VOYAGE LA. OR^GK
pour le punir de quelques propositions gaUutes qu'il avait ùàtes à une jeune fille maniate.
Au sortir de la capitainerie de Platza , on entre dans le territoire de Koutouphari , village éloigné de deux lieues de Pephnos. Le mouillage n'est pas teuable quand les vents de Garbe se font sentir sur cette partie de la cote, où la mer déferle avec impéluosilé. Le commerce maritime ne peut presque s'y faire que sous voiles; la capitainerie jouit du reste d'une assez bonne police, parce qu'elle se trouve placée sous la protec* tion spéciale du Bach-Bagou. La s'ouvre, en tournant à l'orient d'été, un sentier qui conduit aux. villages de Milias et de Gastagnitzas, situés sur les versants de la Laconie (i). C'est à partir de ce défilé que le Taygète change le nom lie Pente- Dact} ion contre celui de Saint-Hélie, qu'il porte jusqu'au cap Ténare ou Matapan. Toute ^cette région des montagnes est parsemée de vastes forêts de chênes, qui font une partie considérable des revenus du bey de Maïna^ à cause du monopole de la vallonée, qu'il accapare pour la revendre au commerce étranger.
Quatre lieues au S. E. de Platza, après avoir parcouru un terrain pierreux parsemé de quelques oliviers , on arrive à la baie de Ghimôva ou Tzimpva ' vulgairement appelée par les navigateurs Porto-l^tulo et par les gens du pays Liméonas. Sur cette route
(i) La première de ces capitaioeriesy qain'est éloignée que de six lieues de Mistra, était administrée en 1816 par Gonstanthi Durachari } et la seconde, qui cstlimitroplie de Bardouoia, était commandée par Yenechano descendant d'une des plus anciennes familles de rÉIeutheto-Laoonie.