‹ Voyage de la GrèceChapitre 120 sur 224 · LIVRE XV, CHAPITRB V · texte numérisé non relu

LIVRE XV, CHAPITRB V

traversâmes pour arriver à la fontaine Carita, station des voyageurs et rendez-vous des bergers, qui ont leurs campements dans les gorges du mont Panachaïcos, En

examinant le territoire, je vis que la source près de laquelle nous nous étions arrêtés donne naissance au Bolineus, qui coulé près du khan de Lambirda'Am' bélia. J'apercevais , à travers une ouverture des montagnes, le port de Calydon et les montagnes de l'Étolie, qui formaient le fond de mon point optique.

Comme nous partîmes dès que nos chevaux se furent reposés, nous longeâmes pendant un quart de lieue les coteaux de Mitopolis, avant d'entrer dans un (Jofilé creusé entre des sommets, qu'on suit pendant trois milles pour arriver au faite du mont Panachaicos. Nous découvrîmes aussitôt le promontoire Araxe, qui se présente en forme de trident ; Zante, Ithaque , Céphalonie, les cotes de l'Etolie et de l'Acarnanie jusqu'à Leucade. Nous laissâmes immédiatement sur la gauclic le sentier qui conduit au monastère d'Omblos, pour prendre une rampe smueuse entrecoupée de terrasses semhlahles aux paliers d'un es» calier, qu'on trouve placées à des distances presque égales jusqu'au bas du mont Panachaïcos. Nous arrivâmes ainsi d'étage en étage au pied des montagnes dans lesquelles nous n'avions pas cessé de marcher depuis Argos; et au bout d'une lieue et demie de chemin en plaine, nous entrâmes à Patras.

VOYÀG£ J>£ LA GllÈC£.

Page 1