l'E CAIRE
bu que des ruiaes indiquent, quelle que soit la différence des époques où ils ont vécu avec celle où ces monuments ont été érigé». La citadelle du Caire, et par conséquent le puits qui lui fournit de l'eau, fut Tœuvre d*un homme d'une grande puissance, dont le nom est venu à nous paré de Téclat des sentiments généreux, d'un noble courage, et d'une civilisation déjà avancée. C'est par Tordre de Saladin qu'elle fut bâtie , et sous la direction de Karokous, qui avait défendu PtolémaYs contre Pfailippe-Àuguste. Le grand Saladin, dont la mémoire est restée populaire chez les musulmans, portait le prénom de Jussus (Joseph) : de là le nom donné au puits de la citadelle , et le vulgaire aura confondu celte origine avec la tradition du fils de Jacob.
En sortant de la citadelle par la porte de secours, on ttouYe un espace étendu, couvert de ruines, de décombres , de citernes à moitié ouvertes , et qoi obligent à marcher avec précaution. Sur cet emplacement était bâtie l'ancienne ville de Fostat, qui fut l'ouvrage d'Amrou, lieutenant d'Omar, le conquérant de l'Egypte.
C'est une chose digne de remarque que le changement successif dès lieux choisis, tour à tour, pour les différentes capitales de l'Egypte. Ce fnt d'abord Thèbes. En remontant à la plus haute anliquité , a l'époque où le Delta É'était qu'un marais,