‹ Voyage de la GrèceChapitre 128 sur 224 · LIVRE XVI, CHA.PITnB I · texte numérisé non relu

LIVRE XVI, CHA.PITnB I

rÉIide proprement dite, farine le coli de Gastounl; l'enclave de Pyrgos occupe le Cœié ; Miraca remplace la Pisatîde, où fleurit Olympie; la Triphylie appartient au canton de Plianari ; et celui d Arcadia renferme le territoire des Cauoones , que je crois être le canton actuel de Soulima.

C'était dans ce nouvel ordre de choses que j'allais visiter TÉlide, lorsque je sortis de Fatras, au mois de juin 1816, pour me rendre à Pyrgos, où j'avais rendez-vous avec M. Cartwright , qui elait parti depuis quelques jours pour Tripolitza. Après m'être reposé pendant Ja chaleur du jour au khan de Gato-Achaîa , sous la fcuillée épaisse d'un saule pleuieui qui ouibrage la cour, je nie remis en route vers les deux heures après midi avec ma petite caravane. Nous avions fait environ un demi-mille à l'occident, lorsque nous gueàuies la rivière des SS. Apôtres ^ qui tombe dans le golfe de Fatras; et nous tournâmes aussitôt au midi. Savais au nord la chaîne du Mavron-Oros, qui se trifurque pour former les pointes du cap Papa, et à l'orient, les inameions hoisés de Fliarès , lorsque nous entrâmes dans la plaine de Bacouma. Je cherchai inutilement des ruines sur ce plateau, parcours d'hiver des Alba^ nais Zambatéi, qui ont succédé au xMolionides(i,) dans

Son grand diamètre est compris dans le parallèle de l'embou-^ chure de l'Alphée, jusqu'au confluent du Ladon ave&ce fleuve, qui est de neuf heures et demie de marche. Ënfin sa petite dimenakin est dans la Triphylie « où elle varie entre un mille et deux lieues de rayon.

(i) Célèbres partisans trAiij^ias, qui rt'i;iialt à Toccidcnt du mont Olcnos. Diod. Sic, [ïb, IV, § 33 j Paus. , lib. V, c. 2; Aj)oiliKlor., liv. 11 , c. 7, S a.

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cette fiartie du Péloponèse. Je ne vis que leurs cabanes en clayonnage recouvertes de chaume , qui étaient

abandonnées, ïétè les ayant rappelés avec leurs troupeaux de porcs et de moutons dans les hautes montagnes de l'Achaie. J'avais, à la dislance de huit milles à gauche par sa base (7rpup.vcl>p6ut), la partie du mont Olénos appelée Zambatéica; et je me trouvais par conséquent dans le territoire des Dyméens, qui embrassait un espace de cinq lieues d'étendue, dans ses diP férents diamètres, entre l'Âchaiie et l'Élide (i). Je ne pouvais pas découvrir la mer extérieure, et mon horizon était borné au midi par des rideaux de chênes entremêlés d'arbustes odorants. Je fis une lieue au milieu des forêts pour arriver à une chapelle ruinée , ou je remarquai des mai hi es [)rovenant d'un édifice qu'on croit avoir appartenu au temple des douze dieux, au sujet duquel je ne pus obtenir aucuns renseignements pré* cis. En revanche, mes guides me prévinrent que c'était un poste de voleurs ; et ils m'eogagèrent à le quitter , dans la crainte de quelque rencontre ficheuse. Nous en partîmes donc; et à peu de distance, nous entrâmes dans une campagne couverte de vastes plantations de coton et de mais. Les arbres s'edaircissaient, la plaine se dégageait ; et après un quart de lieue de marche ,

(i) Route par distances depub le village de Cato-Achau jusqu'au cap Pâpa. A une heure quarante min. à l'ouest, on tronre des mines qu'on croit être celles de Dyme. t5 nûti. autres m-

tiges de constructions i5 min. cabanes, forêts de chênes valloiiiens. 7 mm. Caravostasi, village. 5 min. êt^Iise, source. 2. min. rivière. lo min. chapelic. 7 min. lac, pêcheries, cap Papa à droite. 18 min. château .sur une émincnce , murs mai bâtis, c'est probablement ce que Spon appelle la tour du Pape. Total jusqu'au promontoire Araxe, S heures de ro^te.

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