CHAPITRE IV
pyrgos. — Écoles tenues dans 1rs églises. — Ruines de Lérrinus. — ^Embouchure de l'Alphée. — Emplacement du temple de Diane Alphéeiine ou Alphéionie* — Bac d*Agolinitza. — Pêcheries. Population. — Revenus pardculien du coli de de Pyrgos. — Arrivée de M. Cartwri^t , consul de S. M. B.
pyrgos n'était, il y a cinquante ans, qu'un amas (le cabanes en clayonnage couvertes de roseaux , groupées auprès dune tour; et Cliandler prétend que ce fut à cause de ce donjon que le village prit le nom quil porte maintenant. Les choses ont bien changé depuis ce temps : de vastes et belles maisuns uuL remplacé la cabane du pauvre; et Thumble hameau de Pyrgos est maintenant la plus belle ville de TÉlide. L'air, plus salubre que celui de Gastouni , y a atliré la iiiajeure partie de sa population grecque, qui a été suivie du métropolitain, auquel le patriarche a permis de joindre aux titres canoniques d'Oleiios et de Gastouni, qu'il portait, celui de Pyrgos. Enfin ragncuiture et le commerce ont fait de la majeure partie des habitants de Pyrgos des négociants renommés dans la province et^ à l'étranger.
La ville^ elle mérite ce nom , bâtie sur une émi-
nence , où Ton a trouvé dernicremcnt de grands sou-
LIYRK XVI, CHAIHTaE IV. 385
terrains remplis d^ossements, se compose de neuf cents
maisons habitées par mille fuinilies grecques, qui forment, avec les ouvriers et les marchands étrangers, une popu. latton de sept mille individus. Indépendamment de quel- • <jues belles fabriques, on y remarque deux églises qui se décorent chaque jour avec plus de goût qu'on ne pourrait espérer dans un pays dépourvu d'artistes, ainsi qu'un palais commode pour i evtque, qui jouit d'un revenu annuel de vingt mille piastres. C^es ouyrages ne pouvaient venir que d'une population chrétienne, qui regarde comme un de ses plus grands avantages le bonheur de n'avoir point de Turcs établis à domicile dans le lieu qu elle habite.Je vis, comme à Sic^one, les petites écoles tenues dans une église, sous la direction d'un papas, et par ce moyen, les enfants places, dès leur tendre jeunesse, sous les yeux du Seigneur. Ils apprennent ainsi, avec les premiers éléments des lettres, à bénir le dieu qui donna aux hommes des voix articulées pour chanter ses louante s; et le divin maître qui appelait . à lui les enfants , sinite parvulos venire ad me^ les réunit encore autour de ses autels pour y puiser une instruction simple et édifiante. L*évéque se trouvait piL'sciU à leurs exercices; et lorsque je uie présentai, un chœur d'adolescents chantait 1 epode qui termine le chant connu, dans les premiers siècles du christianisme, sous le nom de Palinodie (^i). <(Ty\eu puissant^ disaicnt- <c ils , le ciel forme ta couronne , dans laquelle le soleil a brille entre des millions d'astres , comme un saphir « placé sur le diadème des rois de l'Orient. Assis sur un fc trône d'or, des milliers d'anges infatigables obéissent
(i) Foy» sailli Justin, saint Clément ct£usèbe. V. a5
386 VOYAGE DE LA GllÈCli.
« au moînclre signe de tes volontés. Tes pieds touchent «rla terre, et ta droite atteint jusqu*au-delà desbornc^s a de Tocéan. A ton aspect, les plus iiautes montagnes a tremblent y et les mers frissonnent dans leurs abîmes. t< Immortel , trois fois saint , Dieu fort , dont le firmaa ment est rouvrage; toi que tout annonce^ éclaire et « protège tes enfants. »
Je revins à la métropole avec l'évêque , qui prit séance parmi les primats du canton, afin déjuger plusieurs procès et de répartir les impôts dus au souverain. Je connus, par les registres publics , que l'arrondîss^ent de Pyrgos, quoique compris, pour Tadministration de la justice, dans le cazas de Gastouni, a ses rôles d'imposition, de caratchset de douanes, fixés séparément. Le nombre des villages (i) qui sont habités, en y comprenant le chef- lieu, par dix -sept cent dix familles chrétiennes (2), ainsi que leur prospérité, faisaient
(i) Les villages dépendants de Pyrgos , que je n*ai pas énumérés dans mon itinéraire, sont placés dans les positions suivantes: De Pyrgos, une heure et demie S., Agolînitza, à la
rive gauche de TAlphée ; du même point central , une heure N. N. O. , Colari; dV</. , une heure un (|iiat t N., L mil eti; d'ùL, Agios-Oiori^ios, N. N. E., trois quarts d'heure. Ceux situés à la droite du fleuve restent à la distance d'une demi-lieue les uns des antres, comme on le verra dans le chapitre suivant.
(a) Tableau de t arrondissement de Pyrgos.
T.IVRK XVI, CUAPITKE IV. ; ÔO'J
craindre d'y voir établir un cadi et un vaivode, qui ne
manqueraient pas d'y attirer des familles turques, dont la présence troublerait Tbarmouie qui règue chez cette peuplade respectable*
Pendant mon séjour, dont la dur^ fut d'une semaine , je parcourus les environs de Pyrgos , qui sont plantés de vignobles dont le produit donne , année commune , cent milKe barils de vin ( i ) , qu'on regarde comme le meilleur de la Morée. Chaque soir, je venais me promener sous de vastes vergers de mûriers ou dans des jardins remplis d'une quantité considérable de plantes potagères. J examinai le heu où Ton avait trouvé des catacombes ; et cela me fit penser qu'il avait dû euster .une ville ancienne aux environs. Quelques pans de murs, confirmant mes idées, nie periuirent de croire que j'avais retrouvé la Pylos d'Homère, dont /e 7?aste j4lphée baignait le territoire (-2)^ comme il arrose maintenant celui de Pyrgos et d'Agolinitza, bourg compris dans sa juridiction , quoique situé à la rive gauche
Agios-Giorgios 5o
Lambeù 60
Colirî 100
Agoliniua
Pyrgos. 1000
Total 17^0
(i) Le baril est de cinquante oques ou soixante-quinze de nos bouteilles ordinaires.
(a) Strab., lib. VIII» p. 35o, &it allusion au vers d'Homère :
AXçetou, 0; T* eùpù ptet TT-j/tcov ^là ^■(a.a,ç. Du vaste Alphée qui coule à travers le pays de PjUens,
JUad, , Vih, V, V. 545.
388 VOYAGE i)K LA GRÈCE.
de ce fleuve, dette remarque fut pour mot un trait de lumière qui me servit à expliquer un des points les plus embarrassants de la géographie ancienne. J'avais retrouvé la Pylos d'£lide, et j'étais peut- être sur les traces de la Pylos Triphylienne, située h cinq quarts de lieue de rembouchure de TAiphée, sur la rive droite de ce fleuve « qui ne se décharge plus dans la mer entre le midi ei le couchant ( i ) , maïs droit à Focddent. Ainsi, comme Tobservait judicieusement Strabon, les possessions de Nestor s'étendaient, d'une part dans la Pisatide, et de l'autre dans la Triphylie, sur les deux rives de l'Alpiiée (2) , puisqu'il était possesseur de la Lépréatide. D'après cette hypothèse, je pouvais expliquer, comme Pa fait le même auteur, la route du vaisseau de Télémaqae à son retour vers Itiiaque (3), et de reconnaître de nouveau combien les anciens nous guident sûrement dans la découverte des villes les plus ignorées de la Grèce. Assuré de cette position, autant qu'on peut l'être par le raisonne* ment, je partis de Pyrgos, afin de rechercher Létrinus, dont Pausanias fixe l'emplacement à cent vingt stades d'Olympie et à cent quatre-vingts d'Élis (4). Il ne restait plus que quelques maisons de cette viUe
(1) Strab., lib. id,, p. ^53, et se jette dans la mer de la
Triphylie.
(2) Slial)., p, 35o, la surnoaime Pylos ti iphyliaque , ou Arcadiqiie, non qu'elle fiit située dans l'Arcadic, mais parce (jue la Tripiiylic relevait probablciiieiit alors de cette province*
(3) Odjrss.j lib. XV, v, 295 à 297.
(4) Paiis»! lib. VI , c. aa; c'est-à-dire quatre heures et demie d'Olympie» et six heures trois quarts d'Élis, distance oonforaie à celle de mes relevés.
LITRB XVlf CHAPITRE IV. 389
fondée par Létreus, iils de Pélops, lorsque cet historien la visita; et je devais tout au plus m attendre k retrouver la poussière de ses ruines. Arrive au village de Saint-Jean ( Aïiani ) , on me montra cependant quelques chapiteaux d'ordre ionique en marbre, qui firent peut-être partie du temple de Diane Élapbéenne, dont les Létriens avaient enseigné les mystères aux Éléens. lies paysans m'assurèrent qu'ils avaient vendu des in*» scriptions gravées sur pierre à des étrangers; et ce fut tout ce que je pus apprendre au sujet d'une ville (^ui n'eut jamais une grande célébrité dans la Grèce.
Dès le moment de mon arrivée à Pyrgos , mes regards s'étaient portés vers l'AIpliée, que les modernes appellent Orphéa et Kouphia. J'apercevais du haut de la galerie de mon logement les barques mouillées dans son lit; et cunime un enfant de la Grèce imbu de ses traditions mythologiques , un prestige enchanteur m'attirait au bord des ondes amoureuses de ce fleuve. Ce ne fut cepciidant, à cause des ehaleurs excessives, qu au bout de trois jours qu'il me fut possible de satisfaire . ma curiosité. Comme le soleil baissait , nous sortîmes de Pyrgos, en faisant route à l'occident jusqu'à la petite rivière de Létrinus, qui verse dans V Orphéa le dernier tribut des eaux de la sainte Éiide* Au-delà de ses bords couverts de lauriers- roses , de myrtes et de réglisse, nous marciiàmes durant une iieue au sudest, ayant à droite les salines de Saint-Jean. A cette distance , nous nous trouvâmes à l'ouest d'un étang d'eau douce , qui verse ses eaux dans la mer quand il est grossi par les pluies. Comme nous étions dans la saison des séelieresses, je trouvai son dégorgeoir obstrué par les sables , au milieu desquels était échoué
3gO YOTAGE DB I.A GRÀOB.
un monoxylou servant de bac pour passer sa décliar^e en hiver. La partie extérieure de la grève était couyerte de troncs d*arbres apportés par les vagues, de touffes d'agnus-castus, de barylle, de giroflée de mahon , et de plantes communes aux rivages de la Grèce» A quelques pas de là, nous nous arrêtâmes aux hangars qui sont bâtis à la rive droite de l'Alphée, pour déposer les planches et les ouvrages de charpente qu'on exploite à Olympie. Les équipages des barques ancrées près de cette rive, qui est leur mouillage, m'ayant aperçu, s'empressèrent de venir à ma rencontre. C'étaient la plupart des marins ioniens que j'avais autrefois protégés dans les ports de TÉpire, lorsque j'étais consul-général de France à Janina. Ce fut à qui m'offrirait sa barque pour me promener snr l'Alphée; et je choisis la plus légère, afin de sonder la principale passe du fleuve, dans laquelle je m'enfon-' çai avec un pilote expérimenté.
L'Alphée, qui prend sa source dans les montagnes de l'Arcadie, après avoir traversé le territoire de Phrixa, la Pisatide et la Triphylie ( nouvelle preuve que cette contrée s'étendait sur ses deux rives), se jette, dit Strabon (j), dans la mer de Sicile, entre Phëia et Pitane. Malgré le vague de cette détermination relative^ ment à son embouchure, je ne tardai pas à m'orienter.
(i) Strab. , lib. VUI, p. 443. Il est probable, comme l'observent les traducteurs de ce géo^^raphe, p. iSg, not. a , t. III, qu'il faut lire Hypanc , au ln u de Pitaiio, parce que cet(e dernière place appartenait à la Laconie, tandis que i.i prcmicrc est rangée par Polybc (lib. IV, c. 77) dans la Triphylie, et que son témoignage est confirmé par celui de Strabon, p. S44.
LITRE XYij CHAPITRE IV. Sgt
Si je ne cherchais plus le gouffre où ce fleuve disparaissait pour mêler, après un cours sous- marin, ses eaux à celles d^Aréthuse ( i ) , ni les prodiges de TÉlide enchaiitte par les fictions des poètes, j'avais au moins pour me charmer les tableaux éternels de la nature. J'en* trai donc dans Tembouchure de TAIphée , où la sonde rapporta de trois à cinq brasses fuud de vase jaune. Je pénétrai de là entre quelques îlots; mais j'essayai vainement, en rétrogradant, de remonter par la rive gauche de ce fleuve, que je trouvai innavigahle, k cause de son peu de profondeur. Je vis sur la berge des hommes qui arrivèrent à portée de pistolet de notre barque, n ayant de Teau ([ue jusquà la ceinturcî. Nous avions trois vaisseaux galaxidiotes mouilKs à la distance de deux milles par dix brasses de fond ; et j'appris d'un des suhiccargiics que du lieu où je nie trouvais jusqu'à deux lieues au large, on peut jeter l'ancre partout, suivant leur expression, par vingt -cinq et trente orgy^es do j)rofoadcur.
Comme nous revînmes aux hangars oit je m étais embarqué , nous y primés un renfort de rameurs, afin de remonter le fleuve, qui décrit une courbe au midi, au fond de laquelle je débarquai près des pêcheries d'Âgolinitza. Je via la berge couverte des bois de construction tirés d'Olympie, qu'on transporte à Hydra et dans plusieurs îles de l'Archipel ; et je me rendis à un caravansérail, où je trouvai des Zantiotes. qui
(i) Strab., lib. VI, p. a?; Virg., Mneid,, Mb. III, v. 692; Cic. in Verr. , lib. IV, c. 53 ; DIodor. , et Moscbus, TIH :
if^ixxi di cObiaav .....
3g2 VOYAGB OB LA GRÈCE.
me conduisirent à la chapelle de la vierge Orphéa (llavayue âpfaia)^ bâtie sur remplacemeiit da temple de Diane Alphétonie. J'iaî découvert un grand nombre
de villes et de monuments dans la Grèce; mais je n'en ai jamais vu un seul mieux indiqué , ni plus reconnaissable que cet édifice. A la multitude d'arbres qui l'entourent, je crus entrer dans le bois sacré d'Artémise. Les lagunes voisines m'annonçaient que je touchais au Nymphœum de la Triphylie, et les coteaux d'Agolinilza me rappelaient le mont Macistia (^i), doù des^ ceudaient les théories pour célébrer les fêtes Sauii«ques (2). La chapelle, construite des débris de ïjârte^ misLUin (^car elle est Mtie en pierres de taille Lien équarries), au lieu des peintures de Cléanthe(3) el d'Arégon, qui y avaient r^résenté la prise de TrcHe» ainsi que la naissance de Minerve et Diane portée sur un gnifon, n'offre plus quune Vierge et quelques saints grossièrement ébauchés. Les peintres n'avaient pas mis leur nom à ce barbouillage; mais, en revanche, celui qui venait de taire réparer la nef à ses frais n'avait point oublié d'instruire le public de son œuvre pic, au moyen d une inscription gravée sur le marbre, par laquelle les saints lui souhaitent, en récompense de sa courtoisie n de longues années 6€ des prospérités infinies. J'examinai les murs, le sanctuaire et les cintres, qui sont construits en pierre porique,sans y trouver rien d'intéressant.
(1) Strab.,lib.Vin,|). 343.
(2) Les fctcs Samiques, ou Samiennes, qui se cclébraicnt sous les auspices de Neptune, avaicEit lieu avant les trêves , ou échéhiries ^ qui pf < Vt'daicnt l'ouverture des jeux olympiques.
(3) Plîn. , lib. XXXV, c. 3.
LIVUB XVf, CHAPITRE IV. SgS
Après avoir visité la chapelle de la vierge d Urphéa , je yins à pied, par la rive gauche de i'Alpiiée , jusqu'à son embouchure. Les bateliers , qui s'amusaient à pécher à la ligae , me dirent que le banc sur lequel ils exerçaient leur industrie n*était formé que depuis peu d'années. Ils ajoutèrent qu'avant cet attérissement les bâtiments du port de cinquante à quatre-vingts tonneaux entraient dans le fleuve, tandis que les barques de quinze à vingt tonneaux n'y pénètrent plus qu'avec difilculté. On m avait dit la même chose à Pyrgos; et je commençai à soupçonner que i'Alphée , copime tous les fleuves torrentueux , avait pu avoir une dé« charge diilerente de celle qui existe.
. Je réfléchissais sur cette probabilité, lorsqu'on remontant à l'orient du caravansérail d'Orpliéa/ je vis au fond de Fanse où j étais débarqué rancienne embouchure de l'Alphée, qui se jetait dans le iV//;i* phœum^ ou pêcheries d'Agolinitza. Je reconnus les couches de cailloux et de gravier qui avaient ob^lrué pette bouche primitive des eaux, qui plaçait le temple de Diane Alpbéionie, dan&les temps anciens, à sa rive droite, tandis qu'il se trouve maintenant à sa gauche. Je fus confirmé dans mes observations, en regagnant le rivage boréal de l'Alphée, où je vis un autre canal qu'il creuse chaque année dans la campagne de Pyrgos , de manière qu'il se confond en hiver avec Tétaug de Saint-Jean , et qu'il Be frayera de ce c6té un nouveau passage dans la mer.
Je ne pus, avec ce qui restait de jour, entreprendre de visiter les pêcheries d'Agolinitza, que je ferai con* naître dans mon voyage de la Triphylie et de la Messénie. Mais je fus étonné d'apprendre que leur ferme ,
3^4 YOTAGE DE LA OBECe.
qui était louée, du temps de Chandier, au prix de cinq ceats piastres , s élève maintenaat au taux exorbitant de soixante bourses ou trente mille piastres. Cette somme, ajoutée au revenu des douanes de FAlphée, rapporte maintenant au vaivode de TÉlide deux cents bourses ou cent mille piastres, égales à cent mille francs environ de notre monnaie.
Au retour de mes promenades sur l'Alphée, je vins m'embarquer au bac, maintenant affermé huit cents piastres par les primats de P^^rgos , qui en affectent les revenus à l'éclairage des églises de leur ville. Je remontai ensuite à Pyrgos; et en rentrant à mon loge> ment, j'y trouvai M. Cartwright, qui revenait de Tripoli tza avec une suite nombreuse. A son passage à Tégée, à Mégalopolis et à travers laMessénie, il avait fait une ample moisson d'objets d'antiquité et d'ia* scriptions, qu'il me communiqua, afin de les faire connaître dans mon Voyage*
Nous soupâmes ensemble au logement qui lui avait été assigné; et nous convînmes, pour remplir le but que nous nous étions proposé, qu'il enverrait ses bagages à Patras par la voie directe de FÉlide. Débarrassés de cet attirail, d'une partie des domestiques et des chevaux de main, il fut décidé que nous partirions le surlendemain pour Olympie, afin de remonter de là, par la vallée de TErymanthe, à Calavryta, doù nous descendrions à Patras, après avoir visité le monastère de Méga-Spiléon.
LIVEE XVl, CHAPITRE V.