LIVRE XIV9 CHAPITRE IV. ft5l
qu'un ne connaît plus, mais il est jjiobable qu'il ne pourvut pas à cet évêché : le pays était pauvre, et ou se contenta d'en fitire mention dans la notice des évéchés latins de TOrient (i). Ou trouve à Damalas des inscriptions(a), et des médailles qui sont la plupartaux types de Méthane et d'Epidanre.
Le port Pogon a conservé le nom qu il portait dans raiitiquité, mais il n'est plus accessible qu'aux bateaux. On ne ristroiive sar cette terre célébrée par les poètes et par les historiens (3) que des débris de colonnes ,
(1) Oriens Christ.^ t. UI, p. S97, 896.
' (s) Damatas^ inscription ntr un macère dan* une égfite.
r.N.KOPHÂION TÎBEPIOT TION 0Al(lANOT AFXON XElAunON ABr.AG.KTeiKHG ATANAPON ANTlCPATHron EN
KOPINea ETemSIAC EniMEAETHN AmNO08TlIN
KAlCAPHilN NEPYANHTiN TPAI.M2N CLLACTHUN
rEPMANixnnN aakhon kai iceMinN kai ilaiCafi
ÛN KAI ArnNOeETHM CEBACTEUIM KAI ACXAHnEiaN XAI GTPATHrON KAI rPAMMATEATUN AXAlilN XAI APXIEPEA KAl EniTPOimN XAIGAPOG r-H.KOPNHAIOG «lAlGXOG TON ATTOY^IAOY.Mr.B.
Sur un cippe.
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ANESHKEN.
. (3) Herodot., Hb. IX, S 28; lib. Vlli, S 7^î Eustalh. in Ùonier* p, 187, 9; Stat. Tbebaid., IV, v. 81 ; Ovid. Met., VIII , V, 586; Plut, in vit. Thes.; Steph. Byz., p. 7*9» ^^^^y^- Hi^i. , Itb. II , c. 5^; Corn. Nepos, II, a; Thucyd. HisU, Hb. I, 8a, 51 5; lib. IV, 280, 118.
aSa VOYAGE DE L\ GRECE.
quelques inscriptions mutilées dont la plus lisible est
une consécration à l'empereur Septime Sévère PertinsLX, Dans Téglise appelée Palaeo-Ëpiscopi , oa remarque des colonnes brisées et des fragments d'architecture semblables à ceux du temple d'Erechthée d'Athènes. Le voyageur qui visitera la chapelle du Sauveur y retrouvera une partie des inscriptions publiées par Gfaandier et une foule de marbres vus par Dodwel; ces deux voyageurs sont ceux qui ont le mieux décrit Trézène, quoiqu'il y reste encore une foule d'objets à examiner. Fourmont, qui y passa en 17^^91 ne semble pas y avoir donné toute Tattention qu'elle méritait, quoique naturellement investigateur et assez heureux dans ses explorations. L acropole , située sur uii rocher escarpé , est assez bien conservée pour mériter l'attention d'un architecte, qui trouverait de quoi y exercer son industrie avec plus de succès que dans d'autres parties de la Grèce, où tout est aussi connu que pos« sible, quand il faut se contenter de décrire ce qui est à la surface de la terre.
A Texti^émité orientale de la plaine de Trezène s'élève la presqu'île de Méthane qui masque la vue d'Athènes; on a devant soi, à l'onent, l'île de Calaurie, Belbina, le cap Sunium, les montagnes du Laurium et l'Hymette de l'autre coté du golfe de Saros; on découvre au septentrion la projection des montagnes de la partie du territoire d'Ëpidaure appelée Solygie,et les cotes escarpées qui touchent à la Mégaride. Ovide, pariant des changements physiques arrivés dans i'Lpidaurie, donnerait à entendre que la presqu'île de Méthane aurait été produite ou plutôt exhaussée à la suite d'une éruption soumarine qui fit paraître à la surface