ECOLES CIVILES
élèves 9 qui vivront au milieu des animaux qu'ils sont appelés à connaître et à soigner; et TÉgypte » avec le temps , sera pourvue de vétérinaires capables, qui lui sont si nécessaires, et dont elle n'a pas un seul â présent.
Pour terminer ce qui a rapport à renseignement en Egypte, j'ajouterai qu'il y a des écoles primaires gratuites dans toutes les villes et les arrondisse-, meûts, et que , hors du Caire , entre le vieux Caire et Boulaq, il y a une grande et belle école, nommée Kar-el-Ain , où douze cents enfants, de six â dix ans, entretenus aux frais du pacha, apprennent à lire et à écrire , l'arabe et le turc , pour être envoyés ensuite à l'une des écoles spéciales, soit mili* taires , soit civiles, affectées aux différents services publics*
n*y a pas un seul cheyal qui , éleyé ainsi , n*en ëpronto Im effets les plus fâcheux, paf la manière dont il est placé tut ses jambes.
En me rendant à Abou-Zabel, j'avais traversé la plaine de Kauka , où je campais en 1798; c'est dans ma tente que le général Bonaparte apprit le funeste événement de la destruction de notre «scadre à Aboukir , et nous tint le discours que j'ai rapporté.
Ibrahim-Pacha a beaucoup embelli cette plaine en y faisant amener les eaux pour les irrigations; il a mis en culture une grande surface de terrain autrefois stérile , et il a fait planter une grande quantité de ceps de vigne, du plant de Bordeaux, dont on espère tirer un grand parti.
Mon séjour à Abou-Zabel fut égayé par tous les plaisirs que peut offrir l'Egypte. Une réunion d'aimées, venues du Caire, toutes d'une grande beauté, et couvertes de bijoux très-riches, anima notre
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soirée; leurs danses sont le type de toutes les danses de rOrient , de même que les danses populaires de la Sicile et du royaume de Naples. Elles ont été si souvent décrites qu'il paraîtrait peut-être superflu de les peindre encore ; cependant j'en dirai deux mots.
Les danses, qu'accompagne une musique mono tone , commencent d'abord par un mélange de mouvements gracieux et voluptueux , mais qui arrivent promptemeùt aux écarts les plus étranges. La plus remarquable est connue sous le nom de l'Abeille. Deux danseuses sont supposées piquées par une abeille cachée dans leurs vêtements ; elles s'écrient et répètent constamment : u Nach yao ! oach yao! » (ah! l'abeille! ah! l'abetllel); et, pour la trouver, elles se dépouillent, toujours en dansant, de leurs habits, même de leur chemise, conservant toutefois un manteau de soie noire qui, alternativement , s'ouvre et se ferme , et vole aux yeux des spectateurs. Elles se rhabillent de même, toujours en cadence. On comprend que la vue d'une semblable danse finit par allumer les sens de ceux qui en sont les témoins.
La musique ne se compose que d'une seule phrase de quatre ou cinq notes, sans cesse répétées : c'est l'accompagnement obligé de ce spectacle, qui fait les délices des. harems et les plus grands divertisse ments des gens riches. Au surplus, on sait qu'en
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générât let Orientaux ont l'imagination llcencieiise , tt les Égyptiens particulièrement.
Il parait qu'il en a toujours été ainsi :d'anclennet éculptures et d'anciens dessins en apportent la preure. Aujourd'hui , ie Caire est ^ de tontes les Tilles d'Orient, celle dû les anciennes mœurs se sont conserfées les plus intactes , et si le Phallus n'est plus l'oljet d'un culte véritable, il est cependant soufent exposé au public comme un signe de joie. On en voit souvent, dans les danses, deâ imitations grossières; mais, quelquefois, c^est areo profusion que les rues en sont couvertes , et l'on assure que , lors des réjouissances qui eurent lieu au Caire â Toocasion de la prise de Saint-Jeand'Acre , r^ouissances qui furent très-vives et très* populaires , un grand nombre de ces anciennes divinités étaient suspendues à des cordes qui traversaient les rues, et mises continuellement en mouvement pour l'amusement du peuple et à la grande satisfaction des passants.
Abou-Zabel est aux confins de la terre de Gessen, qu'habitèrent les enfants de Jacob, et où sa race se multiplia. C'est près de là que les Israélites bâti rent pour Pharaon les villes dePithometRamessès. Une élévation voisine d'Abou-Zabel , que Ton appelle la montagne desJuifk, et qui est fermée- da décombres , marque sans doute le lieu où la seconde de ces deux villes existait; la première^ plvtt
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au nord , connue aussi sous le nom de Héroopolis, |
était située sur le bord de la mer , et donnait son |
nom au fond du golfe , qui s'étendait jusque là. ]
C'est de cette terre que les Israélites, conduits |
par Moïse, partirent pour échapper à leurs oppres- [
seurs. Peu après PaTOif quittée, se voyant pour* \
suivis par Pharaon, ils s'enfèncèrent dans le désert, dont ils ne sortirent que par une suite d'érénenients qui prirent à leurs yeux l'apparence d'une protection toute divine.
Le caractère de grandeur que le pacha a au donner aux établissemente publics se retrouve dans ceux qui lui sont personnels. Son palais principal est placé dans la citadelle du Caire : il est très-Taste, et le divan est contigu au harem. L'habitation est au premier étage ; un escalier très-large, mais extrêmement roide, y conduit. Ce palais est distribué comme celui d'Alexandrie, mais beaucoup plus grand.
L'habitation de Ghoubra , située à une lieue de la Tille , n'a point beaucoup d'étendue , et n'est pas fort belle, mais lesjardins sont magnifiques. J'allai y passer une journée, et visiter les environs; ils sont couverts d'immenses plantations qui, dans peu d'années, formeront de véritables bois. Unesuperbe allée conduit du Caire à Cboubra. Ces jardins ne