‹ Voyage du capitaine MaxwellChapitre 6 sur 17 · XI · texte numérisé non relu

XI

qui protègent l’ancrage. Au midi , s eleve la ville de Na-fou : plus bas , sont les bâtimens à l’ancre dans le port , avec leurs banderoles qui flottent dans les airs; et dans l’espace intermédiaire , paroissent.de nombreux hameaux,parsemés sur lesbords desrivieres qui baignent la vallée. Partout l’œil est charmé par l’aspect des couleurs variées du superbe feuillage qui serpente autour de leurs habitations. A l’est , les maisons de limt-chmg , la capitale, captivent l’attention tant par la singularité de leur architecture, que par la beauté de leur position. Elles semblent sortir du milieu des arbres charmans qui les entourent et les couvrent de leur ombrage, et s’élèventl’une surl’autre, dans une progression sucessive et pittoresque, jusqu’au sommet d’une montagne que couronne le palais du roi. Les plaines qui séparent Kint-chmg de Napa-fou, à la distance de quelques milles, sont ornées d'une longue suite de maisons de campagne. Au nord, l’œil découvre d im-

inenses forêts dont il ne peut embrasser Fëtendue.

Non loin de cette éminence, un sentier conduit le voyageur à ce qui ne semble d’abord qu’un petit bois. En y entrant, sous une arcade formée par les branches entrelacées des arbres, plantés des deux côtés du chemin, on se trouve dans un labyrinthe qui forme mille détours, et serpente de tous côtés , sans laisser voir d’issues. A peu de distance, on aperçoit de petites portes d’osier , et en en ouvrant une ,’on est tout surpris de voir une basse-cour et une maison, et tous les attirails d’une ferme : entrez , et vous verrez une nombreuse famille , qui n’est qu’une foibîe image de mille autres répandues tout autour *, de sorte que , tandis que le voyageur se croit dans une retraite isolée et solitaire, il est, en effet, au milieu d’un village nombreux , mais invisible.

La nature a prodigué tous ses dons a l’île de Liou-lchiou ; car telle est la bonté du sol

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