CHAPITRE XIII
LB5 FEMMES ▲ L'ILB DE L'UTOPIB
L'ile entière suit l'exemple de Théodose; Quelques éclats de voix isolés s'entendent encore, bientôt ils deviennent de plus en plus rares et cessent lout-à-fait. Alors, net et bien dessiné, retentit de temps en temps et dans toutes les directions quelque cri guttural alternant avec des sons rauques ; mais celle mélopée sauvage fait parlie de la nature, aussi Toreille accoutumée n'en saisit pas les sons et le sommeil n'en est pas troublé.
C'est le moment où une nouvelle existence va s'agiter. Des milliers d'êtres débouchent
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des crevasses, des tanières, courent dans la forêt, rampent le long des choses, grouillent informes, sans presque bouger de place, sautillent agiles et regardent avec des yeux de feu, se meuvent lentement dans un bruit étouflé. C'est le second degré de la vie qui succède au premier fatigué, jusqu'à ce que le premier reparaisse et fasse rentrer dans Tombre ces comparses inférieurs.
Moitié hardi, moitié inquiet, chacun va cherchât sa proie ; quelques os broyés dans le silence font bien dresser l'oreille aux plus proches, mais ce bruit est monotone et la nouvelle victime que convoite la rude mâchoire se remet tranquillement à brouter.
Diminuée de quelques-uns et les autres bien repus , la gent nocturne commence à folâtrer ; les petits museaux hument a tous vents les senteurs matinales , l'oiseau de nuit, qui voit Taube, commence à trébucher, l'insecte va et vient comme pour délier
ses ailes, et doucement lâ couleuvre chemine vers son abri.
 cette retraite graduée succède graduellement de nouveaux acteurs qui, sous la feuillée, s'éveillent et gazouillent au jour qui parait; les plus paresseux, irrités de ce bruit, chantent pour le faire taire, et les autres plus fort détonnent à leur tour ; sans bouger de la branche de peur de perdre haleine, chacun fait rage dans le chœur, et le brouillamini le plus formidable salue le dernier lapin retournant au terrier.
Dans la basse-cour de Yerdin, les espèces variées luttent à qui remportera sur Fautre par Taigreurducri; les poules sonnent sans retenue la gloire de leur ponte et les canards braillent sur un ton méprisant. Thcodose en est agacé et cependant il dort encore, mais son sommeil est dominé par ce bruit, et de faussets en faussets, un plus criard finit par l'éveiller.
11 songe à la jouraée de la veille, et maussade, fatigué, il relire ses effets, qu'il n'a pas quittés, puis, un peu remis par d^amples ablutions, il va chercher Yerdin et ne rencontre que Nisia , qui lui explique que Yerdin va revenir, qu'il est allé travailler.
— Gomment, dit Théodose, il peut travailler le lendemain d'une fête pareille.
— Mais, dit Nisia, ces fêtes sont une habitude; d'ailleurs, hier, c'était jour de repos, nous nous sommes levés plus tard, en prévision de la fatigue. Nous nous sommes couchés à la même heure; voys voyez que l'ordre n'a pas été beaucoup troublé.
— Quoi, il n'était que dix heures?
— Dix heures et demie quand vous êtes rentré dans votre chambre. Si mon mari est fatigué, il ne iravaillera pas tantôt. Vous savez que dès que ses quatre heures sont faites, il est son maître.
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Âh bien! je suis moulu, et cependant je viens de me lev^. Je me demande comment il est possible que Yerdin ail déjà presque fait sa journée.
— C'est très-naturel, dit Nisia avec un iin sourire; ces fêtes sont tellement journalières chez nous, qu'elles n'emportent pas d'entraînement, tandis que ceux pour qui elles sont nouvelles s'y laissent aller et s'y rompent l'esprit et le corps.
Théodose pensa à ce qui lui était arrivé et fit un signe d'acquiescement. Nisia poursuivit :
— Conune tout Tatelier de Verdin était à la noce, on avait décidé de venir le lendemain une heure plus tard au travail ; c'est ce qu'on fait d'habitude quand il y a des mariages; comme cela, personne n'est indisposé. Nous dînerons aujourd'hui à onze heures, au lieu de dix.
 ce moment, Yerdin entra.
— ^Ami, dit-il, en tendant la main à Théodose, viens avec nous manger les reliefs de la noce. Je change de vêtements et nous parlons.
Théodose se laissa conduire. Il retrouva les mêmes magnificences de service, seulement les convives étaient bien moins nombreux et les plats beaucoup moins variés.
Avec les restes trop petits, on avait confectionné d'excellents pâtés ; les hors-d'œuvre foisonnaient toujours sur la table, le dessert avait encore une certaine apparence, et le tout était consolidé par un appoint de confortables rôtis.
Tliéodose, sans le vouloir, se déridait, d'autant qu'à ses côtés une femme entre deux âges, d'humeur avenante, lui causait joyeusement sans parsdtre prendre garde à sa mine. Des souvenirs, des épisodes abondaient dans sa coiiveisalionj^ tout cela, gai, vivement et agréablement conté. Insensi-
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blement. Théodose prenait goût au dialogue, bientôt il en vint a questionner.
— Je ne me suis pas rendu compte, dans la cérémonie d'hier, si le mariage était indissoluble ? dit-il à un moment.
— Indissoluble I reprit sa voisine avec vivacité, indissoluble, répéla-t-elle encore , Funion de deux êtres , alors que l'individu n'est pas si bien lié à lui-même que le bras ne puisse se détacher de T épaule, la main se séparer du poignet , et vous voudriez qu'un rapprochement qui n'est que volontaire, qui n'occasionne aucune lésion en se disjoignant, puisse être indissoluble I Mais réfléchissez donc que rien n'est indissoluble au monde ; ce qui ne peut être désagrégé par telle chose l'est par telle autre. Voilà tout.
— Alors, chez vous, on divorce comme on veut?
— On divorce par le même principe
qu'on se marie. Le mariage est raccord pur et simple jde deux volontés ; or, quand cet accord cesse, le mariage est forcément dissous. Ne seotez-YOus pas que s'opposer au divorce, ce serait marier les gens contre leur gré? Ëtqui donc pourrait disposer d'un être autre que soi ?
— Ce que j'en disais, fit Théodose doucement, c'était en vue de mettre un frein aux passions.
— - Ah 1 vous me donnez beau j.eu, dit avec bonhomie la dame ; c'est en mettant un frein matériel que non -seulement on exaspère, mais encore qu'on fait naître les passions.
AVez-vous jamais vu un cheval fringant allaché parla longe? 11 est agacé, il tire de ça, il tire de là, et s'il rompt ie licou, zesle ! le voilà parti à perte de vue; au contraire, laissez ce cheval en liberté, il regardera bien autour de lui, mais n'étant pas retenu, il ne s'éloignera guère. Ainsi fait riionmie.
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Mon cher voyageur, soyez persuadé que l'espèce humaine est comme tout le reste de la création ; elle se modifie suivant le miheu où elle eidste. Si Tenfant est formé par des parents vertueux, mais qu'il se développe dans une société corrompue, il sera un équilibre entre le bon et le mauvais, parce qu'aUernativeinent la société défera ce qu'aura fait la famille. Ici, l'homme ne dévie pas parce que la société est le soutien de tous. Ce qu'on enseigne à l'un, on l'en* seigne à tous; ce qu'on fait pratiquer à un on le fait pratiquer à tous. Aussi, nul n'imagine de se soustraire à la loi générale. Nous enseignons le respect du mariage , comme nous enseignons le respect des parents, et l'un s'établit tout comme l'autre, sans lois, sans pénalités, par le simple fait que ce res* pect est naturel et que nous l'avons cultivé.
— Cela est beau, dit Théodose gravement. Je vais abuser Je voire complai-
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sance, mais dites-moi, ajouta -l-il, avec une certaine gêne, n'avez-vous point de religion? Je n'ai pas vu d'autel à l'Étre-Suprème.
La voisine de Théodose jeta sur lui un regard doux et clair cl répondit affectueusement:
ce II n'existe pour nous que la Nature et l'homme. Notre religion est le respect de riiumanité,' parce que c'est seulement de ramélioration de l'homme que doit résulter Tamélioration dans Tordre des choses. La Nature emplit Tinfini et nous vénérons la Nature, mais nous nous égalisons à elle, parce que la consclence,*de son Être est en nous, et que la conscience de ce qui Est donne forcément à qui la possède F organisation de ce qui Est. Nature et homme, problème et science, voilà les deux éléments du savoir qui est TÊtre. Donc, par la grandeur de la Nature, nous jugeons de notre propre grandeur. » Disant ces mots.
le visage de l lndieDoe s'était transfiguré; il s'y rétlélail une noblesse et une puissance hors ligne. Mais, reprenant aussitôt sa bonne et simple expression d'habitude, elle continua en souriant : ce Si vous n'aviez pas vu la pièce d'hier, je pourrais espérer vous convaincre par l'explication d'une règle d'arithmétique, mais je vois qu'un cerveau habitué à l'erreur ne peut plus envisager la vérité d'un seul coup. Si ce point vous intéresse, je vous donnerai les principes de la Création à étudier ; c'est un tout pelit calcul, simple connue un et un font deux, et sa simplicité même fait qu'il échappe à tous, comme ces belles découvertes qu'on est si fort étonné, quand on les connaît, de n'avoir pas imaginé. »
Théodose remercia, quoique se moquant en lui-même, imitant eu cela rinlelligence de ceux qui rient des découvertes jusqu'à ce qu'elles soient appliquées et fonctionnent.
— Quelles sont vos principales lois, demanda à son tour la dame ?
— Nos lois 1 fit Théodose étonné, vraiment, je les connais pour les suivre, mais je serais bien empêché de les traduire.
— Ahl est-il possible? Ici, dès qu'on commence à raisonner, c'est cela qu'on vous apprend. La première loi est que l'homme a en tous un lui-même, et qu'ainsi l'homme ne doit vouloir pour l'homme que ce que pour soi-même il voudrait. La seconde loi est que, punir au lieu d'améliorer, c'est ne valoir que ce que vaut le coupable, car, enfouir un criminel pour s'en débarrasser, c'est faire comme uu médecin qui supprimerait le malade pour ne point le soigner; or, médecins qui se refusent à ceux qui souffrent; justes qui condamnent les pervers ne sont que bourreaux qui abattent ou condamnent les hommes pour s'éviter de soigner la plaie. La troisième loi...
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— Vous avez bonne mémoire, madame, interrompit Théodose, mais je serais désespéré de vous fatiguer.
— Ët moi de vous endormir, riposta affectueusement rexcellenle personne.
— Oh! vous vous trompez, madame ; la preuve, c'est que je vais vous demander qu'est-ce qui fait ces lois?
— Tout le monde, et tous les approuvent, les rectifient, les perfectionnent.,.
— Vous n'avez pas de chefs, pas de mandataires?
— A la tête de chaque section de travail, il y a iin comptable qui relève les états de production, les matières employées, le nombre d'ouvriers de la section^ ce comptable reste un mois, puis il cède sa charge à un autre et tous s'y succèdent à tour de rôle. Ces états dressés servent à établir la quantité d'opérations faites et a répartir les bras suivant qu'une industrie en manque
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OU qu'une aulre en emploie trop. On présente ce relevé dans les réunions, chacun peut en contrôler Texactitade, aussi n'y a-t* il possibilité à aucune superdierie et on emploie pour tout le même système. Quelle que soit la rectification que vous vouliez faire, vous la posez nettement, on la discute, et la pluralité l'admet ou la rejette. Si vous croyez avoir raison et n'être pas compris, vous écrivez vos idées, ceux qui les trouvent fausses écrivent pour vous réfuter, et ainsi se forme le jugement.
— La femme, ici, est considérée égale à l'homme, probablement? demanda Théodose, après un instant de réflexion.
— La femme est partout mère et fille d'homme, répondit la dame étonnée. Mère, elle crée l'homme j fille, elle est créée par lui, et vous voyez que tour à tour, engendré, engendrant, chaque humain n'est qu'un chainon de l'espèce et que le sang du pre-
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mer coule daos ledei aier comme daûs lous, donc comment voulez -vous qu'un même sang puisse être inférieur et supérieur à la fois? Quel est Tabsurde ou l'ignorant qui oserait émettre une distinction entre le sang des pieds et de la tête d'un même individu?
— Cest tout à fait ce que je me disais^ madame, et je n'en parlais que pour me bien convaincre.
— Quoi ! vous aviez besoin d'être convaincu?
— Oh! non, madame, c'est que...»
Tbéodose s'était enferré , il ne savait comment sortir de là; fort à propos, à ce moment, on lui passa une tasse de café ; avec courtoisie il s'empressa de la poser devant sa voisine , en déclamant avec vivacité sm* la saveur du café pris bouillant, puis il s'embarqua dans une digression sur l'hygiène de celte excellente boisson , son usage à Paris, etc., etc. La dame parut
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charmée; elle demanda à Théodose s'il en prenait souvent, il dit que oui, attendu que Nisia le faisait délicieux, a Hais j'y pense, ajouta-t-il, je partirai sans savoir leur nom, je veux toujours le demander et une chose ou Taulre me le fait oublier.
— lis s'appellent Verdin et Nisia.
— Quoi, pas de nom de famille ? Il n'y a pas d'illustration possible !
— Vous voulez dire qu'il n'y a pas d'usurpalion possible, il faut s'illustrer soimême.
— La femme pourrait bien prendre au moins le nom de son mari.
— Et pourquoi pas le mari celui de la femme? Ici on s'associe, mais on ne s'annihile pas, chacun reste soi. »
Sous prétexte de fumer, Théodose se leva. Les grands parents d'Ulmé , Verdin et ^isia, décidaient de reconduire le jeune
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ménage, qui pariait de se retirer. Tous lui * ayant demandé de les accompagner, il accepta volontiers. Ulmé, Nise et sa sœur, prirent les devants et les deux familles suivirent lentement.
La maison des nouveaux mariés était comme toutes les autres pour la dimension, mais, comme toutes les autres aussi, elle élaii organisée au goût de celui qui Thabitait. Celle-ci s'élevait entre cour et jardin, très-simple, mais charmante à voir par Félégance de son toit, la coupe et la disposition des ouvertures. Un délicat bas-relief tournant tout autour comme une guirlande était la seule ornementation. A l'intérieur, au rez-de-chaussée, immense salle de réunion où Ton mange, meublée de superbes dressoirs, de tableaux, de glaces se faisant face et reflétant une succession de salles ; un piano à la française. Dans ce pays, l'endroit où l'on dine est l'endroit où l'on vit.
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car c'est à table que l'on aime à goûter les arts ; aussi la salle à manger est le réceptacle du beau, de Vartistique. Les sièges sont de commodes fauteuils à jour, dans lesquels on n'a point chaud et où le corps peut s'appuyer à l'aise après la fatigue d'un bon repas, alors qu'on écoute quelque chant ou quelque déclamation.
Toujours au rez-de-chaussée, une pièce comme celle que Théodose occupe chez Verdin, puis, grand cabinet, lavabo et vaste cuisine. Âu premier, trois belles chambres à coucher et autres cabinets de toilette; tout cela meublé dans les conditions de la salle à manger.
Yerdin explique à Théodose que chaque ménage a une maison à soi; que si les époux meurent laissant des enfants mineurs, les enfants étant recueillis par les familles , les maisons retournent à la société qui les
rend à son tour à ceux qui se marient ; que si les parents laissent des enfants majeurs non mariés, ces enfants continuent, s'ils le veulent, à habiter la maison ; que, s'il ne reste qu'on enfant, il peut être obligé, si besoin est, de partager sa demeure avec un orphelin du même sexe, parce que de si vastes maisons ne peuvent pas être sacrifiées à un seul individu ; qu'enfin, on cons* truisait des demeures suivant que la population allait croissant, et que, chacun à tour de rôle étant appelé à choisir entre les maisons laissées vacantes, chacun pouvait ainsi changer la sienne contré une qui convenait mieux , sans préjudice de T échange volontaire qu'en pouvaient faire à chaque instant les occupants. Celle d'Ulmé et de Nise était d'ailleurs tout-à-fait à leur goût.
a Avec ce système, dit Théodose, on peut , à la rigueur , se consoler de n'avoir pas l'héritage de la fmnille, quoi que ce soit
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pourtant bien doux de laisser son bien à ses enfants.
— C'est très-drôle, comme tu ne te rends
pas compte de la valeur des mots , fit Yerdin ; tu parles tout à l'envers et tu semblés croire dire des choses fort sensées. Si tu comprenais ce que c'est que l'héritage particulier, tu n'oserais en parier que pour plaindre ceux qui T admettent. Tiens, regarde cet arbre : mille rameaux s'y développent; suppose pour un instant que, le temps de leur évolution accomplie, ces rameaux aient la possibilité de se transfuser en telle ou telle branche à leur choix; tu vois d'ici l'aspect monstrueux de l'arbre, telle partie y acquerra bientôt le contour d'un tonneau, telle autre n'y aura que la chétivité d'une liane, et une fois les lois de la logique détruites, toute solidité cesse.
Tantôt la partie lourde menace de casser d'elle-même, tantôt le côté maigre s'accroche
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au plus fort et risque de Fentrainer ; nulle harmonie, l'arbre est toujours prêt à choir ou se rompre. Telle est la société , par le simple fait de l'héritage de la famille ; au contraire, avec l'héritage naturel ou sociétaire, la fortune acquise par la société retourne à toute la société, comme la branche poussée sur Tarbre communique à son tour sa sève à tout l'arbre; alors, le bien de ceux qui meurent est Tapanage naturel de ceux qui arrivent au monde, attendu que, superflu pour les autres qui vivaient Lien avant, il est l'indispensable pourFètre nouveau (|ui, sans cela , n'aurait rien ou n'aurait quelque chose qu'en prélevant une part sur les vivants, et par là, chaque naissance serait un décroissement de fortune; tandis qu'en faisant du bien de l'être passé le bien de l'être ' à venir, les naissances n'entrainenl plus nulle privation pour les familles, Thédose n'écoutait guère; il n'en pouvait