LLVR£ XIV, CHAPITRE VI
leiinîte du dimanche, qui était en même temps lagrypnie ou veille (le ia panégyrie de SS. Constantin et Hélène.
Agladocambos, que je pus examiner, s'élève par étages au penchant de deux montagnes boisées , entre lesquelles il est situé. Sa population est grecque et gouvernée par des codja-bachis. Peut-être qu*on trouverait dans cet endroit les restes d'Hisies, où les habitants d'Argos vainquirent les La cédémonrens en champ-clos. Gomme le ciel s'était épuré, les Albanais, de qui nous dépendions, voulurent partir pour se rendre à Lerne, qui était le terme de notre journée*
Nous suivîmes pendant une heure un sentier tracé sur les montagnes, qui ne sont couvertes que de lauriers, de myrtes et de. romarins. L'odeur qu'ils exhalaient après la pluie nous embaumait. Bientôt nous eûmes une vue de la mer, et nous ne tardâmes pas à plonger sur l'étendue entière du golfe d'Argos , au<»delà duquel nous distinguions ÏNauplie et le cbaLeau de la Palamide. Au bout d'une seconde heure de marche, nous descendîmes dans un vallon presque inculte : comme nous demandions où était Lerne, on nous fit voir une tour ruinée bâtie au couronnement d'une montagne. Nous nous dirigeâmes de ce coté, et nous y arrivâmes longtemps après le coucher du^ioleil. Nos guides se reconnurent aux lumières d'un village bâti sur ta montagne, et un d'eux étant allé chercher la clef du khan , nous y passâmes ia nuit sur les planches, en proie aux moustiques et aux insectes qui foisonnent dans les caravansérails de la Turquie, que les conteurs des mille et une nuits seuls ont pu représenter comme des palais enchantés.
VOYAGE DE LA GRfeCE.
lienie ou Milos se compose de la réunion d^iine Iren*
taine de maisons adossées au raont Pontin dans un aspect oheatai. Cette moiitague, citée dans rantiquité^ est de nature calcaire, et très -propre à absorber Ttau, ainsi que l'avait observé Pausaiilas. On pourrait peut-être y retrouver les d/ébris du temple de Minerve Saîtide, maU Ib bois qui en faisait Tomement a di&paru. Sur k route d'Argos, on voit maintenant un parc environné de mur», renfermant un verger délicieux et une maison appaitenant à un Turc des environs, ainsi que des cbamps labourés.
L'étang de Lerne, par où la fable prétend que Bacchus descendit aux enfers pour en retirer Sémélé, est situé à peu de distance du khan où nops avions passé la nuit. Néron, qui le visita , essaya dVn mesurer la profondeur sans y réubbir, quoiqu'il employât plusieurs &tades de corde auxquels était attaclié un plomb : Je pense qu'on serait plus heureux de nos jours, si on voulait satisfaire sa curiosité sur ce point. Il était, au moment où je le vis, couvert de goélands, de martius pécheurs et de cormorans. Près de ses bords croissent des glayeuls , des rubans d eau , des joncs , et une infinité d'herbes qui ne permettent pas de déterminer précisément ses limites. Un ruisseau qui sort de son bassin va se jeter dans le golfe d'Argos, après avoir fait tourner quelques moulins, et tout me porte à croire qu'il doit être poissonneux. Les habitants prétendent que son eau donne la fièvre; il est probable qu'ils eotendent par là Tusage habituel qu'on en ferait, car j'en ai bu sans y trouver aucun gout marécageux ; et je crois même qu'elle est aussi pure que celle d'aucune autre
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source, car les vaisseaux qui relaclient aux moulins y font leurs provisious d'eau saas s'embarrasser de riiydre, des fièvres et des mauvaises qualités qu'on lui attribue.
agIÔ VOTAGE DE LA GR^GE.