LIVRE XIII, CHAPITRE IV. 5g
pour base astronomique du gi&eineiii d'Athènes (i)« Aprèa Tavoir examiné nous Tînmes sur Pemphœment qu'on dit être celui de l'Aréopage. Ce tribunal existait avant Solon ; Mars y avait été absous du crime d'homicide (a); il subsista ^us toutes les formes de gouvernement, et il était composé de tous les citoyens qui avaient rempli les fonctions ti arciionte (3).
ft ^ous avions autrefois fixé la position de TA reopage , « sur une butte oit vous voyez une diapelle dédiée à a Denys Faréopagite, que les Athéniens prétendent « être né, avoir vécu, être mort et enterré dans leur « ville. — Gomment, saint Denys, Tapôtre des Gaules, «martyrisé à Montmartre, près de Paris, qui porta « lui-même sa tête jusqu à TAbbaye, oii se trouvent les « tombeaux de nos rois; saiiit Denys, le seul qui ait « vu réclipse de lune et de soleil arrivée à la mort « de Jésus-Cliiist, serait enterré ici? — Mous parlerons « de cela une autre fois si nous y pensons (4). — Nous « nous étionsdécidés , d'après un passage d'Aristophane , « qui rapporte qu'on lança une torche ardente de la a citadelle dans le tribunal de Mars. Mais j'ai pensé n depuis que le poète parlait au figuré, ou qu'il fiitsait
(i) Philopappus, monument situé sur la colline dit Musée à Athènes.
(^i) Deniosthcû. contr. Aristocr. p. 736 , Pastoret, Léj^ishition des Athéniens, ch. III, p. 179, 180. Recherches sur l'Aréopage par l'abbé de Canaye, t. X, mémoires de TAcad. de» Inscript, et Belles-Lettres, édit. in-ia.
(3} Pltitar. S 34 ) Corsini, Diss. i , $ 3o et suiv. ; Pastoret. ibid*
(4) Said. in voc» AiM6«ie«.
6o . YOTAGÊ 1>E LA. GRèCE.
u allusion à quel(|ue anecdote du temps que nous ne connaissons plus^ enfin d'autres raisons me portent « à le fixer ici (r).
<f Observez ce banc taillé au ciseau dans le rocher, « ces encadrements, ces mortaises, destinées à rece< « voir des solives; cela n'annonce-trit pas le trsàcé é^a (c bâtiment construit en échafaudage? Vous savez que « les aicupagilcs ^ assciiiblaient en plein air, sous un c( hangar, au milieu des ténèbres (2). Les niches de « forme carrée que vous voyez contenaient des^ éir- « voto «uspendus par les accusés qui formaient des « vœux bien naturels puur leur salut, lorsqu ils coince paraissaient devant des jiiges sans appel (3). On de- « vait trembler quand oh se rappelait qu'un enfîmt bon- « vaincu d'avoir arraché les yvu\ à un oiseau, et un « citoyen coupable d'avoir tué un moineau qui s'était «c réfugié dans son sein , lorsqu'il était poursuivi pavrun « épervier , avaient été condamnés à la peine de mdit. « J'ai trouvé plusieurs des oilraiides qu'on faisait, en a pareil cas, aux dieux et aux héros de la légende my^ m thologique. Ces deux espèces de tabourets taillé& dana « le roc furent probablement les sièges de Vir^ure
(1) Foy, Herodot. , lib. VIIT, § 5a.
(2) Paw est d'un avis cuiii 1 aire. Il pK'iciul (jii a Ailiciies comme ù Homo, il uc pmix iit y avoit- ;Mic4iiiij t-spcct- jugement exécuté après le coucher du soleil. ( J&echercl^eâ sur les Grecs, S V. ) . . ; . . .. v| k
(S) Il paraît qu'à utfe 06 rtaioe époque leurs jugements» pouvaient être réformés par les Ao^t^rol ou vér^Soateàrà quand iif dépassaient les bornes de la modération. ( Demostfa* in Ifàeit.^ .£scbui ib Ctesiph.) Dans la suite ils deviuréut sAos 'âppél et sans revision mcme en Cour de cassation. (Oemostlî» i^to Coron*)
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