CHAPITRE VL
Hiver de iSi6. — Passage de M. et Liston à Fatras. — Arrivée du roî de Suéde Gustave-Adolphe dans cette villc« — Voyage de S. A. R. la princesse de Galles, reine d'Angleterre, à Athènes et h COrinthe Changement de vîsir. — Peste de
l'Arïa. — Mon frère se rélugio enMorée. — Préparatifs pour mon voyage dans l'Élide. k
L'hiver ne s^annonce point dans la Grèce pav le deuil de la nature , précurseur des frimas et des neiges.
A peiae les premières pluies de l'autoinue ont-elles tempéré les chaleurs de Tété, que tout reprend une vie nouvelle. Les fièvres cessent, les hommes et les animaux retrouvent leurs forces abattues par la chaleur, les herbes et les plantes halées renaissent. La terre se couvre de fleurs; l'amaryllis, les crocus et des myriades de plantes automnales diaprent les vallées des plus riches cou- Heurs. Les feuilles des arbustes reverdissent; et c'est seulement après le solstice d'hiver i|u'un doux sommeil vient engourdir la nature. Alors les ouragans, qui suivent dans d'autres parages le lever de la constellation de l'Aigle (i), bouleversent les forêts de rArcadie; les tonnerres y qui se réveillent dans le sein .des nuages, répandent des torrents de pluie ; et c'est la ce qu'on noiunie l'hiver pour les plaines et les vallons du Peluponèse (2).
Cette température régnait depuis quelques jours, et
(i) rq)'€z Calendrier des pontifes.
{%) Uippocrate désigne ces hivers doux par le nom de (u- {duêptft, parce que c*est un mélange de jours pluvieux et sereins.