LIVRE XVII, CHAPITllE I
mains , les Français, les Catalans el les Turcs, qui ont divisé le vaivodilick de Garitène en quatre contrées ( i ).
Cadastre du canton de Caritène.
Contrée, — VomiA.
y ont» Nombre de* vitlagM. diM f«mUlc>.
Cjiritène 600
Khoolas 30
SiemomiiUa aSo
Sigoriuî i5o
Chagoallaiii 35n
Corsoxilia
Taldepiuina i5o
Kaminitia. *. 80
Oarseuica ».. 40
Pyrgaki 3o
Vitina 400
Lasta a5
Gvanitsa , 30
Kerpim 5o
GloncOfâ l5
Agridi l5
Caru«ssi 4*^
CAmi i5o
Alomcteno i5o
Lil>nvri8i 81
Arendorema, 100
Piana 5o
Javia .* 10
Artoova. • i5
ZeTepaoi 72
Yanina 'Jto
n* Contrée, — Cauk,
khetiè»
Caratoala.. ••••• ••.
Ihraliim ...••••..•....«.,
Aliinéri
Pacha
CSapaoehori .
Car%'oanari<
Cassîm. . . , I Caracarî. . . , Ciilivia. . . . .
Sonaatott. .
Sooloa . . . .
la
au
Sttite de /a II* contrée.
Noms NiiniLir de« riHages. dc« faOÙlJM.
Catzubali a5
Sikia>Apano la
Sikia-Cato iS
Rcsvatiaga 35
Dedeinbey • 3o
Basta y. a5
Dcli-Hasiiaa ao
Horeoai • aS
Viomoaela 45
Paploalî aS
Kyparl't.sla ..•••«.. 5o
Mavrya •*•••.. ao
Corio ao
Coronio. •* ao
CarI('S . aS
Aatrou ...•» la
III* Contrée. — Liodobab*
Astycoloa «.,,•.•. l5
Hacormédi. ..•,.•.•,.*•>•■ ao
Calochicpîana ••••••• a5
SiiL-SarakeQÏ ••..*•«• 3o
Léiiova ao
Chareoa •..«..• 40
Zatouna.» • . • . • 100
Diraitr.ana. .»«»,..•*■•.•• . 3oo
Dieodena 4^
Ttircuratti 4o
Paloomba 10
Torcopsari ..•,.».•*• ta
Zervo 9o
Rujfikî-Sarakiui. . 3o
Baitliixa 10
Agio-Iani (Herée) a5
Lanti.t « 10
Zalatjca l5
Papadfiu ao
Cucova 1 5
Goconri ao
488 TOTAGB BB I.A GRÂCB.
£n partant de TripoliUa, ville à laquelle il convient de rallier les topographies de la région meffi» dionale de l'Arcadie^ ai on prend la route de Léon-
dari, qui fut la capitale du Péloponèse au commencement du seizième siècle , dans vingt-cinq minutes on arrive à la prise d^eau des aqueducs de la ville
quon vient de quitter. L'espace qu'on a pai couru est presque entièrement inculte et couvert de laudes,
Sidte du cadastre du eafUon de Carkène,
PÎOQU Nombre St» TiUag «f . du fMBÏJJc*.
Pera ••....* ao
Zoaca » 95
htf i5
Caraeassani 30
Zepoli *
Raroreni io
Laugadia 3oo
AWanilia l5
AaM^n •«»••.• 60
Catzoulia. i5
Grendeboaza ao
Sarianoa-Cartaclii a 5
Lemon i5
SpatatL a5
ÏV* Contrée. — P£RA.-M£aiA.
iicliâ»! *.. 3o
Âspra-Spitia 40
"LjeownH ..•••.•.*.•••••• ao
NemooM 60
Cosa 3o
Rakiès l5
Mooatttniki.
Stavfi • ' o
Kytfi i5
Bocovina j5
Condovaftana 60
TelsimakU 60
Kardaryld. ..• lo
Vmhâgiom to
Suite de la Vf* cofOtâf,
Noms des villages.
Nombre de» funille»
Mostinitza.. 40
Podogôra 3o
Liopèii
Yaëlia iS
Xérocariteaa.. . • « , to
Contonsa l5
Fomeari l5
Oalata « ao
Symosa ..••.•«•.••••»••• • i5
Bouliari.. ..,•.•*«•••....• i5
Scoudoa» . r 10
VaDiDa-Laadana^. 1%
Lyvnea •••• l5
Palieochori <•.••••.•• fS
Xt-rokerpem» *••••••»•■.*• Bo
Vervitza. 5o
Visitzi 5o
Gatsoalias t5
Lagavti %$
Stroasa ••••• xo
Doritza . . • • %o
Peta l5
Telanidia • . . . . to
Reneai iS
Serzova 10
Vidiaki 10
TosAft des fiuntUaa. S74>
ifu'on trarerse dam la direction O. S. O. ; quinte
minutes plus loin , on passe un ruisseau venant do la droite y dont le& eaux, qui mondent une piauie bordée de montagnes âpres, forment un des réceptacles de l'Alphée. On aperçoit, à trois cents pas au N. O. , Thana, village près duquel ou trouve la poussière des ruines de Pallantium, acropole située dans la province de Ménale. Au bout de vingt minutes on sort de cette plaine pour entrer dans une gorge escarpée, et, dans uue demi-Ueuie, on arrive au iaîte d*an croupe, oii Ton remarque trois routes d^époques différentes dessinées en spirale, qui aboutissent à un ravin , dans lequel coule un ruisseau alimenté par une fontaine voisine. On franchit, dans dix -sept minutes, un second étage de Ut même montagne, et après une descente scabreuse, à Textrémité de la<^ quelle on trouve un poste de dervendgis, on traverse une plaine d'un mille de diamètre, qui aboutit a la montagne du Galoyer, Un large tumulus, des arbres magnifiques, quelques vestiges d'aaliquités et les ruines d*uae chapelle. bâtie au bord d'un ruisseau, dont les eaux s^'épancbent au S. O., rappellent remplacement d'une acropole, qui fiit probablement Entée don! parle Pausa* nias. Le sentier qui tourne dans cette directiun coiiduit, au bout d'une demi*beure , à uue plaine marécageuse encaissée par les montagnes de gauche, où Ton trouve le khan et la fontaine appelés Franco-Yrisî. C'est une des sources de TAlpliee, et quelques bloçs de pierre font soupçonner qu'on est sur ^'emplacement d'Asea, pkoe qui était abandonnée dès le deuxième siècle de notre ère. 11 est probable que celle partie des montagnes est celle ou les anciens avaient consacré une grotte
mystérieuse à Pan , et un autel à Borée, car on trouve un antre dans le creux du rocher sur lequel on a bâtî
une église et les fondations d'un temple dans des marais dont les eaux se rendent à TAlphée par des conduits souterrains.
A une demi-lieue des ruines présumées d'Asea, après avoir parcouru la ligne supérieure des versants qui partagent les eaux entre l'Arcadie et la Laconie» on traverse la rivière de Franco-Vrisi près d'un moulin, à l'endroit où les montagnes de gauche commencent à s'incliner. On descend de là sur un plateau encaissé, et dans un mille et demi de chemin pratiqué en partie au moyen d'une chaussée sur arcades , bâtie an milieu d'un lac fangeux, on voit le gouifre dans lequel s absorbent ses eaux , qui reparaissent au midi de la mon* tagne dans un lieu nommé les sources y qu'on peut regarder comme le dégorgeoir de TAIphée. Bientôt on gravit une pente escarpée qui a un quart de lieue de développement pour monter à Anémodouri, en laissant à main gauche, dans l'aire de vent N. E. par £. les ruines d'Asea. Pausanias place dans cette région Apérithe, Dipée et Alycée, dont on pourrait retrouver les positions sans espérer d'y découvrir des objets d'antiquité, car ce ne furent jamais que de simples bourgades habitées par des pasteurs, qui adoraient tout au plus des dieux de bois ou d'argile* Un mille plus loin, on plonge du haut d'une montagne (où l'on voit une grande église dédiée à la Vierge Loutc sainte), sur la plaine de Mégalopolis; et après une descente tracée en spirale , on arrive à un fort ri|iné près duquel il y a quelques cabanes de paysans. Cette partie du chemin est d'uu mille, et à pareille distance, en