‹ Voyage de la GrèceChapitre 144 sur 224 · LIVRE XVI, CHAPITRE VI. f^i'j · texte numérisé non relu

LIVRE XVI, CHAPITRE VI. f^i'j

mativementquc riiippodroiney exhaussé par ia terrasse mitoyenne, en était Hanqué dans une étendue de quatorze cent dix pieds, somme excédant de deux cent soixante -dix pieds la longueur du diaule mesuré sur la spina^ qui était celle du stade : ce qui laissait vers la barrière, et la borne, c*est-à*dire aux deux extrémités de riiippodrome, un espace libre, que je suppose de cent trente-cinq pieds.

La distance à laquelle aboutit la chaussée mitoyenne

du slade et de Tluppodiotne m avaiL conduit à un bois d'oliviers, au milieu desquels on ne connaît plus Toléastre aux belles couronnes , dont les feuilles ressemblaient à celles du myrte (i), mais où Ton voit des débris d'habitations, que le soc des laboureurs n'a pas totalement effacés. Je revins de là en côtoyant TAlphée, qai dégrade chaque année le stade, (|u'il meuace de détruire , pour se frayer une nouvelle emboudbure dans le Cladée. Un paysan venait de vendre à M. Cartwrîght un casque en bronze recueilli dans TAiphee après la décrue des eaux, sur lequel je copiai une inscription très-bien conservée (a). Un

(i) ÉXata xa).Xt?é9avoç. V. Àpi9* lïtpt hmittMim ÂK0VO(iâTMv

Said. Voc. Kortvo» çtf «vm*.

(a) Inscription copiée sur un casqué trouvé à Ol/mpit ,

en i8i6«

eiARONO£INOM£N£OX

KAIT0IZYPAK02I0X

TOIAUTPANATOKlMAZ

Voyez au sujet de cette inscription, le tome XXXVIII de la V, 27

4l8 VOTACB BE LÀ GHàCE*

autre nous présenta une cuirasse bronze; et celui qui la possédait avait précédemment trouvé deux autres casques, dont Fun portait le mot OnAOMOMAXOS,

ainsi qu'un disi^iie en bronze, du poids de huit livres (qu'on me montra au mois d'août suivant à Pyrgos), sur lequel on lisait le mot 20A02 (i). Diaprés les renseignements que nous donnèrent les paysans a libanais, je suis certain quon pourrait faire à Olympie une collection archéologique de la plus grande impor* tance.

L'Alpliée, qui coule dans toute sa largeur devant le stade, a formé au milieu de son lit des îles de gravier et de limon entremêlées d arbres détachés des montagnes, qui divisent son coui^ en deux branches principales, dans le temps des basses eaux. La plus éloignée formait , à la distance de deux cents toises, une coui^be au - dessous du village de Rassa (a) , bâti à quelque distance de la rive gauche du fleuve, dans une anse couronnée par les montagnes de l'Arcadie. Comme Danviile et ses copistes se ^ox^t avisés de )»lacer Olympie sur cette rive du fleuve, et de fkïre

collection des Inscriptions et Belles-Leures, édit. ÛHta. Mémoire de GibcTl.

(i) Ce disque, sur lequel était ('crit en vieux caractères îe mot 50A02, avait sept pouces et demi de large , et au centre, cinq diamètres environ de Tépaisseur de ses bords, ce qui le rendait très-difficile à lancer, plutôt à cause de sa forme lenticulaire que sous le rapport de son pokis« Homère» qui lui applique répithète de Mtr«|ftâ^co«t l\Mâ, XXIII, v. 43 justifie l'exprèssion depesam que lui donne Stace» Theb. Tl, 648. K Lucien, Gymn. p. 269.

(a) Rassa, village de quinze familles albanaises niahumétanes.

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