ARCADIE SEPTENTRIONALE
Stymphalide.^Mont Myrmingo-Loogos. — ^Villages de Sootioî et de Condila. — Amilos. — Chemin de traverse eotre TiicaU et TripoUtza. — Lac Stymphale» roainteDant appelé Zaraca;
ses sources Distinction des deux villes de Stymphale. —
Aqueduc d'Hadrien. — Oouffie de Zaraca. — Alea , on Lavra. — Tricrènes, ou Castagna. — MoutGéroate. — Vallée de Phénéoo. — Rivière de Carya, ou Aroanius. -—Arrivée au monastère de Saint-Georges. — Médailles.
Salut , 6 bocages de lArcadie , terre chérie des dieux! Montagnes , asile des Oréades, vallons aimés des pasteurs , plateaux odorants où Pan (f), les dryades et les nymphes folâtraient aux chants de la bucolique innocente; sombres forêts qui couvrîtes de vos voiles mystérieux le cortège puclit^iie de Diane; salut! Et moi aussi/ ai vécu dans r^rcadie! Je me plairai toujours à redire ses sites enchanteurs, ainsi que la beauté naïve des Arcadieunes, aux yeux célestes et aux
cite par Athénée. Ota ^ vh* f^pu t&iXt* Tobç ^touc* t« d*xa.
Athev. , Deipnasoph.^ lîb. III, c. a.
Pan d«iu Arcadiae venit quem vidJuius ipsi.
Son culte avait été apporté d'Égypte en Areadie après la guerre de Troie. Hkhûdot., lib. 11,^ c. i45.
3l/| VOYAGE DE LA GRKCi:.
biuudes ghevelures, qui ne le cèdent en fraidieur qu'aux nobles filles de la vieille Angleterre. Mes premiers souvenirs de la Grèce datent du temps où je fus captif à Tégée. Jetais jeune alors; et ma téte^ quoique devenue chauve comme les cimes du Ménaie, mais pleine de souveuirh, ne nVe permit pas de revoir ses croupes poétiques, sans une émotion mêlée de tristesse«
L»es A rcadiens se regardaient comme le plus ancien peuple de la terre, et ils prétendaient que leurs aïeux étaient établis dans les vallées de TErymanthe et du I^don, avant que la lune eût marqué son cours dans le ciel ( i ). Xénophon , sans rapporter cette tradi* tion, se contente dédire qu'ils étaient la seule nation de la Grèce à laquelle iii fût permis de se vanter d être indigène; et c'est encore aujourd'hui la partie de la presqu'île où l'on retrouve des mœurs [)astorales et une physionomie historique. Éloignées de la mer et de toute communication étrangère, les peuplades du mont Cjl-
(i) Les Arcadiens se regardaient comme autochikones , et qiiî pins est, comme i)rosélémtes,c*csNii-dire nés avant la lune. Ovide, CM j i irlant d'eux , a dit : Lu/ià f;eRs prior illa fuit, Fast. , lil>. II , y. 290. Pélasgiis fut le premier roi d*Arcadie, il apprit aux habitants à se bâtir des cabanes. Hésiode et Hérodote les disent atitochdioues (Herodot., VIII, 553).
Marciao., p. aa.
Et nés avant la lune, Apollon. Argonaul, lib. IV, v. 264 et seq. Le même auteur dit que cette qualification veiiiut [îrobaijltnicnt de ce que Endymion fds d'i£thlius, qui fut un de leurs chels, avait le premier calculé le cours et les phases de la lune ( Ibid. V. 58 et a64 }.