LIVRE XTII, CHAPITBC Tff. ^^t
avec une veste courte et sans tnanciies, eu velours cramoisi brodé. £lle était ooiifée «l'un bonnet de velours vert brodé , taillé eo forme de couronne ducate. Un chalc de mousseline d'or fixé sur l'épaule droite, Lraversaut «a poitrine en baudouiière, passait sous son bns gauche ) de là sur sa toque d'où il flottait par derrière jusqu'à terre : tel était son accoutrement. Le vêtement de ses femmes était pareil , avec la différence de la qualité des lissus et des orueiuents.
L'habillement de Koutouphari , son oncle , n'était pas moins magnifique. Il portait une veste serrée, à mandies ouvertes , doublées de blanc et brodées en or , avec un doiman court de velours noir, dont les manches pendantes étaient bordées de martre zibeline* La ceinture qui soutenait son poignard et ses pistolets était faite d'un chale en soie rouge à larges bandes d*or, ses culottes bleu clair étaient serrées par une jarretière audessous du genou , et ses jambes étaient couvertes de guêtres de drap bleu bnidé en or, avec des bossettes en vemteil en haut et aux malléoles. En se retirant , il jetta sur ses épaules un riche manteau de drap bleu, brodé en or , à larges manches , doublé de roUge ^ ajramt des broderiea en forme d'agrafes; son turban vert et or recouvrait ses longs cheveux gris , qui flottaient sur ses épaules comme ceux d'un hiérophante antique. Les hommes qui l'accompagnaient , et tous ceux que nous vîmes, me parurent d'une taille ordinaire mais déliés, agiles «t extrêmement vigoureux.
On célébrait alors la féte de Pâques , et dans les villages que nous visitâmes, nous trouvâmes les habi» tants qui chantaient et dansaient sur l'herbe. Ceux des maisens voisines du petit port de Kythriès , ainsi que
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réquipage de deux bateaux qui y étaient à Fancre, eu lÎFenI autant jnsqu^à une heure avancée.
En quittant Ky thriès, on nous donna une escorte pour nous accouipa^iicr jusqu'à Scardamoula, éloigné de dix milles, où uou3 trouvâmes la même hospitalité; nous visitâmes le mouillage situé au-dessous du château. £n sortant du village , nous nous dîrigeâtnes au S» £. en suivant un sentier taillé en spirale , qui nous conduisit sur une hauteur d'où Ion domine un vallon parsemé de maisons et de chapelles, dont Thorizoo est borné par des montagnes noirâtres couronnées de neiges. Uafrpect de cet enclave présentait une scène admirable de culture, du sein de laquelle beiublaieut sortir les hameaux de Dokyès ou Dolous, Yarochi et Zarnate (i). La curiosité naïve des habitants formait un tableau analogue à la richesse du paysage , par le mouvement qu'ils firent à notre approche. L'avis n'en fut pas plus tôt donné que de grands cris se £rent entendre. On y répondit des champs et des montagnes, les travaux s'arrêtèrent , et tout le monde, femmes et enfants^ se pressèrent autour de nous, tandis que les liommes nous prenaient la main en disant : soyez les bieik venus» Nous remarquâmes que le pays était mis ea rapport jusque dans les .crevasses des rochers, oh Ton a planté dos oliviers et des muMers; des espaces qui n'avaient que quelques pieds de diamètre étaient bêchés et semés de bled ou de maïs, et les collines se présentaient au loin couvertes de ruches d'abeilles dont le miel égale en buavité celui du muai iljniette.
( I ) Zarnate on Stavropighi comprend dans sa juridiction Campes » Datis, Mantineai GalUtcès, Pigadia, Altomira et Selitia«
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