‹ Voyage de la GrèceChapitre 142 sur 224 · LIVRE XVI, CHAPITRi: Vf. ^ ^og · texte numérisé non relu

LIVRE XVI, CHAPITRi: Vf. ^ ^og

course des chars et des chevaux , différait autant ( i )

des autres hippodromes de la Grèce, que la statue de Jupiter olympien de celle des hommes ; et sa grande dimension était de six cents mesures , déterminées d'après le pas d'Hercule. Ces renseignements, bons pour le temps oîi ils étaient écrits , ne nous apprendraient rien sans les éclaircissements qui nous ont été transmis par les poètes et par les historiens de Fantiquité. Mais quelle était ia tlistnljuLioii de Thippodrome olympique et la forme de sa barrière? voilà sur quoi quelques savants ont fait, des efforts d*esprit, sans avoir franchi la borne contre laquelle leurs hypothèses ingénieuses se sont brisées.

Les dissertations de Follard , de Barthélemi , de Vis- Gontî et de la Borde , ainsi que les mémoires d'un grand nombre derudits, avaient précédé celui de Choiseul Gouffier sur Thippodrome d'Olympie, lorsque cet académicien , aidé d'un plan de M. Fauvel (2) , se crut à

tanée; ce qui prouverait, centre Tautoritéde Paunr, qu*Oiympie avait des finances pour subvenir à ces sortes de dépenses , et que c'était une viUe , puisque le pry tanéc et le feu sacré ( Voy. Magnum Etymologicnm , voc. npTavÊÏa) cai acttirisaicnt, comme on le sait, les métiopoies et les colonies. En relournant dans son pays, ses concitoyens venaient au-devant du vainqueur, vx le recevaient en pompe, persuadés que sa gloire rejaiUissuit sur eux* On le faisait entrer dans la ville en pratiquant une brèche dans le rempart, on portait des flambeaux devant lui, il n'avait plus À craindre» après ses succès» U pauvreté, ni ses tristes humiliations; et on éternisait son triomphe par des statues.

(1) Aulu-Gcll. , iVbef. Attic. , lib. I, c. i.

(2) On se demandf pourquoi M. Choiseul ne nomme pas M. Fauvei dans son Mémoire sur Olympie» et s'il se croyait dis-

/|IO - VOYAGE DE LA Gili CE.

v^ême iHef/leurer une questîcm résolue depuis longtemps dans quelque»-uns des points qu'il discute. I^e

suftisait-il pas en effet d'avdir consulté Pausanias, pour répéter que la longueur de Thippodroipe était le dtaule, ou double stade, c'est-à-dire cent quatre-vingtlieul, ou, plus exactement, cent quatre-vingt-dix toises; et que l'étendue de la. course entière se co^lposait de quatre stades (i), depuis le poilot de départ jusqu'au retour à la barrière au-dessus de laquelle s'élevaient les sièges des heilanodices ? Enfin un auteur moderne (2) nous apprend que l'hippodrome d'Œnomaus , ou d'Olympie, avait un stade de largeur ; et à l'aide des éclaircissements donnés par Burette , Gédoyn et quelques autres, on connaît ses subdivisions, qui étaient marquées par des bornes plantées comme on en trouve sur • nos grandes routes, afin d'indiquer les fractions de lieue (3)* Guidé par ces documents , et muni du piau

pensé de le citer, parce qiTil avaiL payé ses ouvrages. Il devait savoir que les travaux des Chevalier, des Casas, des Fauvel, etc., ne se soldent point en argent; et ([ne des artistes attachés à un homme titré ou dod sont ses collaborateurs , et uoo pas ile& mercenaires.

(1) ^* imvtxov ^tàt^fut Tttf9«^«i» ^ çft^tMv.

Plutaach. , In Sohne.

(2) Un grammairien, dont M. Sarran dit avoir la le manuscrit, donne un stade de largeur a l'hippodrome d'Olympie.

Ed. Beknard, De Mensur, et Fonder, antiq»^ lih. iil, num. 25.

(^) Ces sortes de colonnes étaient des signaux, qu'il ne faut pas confondre avec la borne» ri^^M, Gédoyn pensait que le campler^ xafiirrn^ était le ders du stade , et il part de là afin de justifier le litre de èt^t^iyA^-Kro^ , donné aux vainqueurs à la course des «bars, par Pindare ainsi que par Sophocle» If Electr.^ V. 692, 71/1 el 749.

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