LIVKK XVI, CHAPITRE VI
cres appelés sub asciâ dedicati{\ ) ; ce qui prouverait qu'ils sont romains. J'en vis plusieurs couverts de dalles de marbre et san^ épitaphes \ et les paysans nous dirent qu^il y en avait eu autrefois avec de grandes pierres portant des lettres , mais qu'ils étaient détruits. Cette révélation ne |ipus laissa que des regrets , cur toutes les tombes que nous trouvâmes , muettes çomœe les cendres de ceu3|. quel(es renferment, n'apprennent fi en au voyageur.
ville d'Olympie (2) fut redevable k Tempereur Hadrien d'un grand nombre d ouvrages, dont les plus remarquables étaient des bains qui porlaienl son nom, un vaste ^mpbiti^eutre , un lieu destiné à la course des chevaux , qui avait envirqu deux stades de Iqo* gueur, un sénat plafonné en bronze pour les magis-
(i) Ces sortes de tombeaux, creusés à cinq pieds de profonfleur, étaient revêtus en stuc étendu avec la doloire , comme ^iiz décrits par Fabretti, Intcr^Lj p. %oS, et Filippo délia Tiyr^f MoMtmenU veier, Jntiif p* aaet 3$6. . (:|) Je sais <|ne le mot iràu^ (viH^) ae se trouve nulle part appliqué à Olympien mais il est 80US!«Dlendu, au point que Sylburge, Amasée et Gédoyn lui donnent ce titre. Barthélemi, dédaignant l'assertion de Paw, qu'il connaissait lorsqu'il publia son AnacharsiSjTcinploie avoc contiance quand il dit: «Nous aiTivàmes « à Olympic , vilie également connue sous le nom de Pise , si- « tuée sur la rive droite de l'Alphée, au pied d'une colline ■ qu'on appelle mont de Saturne. » Polybe en parle comme d'une station militaire, ainsi que Tile-Iive. Valère- Maxime la cite dans le récit du Voyage de Pythagore en Grèce; ce qui a fait dire à Cellarius que c'était une ville » et que Pise n'était plus ean^née pour rien, ( Voyage d'Anacharsis, c. XXXVUI; Polyb.» lib. IV, c. 10; Tit.-l.iv., lib, XLV, c. 38; Cellar., lib. li, c. i3).
4o8 VOTAGE DB LA GBÈGE.
trats romains, et un prylanée ou hôtel -de- ville (i). Ce récit de Pausanias prouvait, à mon avis, l'existence d'Oiympie comme TÎHe, puisqu'elle avait des thermes, un sénat , et par conséquent une magistrature distincte des miaistres des autels , et des hellanodices , qui pré: sidèrent aux jeux aussi long-temps qu'ils furent célébrés sur le bord de TAlphée. Je venais de découvrir remplacement d'une ville ; et sans m'attendi c à revoir rOljmpie du siècle dlphitus , je pensai que j allais retrouver au moins celle des Grecs déjà subjugués par les Romains, et par conséquent plus de restaurations 4u temps de la conquête que d'éddices helléniques.
Nous avions dépassé la rivière de Miraca , qui était alors sans eau ; et nous marchions depuis près de dix minutes à pied , lorsque notre guide nous fît observer au milieu des chaumes les traces de l'hippodronie. J'avais des doutes , en voyant quelques débris d'une espèce d'encaissement par lequel il était terminé. Mais eu prolongeant la partie méridionale du mont Saturne, je reconnus clairement la canrière , théâtre antique des ambitions qui n'aspiraient qu'à l'honneur d'une couronne d'olivier, tant la gloire avait alors d'empire sur des hommes uniquement enflammés de ses beautés immortelles (2). La lopgueur de cet enclos destiné à la
(i) Les Pry tances étaient des Àlifiees publics qui étaient ordinairement bâtis an. milieu des TiHes : ils servaient de impie à Testa. Mcm. de l'Acad* des Inscript, et Bdl. Lettr., t 7s,
p. 38o, édit. in-i2.
(a) Le vainqueur était proclamé par un héraut au son des trompeWes; on l'appelait par son nom, auquel on ajoutait celui de son père et de sa vil It . 4 près avoir été couronné de la main d'un faellanodice ^ on lui donnait un festin spleudide au pry-