‹ Voyage de la GrèceChapitre 147 sur 224 · UVRJ: XVI, CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

UVRJ: XVI, CHAPITRE VI

aire , que nous appelâmes, de notre propre autorité ,

le Gymnase. Nous nous disposâmes ensuite à retourner à Mîraca,en passant par la vallée comprise entre le versant septentrional du mont de Saturne , et une montagne parallèle , qui est peut-être l'ancien Olympe de la Pisatide. Chemin faisant , nous donnâmes des noms aux buttes et aux sites les plus remarquables qui frappaient notre 'attention. Ainsi il nous plut de fixer remplacement de l'atelier de Phidias sur un tertre situé au milieu de la vallée, oii les charpentiers scient et équarrissent les bois de construction destinés pour les chantiers d*Hydra. En calculant d'après la distance hypothétique du théâtre et du gymnase , nous pouvions supposer que nous n'étions pas éloignés du £eonidium ^ ou palais habité par les préieLs de Ivome , chargés, comme tous les magistrats de cette espèce, de l'administration de la ville et de la province qui en relevait. Ces conjectures nous portèrent à lechercher hi Foie-Secrète , et nous crûmes l'entrevoir dans un défilé étroit et ombragé de pins , qui aboutit à l'hippodrome. Nous n'essayâmes pas d'y pénétrer; mais il est probable qu'en examinant attentivement ses détours 9 on y retrouverait les soubassements des chapelles de Lucine , de Vesta , et peut-être les restes de la colonne d Oiinoniaûs roi de Pise(i). îsous donnâmes le nom d'autels des douze dieux à une rangée de socles (a) placés à l'entrée du défile (3); et en explorant

(i) U était (ils de Stérope l'une des Atlaiitidcs. V. ApoHod. , 1. III, c. 12 , S 1 ; Hellan. io Hom.Schol. ad Iliad. XViUy v. 4^6. (a) Paiis.| lib. Y, c. i 3. U y avait six autels.

PxNDAB.y Ofymp, y« a Psaumis.

(3) Pisé et Olympie sont encore désignées comme appartc-

4^6 VOYAGli DE LA. GllKCE.

le terrain que nous parcourions, nous ne pûmes douter que ce vallon ne dât être la partie la mieux habitée

d'Oiynipie. Son éloigneiiieiit des bords malsaius de TAlphée, qui sont infestés de myriades de moucherons et d'insectes , ses tources, Tair balsamique qu*on y respira dans tous les temps , y avaient sans doute attiré les fluA riches habitants.

Nous sortîmes de cetle vallée bordée de pins, en franchissant un contrefort qui laLlache le mont Clironos au mont Olympe ; et nous entrâmes aussitôt dans une gorge baignée par un ruisseau tributaire de TAU

phée. Le chemin que nous suivions nous conduisit à une fontaine appelée r^^/'et/fW>(lloTLiTrîptov) (i), nom duquel était, dit*on , dérivé celui de Pise. Je vis deux chapiteaux d'ordre dorique , et de grandes pierres de taille à la gauche du ruisseau qui sort de cette source, k l'endroit où les femmes de Miraca ont établi un lavoir. C'était l'indice de quelque ruine que les blés , les herbes , les fougères et les halliers m'empêchèrent de découvrir. Nous fîmes quelques circuits pour exa-«> miner le terrain ; et comme le soleil commençait à baisser , nous prîmes uq sentier sinueux tracé sur le flanc d'une montagne , qui fut peut-être anciennement appelée Ossa. Nous marchions depuis huit minutes au

milieu d'un fourré épais de rosiers , de viornes , de

nant à une même ville, quand Hérodote dit qu'il y a aassi loia de la mer à Hâiopolîs que d'Athènes (où il y avait aussi un

autel des douze dieux) à Pise, et jusqu'au temple de Jupiter Olympien. Ainsi quand ou disait Pise , on entendait Olympie et réciproq u cm en t.

(i) On disait ancienaement noTÎçp«> qui avait la même signification. Steab.» lib. YIU, p. 355.

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