LIVRE XVil, CHAPITRE fV. 54l
venons d'indiquer, après avoir guéé trois ruisseaux,
on découvre au sortir d'une gorge profonde le mont Kjmparos, et un mille plus loin on a sur la droite les restes d'une ville située en face d'un des sommets du mont Rérasia, qui s'élève sous la forme d'une giaiulL' citadelle. Sa taille gigantesque ({u'oii découvre de Mégaiopoiis et de Sparte , serait un observatoire très-avantageux pour lever la carte de la Laconie,au moyen de triangulations qui rayonneraietit en, même temps sur l'Arcadie. Dans un quart d lieiire de iriarche, après avoir passé deux ruisseaux qui coulent des hauteurs de Ghéimina, chaîne dépendante dU mont Ré* rasia, surnommée Xéro-Vouni , on arrive ati bord d'un canal employé autrefois à la direction des eaux. A une demi-lieue de ce dioryctos, on en trouve un second» ainsi que plusieurs tumulus ët uhe chapelle avant d'arriver au carrefour d'un sentier qui conduit àTripolitza. Le mont Lycée forme, à cette distance, un nœud d'embranchement avec le Taygète, et on ne tarde pas à descendre au bord de la rivière de Longanikos, qui reçoit un ruisseau avant de se décharger dans TAlphée. On découvre le hameau de Saint-Basile entre les ressauts du mont Kerasia , et celui de Longanikos, situé au fond d'une vallée cultivée , qui est le dernier des versants de l'Arcadie.
£n descendant pendant une demi-lieue du côté de la Laconie, on arrive à la source mère ( Képhalo- Yrissi) de l'Éri, Évré, ou Eurotas. Les restes d'un temple en marbre indiquent le voisinage de Pellane, ville dans laquelle se retira Tyndare, chassé de Sparte par Hippocoon. Pausanias ne dit rien de particulier au
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sujet de cette place , nu-dessous de laquelle y£uroUs reçoit la rivière de Platana. Le fleuve royal grossi da tribut de ses eaux forme aussitôt un cours rapide el profond, qu'on prolonge à peu de distance jusque par le travers de Partali et de Trjpiae. Le premier de ces villages, situé à droite sitr une montagne , n'a rien de paitlcùlier ; mais Trypia ou plulot Rrypise, possède plusieurs caveaiuc, où Ton trouve des inscriptions funéraires. Il est probable qu'une enceinte murée et les restes d'une acropole où Ton voit une porte , sont les débris de Characome (i). On est à cette distance à cinq lieues de Leondari , et à quatre eents pas de Périvolia, ou village des jardins, station ordinaire des voyageurs qui tiennent cette route.
Lé& environs de Périvolia sont arrosés par une rivière qui coule du Xérovouni. On trouve sur ses bords, entre le village d'Alevron et la tour dé Kallitea , les restes d'un temple ; et on remarque au-dessus de son confluent un quai ou mur d^encaissemeïit en polygone cvclopéen , qui sert à contenir les eaux de • TEurotas. Dans quinze minutes on arrive en vue de la ferme de Demir et du hameau de Gegore en laissant un tumulus à main gauche. Aucun de ces tombeaux n'a été fouillé , et nulle contrée n*a jamais été aussi peu explorée que cette partie de la Laconie , oîi un voyageur qui pourrait faire des recherches serait dédommagé de ses peines par des découvertes importantes. A un quart de lieue de Gégore on aperçoit Corithitza ; et à pai'eille distance on guée un ruisseau qui tombe
(i) Patis.y lib. III, c. 21.
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