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Inscription, *
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la ruine dés mcmuinénts du bois sacré d EscuIape , ne croie pas que tout est perdu. S'il peut le faire, efc surtout si les Gi:ecs remontaient au rang des nations , qu'on i^toume ces bùUes couvertes de halliers, on y trouvera des monuments, ouvrages de ces hommes que ks modernes n'égaleront jamais. Sous ces tertres cou* verts de myrtes existèrent les temples de Diane, de Venus et de Thémis. En buvant l'eau d une fontaine près de laquelle on s'arrête pour se désaltérer, qu'on se rappelle qu'on touche au stade, ou les malades pouvaient courir pour se guérir des obstructions, ou pour gagner de l'appétit , comme cela se pratique aux eaux que plus d'un médeçin conseille à ses clients faute de mieux. Les bains du dieu d'Epidaure, qu'on avait honoré jusque dans la personne d'Épioné, son épouse, à laquelle on avait érigé une statue, seraient faciles à reconnaître, ainsi que les ruines du temple des dieux Épidotes, de la déesse Salus, d'Apollon égyptien, et le portique de Gotys, restauré par Antonin, qui succéda à son père adoptif Hadrien l'an i38 de notre ère.
Au sortir de l'enclos sacré on remarque a droite, tous un arbre, une belle fontaine, et on traverse presque aussitôt un ruisseau venant de la droite, qui
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ï IV.
Sur m aûtel éievé à Baechus par Caiiimaqne,
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a44 VOYAGE DE LA CRKCÊ.
coule ainsi que deux autres filets d^eau dans la di*
rection du golTe d'Argos. On trouve des constructions ; la vallée se rétrécit en formant un défilé, qui fut autrefois fssmé par un mur de retranchement dont on recoiinaît les soubassements, et à trois mi- ' nutes plus loin on passe sur les restes d'un second rempart. A cette distance, on traverse un ruisseau bordé de lauriers- roses et de grenadiers, et on entre dans une gorge flanquée de rochers entremêlés de pins odorants , qui se termine à Tintersection d'un sentier qu'on prend pour se rendre à Lycourio.
11 parait qu'on avait fortifié avec un soin extrême les approches du bois d'Eseulape^ ee qui ferait supposer qu'il y eut des trésors considérables déposés sous la garde des dieux « et que les malades n'y auraient peutêtre pas, sans cela, été à l'abri de quelque coup de main de la part des plagiaires ou pirates , gens bravant Jupiter et son tonnerre* On eit à une demi*lieue de Hiéro, lorsqu'on entre dans une campagne bien cultivée, couverte (l'oiiviers, d'andrachnés et d'une foule d arbustes qui confondent les harmonies de leurs feuillages. La plaine continuant à se développer, on aperçoit la presqu lie de Métbaua, Jb^iue, et une foule d îlots qui se déployent en ferme d'autels disséminés sur le golfe de Saros. Après avoir laissé à gauche un hameau situe sur le mont Arachné, ou passe devant un tumulus,qui est peut-être le tombeau de TTvt nétho, épouse de Dei* plionte, roi J Épidaure. Cette opinion, sans être positive, est vraisemblable, car Pausanias dit qu'on lui éleva un monument héroïque, dans un champ planté d'oliviers qui lui fut consacré. De là à Épidaure, il y a une demi*lieue de chemin , et deux heures et un quart de marche en tout depuis Hiéro.