepté au xers le soir tournants, deux voitures n'y peuvent point passer délent du rou front sans danger ; enfin il manque tout à fait de pa M: posent à t rapet qui protége les voyageurs. D: hutte n'e À cette vue, chacun spontanément offrit de mettrehose qu'ils pied à terre afin d'alléger les chevaux; Johnny s'yllig la bande refusa et nous descendit à fond de train, tandis quélroposition, le wagon, lourdement chargé, faisait, à chaque tourrent invité nant, les plus désagréables balancements. Que lei On soupe break eût cassé, ou une roue, où un timon, nous ouvertures étions perdus. Tout tint bon, comme Johnny s’y at-Buit, Les u tendait, et nous parvinmes en bas sans accident. Dur des sacs Jusqu'à Clinton, les logements avaient été asseÆlre, d'autre: misérables ; ils furent abominables après Clinton. Ldfant leurs p seule couche qu'on trouvât à partir de cet er droit étai@Mbuent ; et, le plancher des auberges ou maisons au bord de lait de rasade: route, qu'on rencontrait presque à chaque quinzain@huit, de kilomètres, et qui n'ont pas d’autre nom qu'un Chemin f. certain numérotage en rapport avec la borne don traîné p poste la plus voisine, comme la maison du cinquan4i mineurs tième ou du centième kilomètre. Nos uniques couverSisatre-ving tures rembouraient assez peu les inégalités des planM\f, Cameror ches mal taillées et nous protégeaient médiocremen@inent Camer contre les fraîcheurs des vents-coulis, qui sifflaien@iinquante : entre les ais mal joints de la porte. Une auberge, sutourt espace la route des mines, ne se compose que d’une hutte deBijement pas troncs mal équarris, formant une seule chambre. ABnt ce tem une extrémité, s'ouvre une large cheminée, et, sur unM A Soda C côté, s'élève un comptoir derrière lequel sont posétsBlour Quesn des planches, qui supportent des rangées de bouteil-Müit, était u les pleines de boissons alcooliques les plus commu-Mhce rubicoi nes. Suivant la saison, en allant aux mines ou en Mentrer dans revenant, les mineurs, hommes de toutes nations, Mblée à son
DE L'ATLANTIQUE AU PACIFIQUE 281 où il & itagne yen de té au ISser dei
de pa
linglais, Irlandais, Écossais, Français, Italiens et Milemands, Yankees et nègres, Mexicains ou hom- Dnes nés dans les îles de l'océan Pacifique, arrivent Lrers le soir par bandes de deux ou trois, se débarrasment du rouleau de couvertures qu'ils ont sur le dos, .: posent à terre et s'en servent comme de siéges, car D: hutte n'en a que peu ou point du tout. La première mettreBhose qu'ils demandent ensuite, c'est à boire. Celui ny s'yflle la bande qui se trouve le mieux en fonds fait la dis que hroposition, et le reste des assistants est ordinaire- € tournent invité à y prendre part.
Que 1e On soupe, on fume, on reboit; puis on déroule les * NousBouvertures et l'on choisit la place de son lit pour la S'y at-Bhuit. Les uns se couchent sur le comptoir, les autres
nt. Pur des sacs à farine empilés dans un coin de la chamé asseÆbre, d’autres encore s'étendent sur le plancher en metton. Laant leurs pieds du côté du feu. Enfin il y en a qui oit étai@uent ; et, dans ce cas, le jeu accompagné de jurons
rd de la: de rasades dure pendant la plus grande partie de la inZzain@auit.
qu'un Chemin faisant, nous avons rencontré un petit warne de on traîné par des bœufs et escorté par une vingtaine nquan+# Le mineurs marchant à pieu. Il contenait deux cent ouver quatre- vingt-cinq kilos pesant d'or appartenant à es plan. Cameron, Le principal actionnaire du célèbre giserement \ment Camèron, Cet or, qui valait environ sept cent Lflaic nt 'inquante mille francs, avait été recueilli dans le 8€, SUiourt espace de trois mois, et ne représentait probauîte defijement pas la moitié du produit réel de la mine dubre. ABS Jrant ce temps.
sur un ; À Soda Creek, nous avons pris le bateau à vapeur poséesh pour Quesnelle. Le capitaine Done, qui le commanouteil- p Hdait, était un compagnon fort sociable. guilleret, à la pmmu- Mfice rubiconde, au maintien majestueux. Il nous fit ou En Mentrer dans sa cabine, qui était la seule chambre meu-
tions, jolée à son bord, ct, tirant une boîte de cigares, il or-
EE
‘ \, de fl
en
ie
donna de préparer immédiatement un carafon de brandy cocktail et nous engagea à nous mettre à notre aise. Tous les quarts d’heure, nous étions invités, par le nègre qui tenait le comptoir, à venir boire avec le capitaine et avec /« foule, comme on appelle la compagnie des passagers. Un refus aurait passé pour une insulte, et il nous fallut recourir à toute notre habileté pour échapper à ces invitations continuelles. Il n’y avait qu'une excuse qui püût être admise : celle qu’on venait de faire un repas, car un Yankee ne boit jamais que quand il est à jeun, et, aux mines, les coutumes et les mœurs des Américains règnent en souveraines. Le bateau à vapeur coûtait soixante-quinze mille dollars, c'est-à-dire trois cent soixante-dix-sept mille francs, parce que les chaudières et l’ensemble de la machine avaient été apportés à dos de mulets de trois cent vingt-deux kilomètres de distance.
Au confluent de la Quesnelle, nous jetimes sur nos
épaules notre rouleau de couvertures et nous partîimes f
à pied pour William’s Creek, Le chemin, qui venait d’être ouvert à travers les bois pour le transpot: 4es paquets, était fort raboteux. Les souches des arbres abattus tenaient encore au sol et le piétinement incessant des mules avait converti en un épais lit de boue les espaces qui s’étendaient d’une souche à l’autre. Le terrain gelé s'était couvert de plusieurs centimètres de neige, qui, en partie fondue, rendait le chemin gras et glissant. Nous choppions au milieu des trous de boue durcie et nos grandes bottes à genouillère eurent bientôt meurtri nos pieds au point que, dès le second jour, nous étions à peu près hors d'état d'avancer. Nous eûmes la chance de trouver une paire de bottes élastiques, c'est-à-dire faites en caoutchouc, à l’usage des mineurs qui travaillent dans l'eau. On les avait abandonnées au bord du chemin.
Elles rem et nous P ment co montait p teurs gar n'ayant d étroits. E région de d'abord r Thompso peuplés dé avait qui retenus di jour, nou:
davres, et maux qui paisseur d etles per Le soir à Richfiel fuent de nouveaux qu'à Cam C'est là q connût a fond de | Creek, es troncs d'a times ain nos bagag chemin p d'abord; bou.
Willia:
découvert Compagin
fon de ettre à 18 inviir boire appelle t passé à toute S contiêtre ad- Car un | Et, aux ricains coûtait Dis cent
chauapporomêtres
sur nos !
artimes i venait 01 ” es arbres ent in- ; lit de uche à usieurs idait le milieu S à gea point ès hors rouver ites en nt dans hemin.
Elles remplacèrent nos bottes à l'écuyère si génantes, et nous pûmes lutter, grâce à elles, moins péniblement contre les difficultés de la route. Cette voice montait peu à peu, passant le long des flancs des hauteurs garnies de sapin et qui se suivaient de fort près, n'ayant dans leurs intervalles que les ravins les plus étroits. En fait, nous venions de rentrer dans cette région de montagnes et de forêts que nous avions d'abord rencontrée dans la vallée supérieure de la Thompson septentrionale. Les côtés du chemin étaient peuplés de carcasses de chevaux et de mulets. Il y en avait qui restaient debout comme ils étaient morts, retenus droit par une boue profonde et gelée. Chaque jour, nous passions auprès d'une vingtaine de ces cadavres, et il y en avait des centaines d’autres, d’animaux qui s'étaient détournés pour mourir et que l'épaisseur de la forêt dérobait à nos yeux. Les martres et les perdrix des bois étaient abondantes.
Le soir du troisième jour de marche, nous arrivâmes à Richfield, qui est à plus de cent kilomètres du confluent de la Quesnelle. Suivant le conseil d’un de nos nouveaux amis, nous poussämes par Barkerville jusqu’à Cameron Town, plus bassur le même cours d’eau. C'est là qu'on exploitait les plus riches mines que l’on connût alors. Il faisait déjà nuit. Nous suivions le fond de l’étroit ravin dans lequel coule William’s Creek, escaladant les conduites d'eaux (/7Zumes), les troncs d’arbres et les tas de rebuts. Nous nous éreintâûmes ainsi pendant trois kilomètres avant de déposer nos bagages à l'hôtel Cusheon. Nous avions suivi un chemin plus détourné que nous ne nous le proposions d'abord; mais enfin nous avions pénétré dans le Caribou.
William's Creek tire son nom d'un de ceux qui l'ont découvert, de William Dietz, Prussien, qui, avec son compagnon appelé Rose, Ecossais, a compté parmi
les pionniers les plus hardis du Caribou. Ni l’un n8 é grossir ; l'autre n'a tiré aucun profit de la découverte de ce den: ( ruisseau, le plus riche peut-être qui existe au monde. BN es blocs Lorsqu'une foule de mineurs s'est abattue sur ce tré- Mieux aé sor, ceux qui l'avaient trouvé s’en sont allés chercher MM née. IL s’ d’autres gisements. L'Ecossais, après avoir disparu MN été déco quelques mois, a laissé son corps au fond des déserts, sur leur où quelques mineurs qui faisaient un voyage de dé- fi Lightnin couverte ont fini par le retrouver. Auprès de lui, sa grand no tasse d’étain était suspendue à une branche d'arbre ; fn À chaîne a elle portait écrits avec la pointe d’un couteau le nom BN rayonne de l’aventurier et ces mots : « Je meurs de faim.» ha Mont: Quant à William Dietz, il rentra pauvre à Victoria, à ' | On suppc et, abattu par une fièvre rhumatismale, il vivait def est en cet charité à l’époque où nous y étions. ses riches Le Caribou est le district le plus riche de la région ° mais évi aurifère dans la Colombie Britannique, et c'est là que 8 enfouies se sont surtout fait sentir les révolutions géologiques. En Lqu'on a Figurez-vous une mer de montagnes et de collines re- B \ymbie B couvertes de sapins. Les premières vont jusqu’à deux Bn :n riches mille et même deux mille cinq cents mètres, entourées Bi vail des par un confus amas des autres. Partout le sol a été #N jour des agité, au point qu’excepté le fond des étroits ravins, En |gentifère cavés entre les collines, on y trouve à peine un pied de B# des mine: terrain uni. Les diverses couches y sont redressées de IN fouilles à champ, et les lits des cours d’eau sont portés sur les 5 le Caribe ciraes des hauteurs. Autour de ce centre des richesses d. Les gr rejetées des entrailles de la terre, la branche princi- # h | des mine pale du {raser s'enroule en un cours semi-circulaire; M montagn elle en reçoit par de nombreux tributaires l'or que M grands © contiennent ses sables. «| dent ext C’est en effet sur les bancs de sable du Fraser infé- M et des a rieur que le premier or a été découvert sous La forme M
1] goureux d'une poussière très-fine. Les anciens mineurs de la M depuis o Californie ont remonté le Fraser en y lavant l'or du- À rant six cents kilomètres, voyant le grain toujours M :;.Lat
: il *
ss
en M he ln ct
qe
i l'un n1$ 4 grossir ; puis ilsremontèrent les petits affluents qui des- ÿ a
te de ce SM endent du Caribou. Ici on trouva des pépites d'or et + LAN
1 monde, L des blocs de quartz aurifère. La chasse au métal pré- i {jl r ce tré- BMrcieux a été portée à l'extrême; mais elle n’est pas termi- RE chercher L née. IL s’en faut que toutes les veines de quartz aient { ; disparu NN été découvertes ; on n’en estencore qu'aux conjectures ts 14
+ Tomtom
S déserts, Bsur leur situation probable. Les torrents ou creeks e de dé- BN Lightning, Antler, Keighley, Williametautres en assez le lui, sa grand nombre, prennent tous leur source dans une L d’arbre ; "chaîne appelée les Monts Chauves et, pour la plupart, r ü le nom ;: rayonnent autour de la base d’un de ces monts, appelé
pet HDi me moggae de dm à mn
; faim. » Bla Montagne de la Raquette (Snowshoe Mountain). } Victoria, | On suppose que la matrice, ou plutôt la gangue de l'or, + A Vivait de Best en cet endroit. Il se peut que la plus grande partie de LE
ses richesses ait été entraînée par les eaux des torrents, gs | !
la région PA mais évidemment des sommes énormes sont encore + fi st là que B enfouies dans les entrailles du rocher. Aussi, dès : 4 eau} qu’on aura découvert les veines quartzeuses, la Coines re-
… lombie Britannique pourra rivaliser avec la Californie u’à deux Ph, en richesse et en stabilité. Dans ce dernier pays, letrantourées | … vail des moulins, qui par centaines écrasent chaque sol a été hi jour des milliers de tonnes Î de quartz aurifère et ar- À s ravins, fu gentifère, a prouvé combien ce genre d'exploitation Ft: Î4 2 pied de M des mines est plus productifet plus assuré que celui des | ssées de 4 | fouilles à la surface, qui, jadis, comme à présent dans .ii\ 0 sur les PA le Caribou, ont fourni là tout l’or qu’on en tirait. DUR | richesses : Les grands désavantages qu'offre ce pays au travail (F2 > princi- M des mines consistent dans sa nature même : dans ces #t culaire; M montagnes et ces épaisses forêts, qui forment les plus l'or que M grands obstacles à des recherches suffisantes, et ren- 4 dent extrêmement coûteux le transport des provisions ser infé- M et des autres nécessités de la vie: dans ce long et rila forme M soureux hiver, qui empêche de travailler aux fouilles L de la A depuis octobre jusqu’à juin ; enfin dans le bouleveror du- #
LOUJOUIS MT ;, La tonne anglaise vaut 1015 kilogrammes. — J,-B,
sement géologique lui-même, qui, tout en étant 14 |
cause incontestable de la richesse de la région, rend fort incertaine ou au moins très-difficile l’exploitatio des filons. Les deux premiers seront atténués promp tement, c’est-à-dire dès que le pays aura été éclairci dès qu’en y aura fait des routes et dès qu’on aura employé la vapeur au desséchement des puits d'ex traction. Il n’y a donc de fort sérieuses que les diifi cultés présentées par le tracé des filons ; encore la re cherche en sera-t-elle plus facile à mesure qu’on con naîtra mieux la constitution géologique du pays. Jusqu’à présent, les changements qui ont eu lieu sur 1: face de la contrée ont toujours renversé les calculs les mieux fondés. Il faut compter sur la chance. Souvent un mineur mettra des semaines à creuser son puits de neuf à douze mètres de profondeur, sans rien trouve au fond pour l'indeniniser de ses peines ; tandis que son voisin, au-dessus ou au-dessous de lui, se fera peut-être vingt-cinq mille francs par jour. Ceux qui ont de la chance, qui sont dans une bonne veine,
comme disent les mineurs, font souvent de grandes
fortunes au Caribou dans un espace de temps incroyablement court f.
Le produit extraordinaire des mines du Caribou peut être évalué pa: ce fait, qu’en 1867, l’ensemble des colonies de la Colombie Britannique et de l'île Vancouver a été presque entièrement défrayé par l'or recueilli seulement à Antler Creek ; et que, depuis lors jusqu’à la présente année, ou pendant quatre ans sans interruption, la production de William’s Creek a suffi à plus de seize mille personnes, dont quelquesunes ont quitté le pays avec des fortunes considéra-
1. Il sera curieux de comparer ces récits avec les détails que
M. L. Simonin a insérés sur l'exploitation des mines de ln
Californie, dans le Tour du Monde, 1862, I, — J.-B,
les. Et cepe bavin, expio Longueur, et Mineurs ma “lupart des « nent ils se s Du hasard.
D) Parmi les leuses que Pp Liaim Cunni brès dix mil t qu'un au norme de « bpit cent mi him Camer ire, a prod } L'opulenc nent dissipé L1 chance, s
dépasse l’am alage l’entr
s d’or de rendit à foule préset “venir à bot maître du c ls passants Mlsait pas, et 1Danscet em porter et di
es. Et cependant William’s Creek n’est qu'un étroit ( hivin, exploité sur trois ou quatre kilomètres de sa Mongueur, et même de la façon la plus primitive. Les mineurs manquent du secours de la vapeur et de la LE | upart des outils nécessaires à leur profession : vrai- L |
ant |# ; rend itatio Dromp Clairci
emma tem
DT nu me © To
nt tt re Ta M ni mddie Pass
PRE me onde rs
auranent ils se sont contentés jusau’1ci d'égratigner le sol x 3 5 d'ex 4 2 hasard. + es dif Parmi les nombreux exemples des richesses fabu- {: if > Ja re-Meuses que procurent ces fouilles, on peut dire que le |: (0 in con-Méaim Cunningham a, l'un dans l’autre, fourni à peu 4, (PS s. Jus-Mrrès dix mille francs par jour, durant toute la saison, th f \
sur 1aét qu'un autre, le claim Dilion, a donné ia somme { 14 uls lesMfinorme de cent deux livres pesant d’or en un jour,
ouventioit cent mille francs. Un espace de trente mètres du ii
. ° . CN | 1 st uits deilaim Cameron, qui appartenait à un autre proprié- {11 rouverfuire, a produit 600 000 francs. | ” M | | lis quel L'opulence ainsi rapidement acquise est générale- 14
se ferai hnent dissipée aussi aisément. Le mineur, qui a eu de ux qui 1 chance, se hâte d'aller à Victoria ou à San-Franveine, à isco semer son or dans l’état où il l’a obtenu. Fien randes| n'y est trop cher pour lui ; aucune extravagance ne F icroya- fi Llépasse l'ampleur de ses hitaislés. Son amour de l’é- 1 WIR “alage l’entraîne à mille folies, et ses excentricités in- | aribou Brombrables procilament le peu de cas qu'il fait de l’ar- MR: semble Net. Un jour, un mineur qui, au bout de la saison, s’é- At 1 de l’ileBait trouvé possesse'rr de cent soixante à cent soixante- ll ar l'or Blquinze mille francs de dollars, remplit ses poches de piè- là depuis & Vlces d’or de vingt dollars (66 fr.), descendit à Victoria, 1h tre anshie rendit à un comptoir et régala de champagne la Creek à Moule présente. Comme la compagnie ne pouvait pas elques- à “venir à bout de consommer la provision entière du sidéra- Mnaître du comptoir, on fit venir du renfort en obligeant les passants à entrer. Cependant la provision ne finis- | ait pas, et personne ne pouvait plus bcire davantage. aile que D Danscet embarras, l’ingénieux mécènecommanda d’ap-
s de la é:
{porter et de remplir tous les verres que possédait l'é-
tablissement. Puis, levant son bâton, il jeta à terre les rangées de verre que supportait le comptoir. Restai
encore un panier de champagne ; il fut ouvert, rangé sur le plancher, et notre homme se mit à sauter dessus en écrasant les bouteilles sous les talons de ses fortcd bottes, non sans se blesser gravement à ce qu’on as
sure. Donc le champagne était écoulé ; mais le mi
neur avait encore une poignée de pièces d’or à sa dis
position. [1 marcha droit à une grande glace, valan
plusieurs centaines de dollars, et qui ornait une des extrémités de la chambre. Il lança contre elle une pluie de lourde monnaie et la brisa en morceaux. Le héros de cette histoire retourna aux mines le prin4 temps suivant, n'ayant plus un sou vaillant et, lors de notre arrivée, il y travaillait en qualité de simple ouvrier. Un tour d’un des Californiens qui avaient le plus de succès peut servir de pendant à celui que nou
venons de raconter. A l’époque de sa gloire, il avait l'habitude de remplacer les quilles en bois du jeu de boule par des bouteilles de champagne pleines, et s’amusait fort à les briser l’une après l’autre à la grande satisfaction de ses compagnons et surtout du marchand.
Nous étions fort mal logés à l’hôtel Cusheon. Pour coucher, nous avions une couverture étendue sur le plancher d’un grenier ; mais les essaims de poux qui infestaient l'endroit y rendaient le sommeil presque impossible et nous faisaient vivement resretter le doux gazon de la prairie ou la mousse des bois. La nourriture se bornait à des biftecks, du pain et des pommes séchées, était mal assaisonnée et coûtait horriblement cher. Pour cinquante sous, on n'avait que quatre cent cinquante-trois grammes de bœuf ou de
farine, ou un verre rempli d'autre breuvage que l’eau ; à: rien, pas même une boîte d'allumettes, ne valait moins de vingt-cinq sous. Avant d'arriver à William's
reek, nous ur une bo | On ne vo Prmplace. E Mac d'où il ti Mhaque paic P, Dans les P'own, la b kelle la coud it rocheux Pnètres au-d Buits à la p Mans un sea ne longue long tom; « barres paral
Pru travers d
\iu faux fon
payante n'e Mix centimè
équemmen Mioit en est s
1, Ce mot Join, — J,-B.
terre le Mreck, nous payâmes six francs vingt-cinq centimes Restaigour une bouteille de bière forte.
(, rangé | On ne voit guère ici de monnaie : la poudre d’or la r dessu remplace. En conséquence chacun en porte un petit s forte@auc d'où il tire la quantité requise et qui est pesée à 1'on asMthaque paiement.
le mi Dans les mines que nous visitimes à Cameronsa dislown, la boue payante (pay-dirt), comme on ap- , Valan@telle la couche d’argile et de gravier qui repose sur le ane dedit rocheux et qui contient l'or, était à dix ou quinze
lle undnètres au-dessous de la surface du sol. On creuse un aux. Ldbuits à la profondeur nécessaire et la boue est montée e prinans un seau qu'enlève un treuil. On la verse dans
et, lordne longue boîte, appelée la boîte à surprise ou le simpldhong tom; cette boîte a un faux fond, composé de aient leharres parallèles laissant entre elles d’étroits espaces;
ue nous} est élevé de quelques centimètres au-dessus du vrai il avaith Pond, qui a plusieurs traverses de bois. Un courant jeu deBeau est apporté, quelquefois de très-loin, par une ets'a-B rie d’ auges, nommées /Zumes ; il tombe dans la boîte grande surprise d’un côté et s’en échappe de l’autre par un u mar-Béecond système d’auges. A mesure que la boue est rersée, un homme, armé d’une grande fourche à plu- . Pour leurs dents, l’agite sans s'arrêter, et en retire les plus e sur leBrrosses pierres. Le sable fin et la terre sont emmportés pux qui 4 bar le courant; mais l’or, qui est plus pesant, tombe presque travers des vides laissés entre les barres parallèles tter leh Lu faux fond et est arrêté, dans le vrai fond, par les ois. LaBarres transversales qu’on appelle rifle 1. La boue et desp Mayante n’a ordinairement pas plus de quatre-vingtait hor-Biix centimètres à un mètre cinquante d'épaisseur. Conait que Pliéquemment les galeries des mines sont fort basses; le f ou de Mliit en est soutenu par des troncs mis debout, qui supe l’eau ; à valait
iliam's 4 1. Ce mot est pris dans une autre acception, un peu plus
dloin, — J,-B.
LEA, 34 un
me 00 a no
D ne mue ol le mél dt
mnt à
ét crie
portent des poutres de traverse; l’eau en est épuisée au moyen de roues à seaux qui font la chaîne. L'hiver, ces engins deviennent parfaitement inutiles et se recouvrent d'énormes glaçons. Nous en vîmes encore deux qui fonctionnaient et qu'on tenait en état en les garantissant par un toit et en allumant des feux. Nous eûmes aussi la chance de trouver en pleine activité les claims Cameron, Raby et Caledonian, qui sont trois des plus riches de William’s Creek. Nous y descen
dîmes avec quelques-uns des heureux propriétaires; nous rampâmes dans ces galeries fort semblables à des égouts, lavant pour avoir de l'or ou dépouillant les ri ches poches qui se sont formées sous quelque caillou Parfois nous pouvions distinguer le jaune scintillement de l'or; mais, en général, il n’est pas perceptible, même dans la boue la plus précieuse. M. Steele, du clai
Cameron, eut l’obligeance de nous montrer les livres de la compagnie; ils établissaient que le produit jour
nalier d’un puits variait de 40 à 1 12 onces, c’est-à-dire de onze à vingt-neuf kilos, et, comme 1l y en avait
N Quand Creek, n un moin etquiset Les trava
D plus rich
et plus a
transport
L'or de L
Dcelui de !
Avant c oublier de rat et cor ls mineu.
luge, con
Nankees, devant lui plaideurs dants égal beaucoup
trois, le rendement total de la semaine montait degieures ag
cinquante à cent vingt-cinq mille francs. Mais les dé-{
penses fort lourdes exigeaient trente-cinq mille francs par semaine. La principale était la solde de quatrevingts ouvriers qui gagnaient de cinquante à quatrevingts francs par journée.
A midi, chaque jour, on vide les boîtes et on retire l'or, qui y reste toujours mélangé d’une certaine quantité de sable noir. Au lavage d’un seul puits du claim Raby, auquel nous assistâmes, l’or remplissait une des boîtes d’étain dont on se sert pour les conserves et
qui contenait environ cent treize grammes ou la va-k leur de vingt-cinq mille francs pour quinze heures del
travail. Dans cet or, se trouvaient des shillings et des quarts de dollars, tombés des poehes des ouvriers et retrouvés dans la boîte.
Il ne ser le somptu
notre dépe
avait chois
le l'hôpita Un le dérol
uspendu a josbif, de
lu champ:
issez mélée liale aisand