‹ Voyage du Comte De Forbin a SiamChapitre 2 sur 16 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

le comte de Forbin, publièrent chacun la relation de leur voyage.

Celle de M. de Chaumont n’eut point de succès. Le père Tachard , assez bon mathématicien , mais trèsmauvais diplomate, ne songea qu’à la propagation de la foi et prit à la lettre toutes les chimères de Constance. Le Journal de l’abbé de Choisy, écrit avec goût et facilité, a tout l’attrait d’un roman , et dans le fait ce n’est pas autre chose ; car M. le coadjuteur d’ambassade, qui venait de se faire conférer en quatre jours tous les ordres sacrés par l’évêque de Métellopolis , chef des missions orientales, était trop futile et trop indolent pour bien observer, et trop peu scrupuleux pour ne pas embellir son récit aux dépens de la vérité. La relation de M. de Forbin, que nous publions, est de beaucoup la plus intéressante et paraît la plus véridique. Pour montrer quelle fut la suite de l’expédition, nous avons joint au récit du comte de Forbin, qui ne parle que de ses aventures personnelles, quelques pages extraites des Mémoires de l’abbé de Choisy.

Ces Mémoires sont un ouvrage autre que son Journal. « Me voici arrivé, dit l’abbé de Choisy, à une atîaireoù l’on me pardonnera bien si je m’étends plus que de coutume ; c’est l’affaire de Siam. Elle m’a passé par les mains : je marquerai beaucoup de petites particularités fort ignorées du public ; je tâcherai même de ne rien dire de ce qui est dans mon Journal. Je proteste que j’y ai toujours dit vrai, mais que je n’ai pas toujours dit tout ce que je savais. Or, dans ces mémoires-ci, je ne garderai pas de mesure et dirai tout sans ménagement. »

IV AV A - ROPOS

Plusieurs auteurs ont écrit la vie de Constance ou Constantin Phaulcon. Nous citerons parmi eux Deslaades, historien et philosophe du siècle dernier, qui a eu beaucoup de réputation et peu de mérite.

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