CHAPITRE
Promenade clans l'acropole. — Temple de la Victoire sans ailcrs. — Propylées. — Parthénoii.— ThéAtre de Bacchus. — Ct»uvenl des capucins. — Tour des vents. — Agora. Fanihéou OU Olympiuni d'Hadrien. — Colone. — Céramique. — Jardins de rAcadémie. — Somnambulisme. — Dernier rejeton des ducs d'Athènes.
Nous avions parcouru deux des cotés de la viMe
d*Athènes, lorsqu'il fut décidé que nous visiterions l'acropole. Nous partîmes pour ce pèlerinage avec autant de ferveur que les dévots les plus zélés , lorsqu'ils s y rendaient pour suivie les litanies ou processions des Panathénées*
On ne reconnaît plus, sur le chemip par lequel on monte à la citadelle, le temple de Thémis ni les monuments qui étaient coustruits sur les côtés de cette route. Nous fîmes une pause à la caverne de Pan, espèce de niche oit Ton a découvert autrefois des inscriptions. JHo\is
prolongeâmes ensuite la partie du rempart bâti par les Français en iao5, qui s'étend presque jusqu'aux propy- ^ Iccs. M. Fauvel nous fit remarquer que cette murailles avait été construite par nos braves et ignorants aïeux , aux dépens du temple de la Victoire sans ailes, dont il nous montra l'emplacement. Ainsi Spon a tort de reprendre la (iiiilietière de n'avoir pas parié de cet édifice, qui n existait plus depuis long-temps, et au^ujet duquel il s'est iui-méme trompé. II est cependant intact, nous dit notre guide, car si on voulait reprendre les matériaux employés à élever une grosse tour; je ne doute pas qu'on ne parvint à le reconstruire de toutes pièces sur les soubassements primitifs.
Jetez un coup d œil sur ies propylées, que quelques personnes appellent l'arsenal de Lycurgae, d'autres la salle du trésor, la galerie de Polygnote,'^et qui fut peutêtre tout cela à cause de ses différentes distributions. Je pense que ce sont les propylées qui étalent , suivant Pausanias , placés en face du temple de la Victoire sans ailes. Les six colonnes doriques, auxquelles répoiulaieiit cinq portes qui formaient probablement autant de vestibules , sont d'un marbre pur et du plus beau grain. Les propylées étaient consacrés à Mercure, qui était le gardien du teriiple de Minerve ; un mur d'entre-cotonnement les couvre aujourd'hui jusqu'à la moitié. Les statues des fils de Xénophon se trouvaient à ce détour, non loin de celles des Grâces, ouvrage de Socrate. A quelques pas de là nous passâmes une seconde porte qui donne entrée dans la citadelle.
« Nous voilà au pied' du temple de Minerve, lePar- CL tliénon est devant vous, dit M. Fauvel, levez les yeux « et admirez. Ck)ntemplez ces chefs-d œuvre, voyez leurs
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