VÉNÉRABLE PÈRE
Nous sommes heureux de profiter de cette occasion pour vous souhaiter la bienvenue et vous présenter nos respects à vous, Supérieur général de la chère Congrégation des Oblats de Marie. A nous plus encore qu'aux catholiques de Winnipeg, il nous serait impossible d'exprimer extérieurement la joie que votre présence nous cause, Les expressions de la langue
diplomatique même sont trop faibles pour vous donner une juste idée des sentiments qui nous inspirent.
Quoique encore jeunes, l'histoire de votre Société et de ses travaux nous est connue. Nous savons que de votre Congrégation il pourrait presque être dit comme de l'Eglise : « Le sacrifice de la Messe y est continusllement offert. » Mais pour ne parler que de ce que nous avons sous nos yeux, de quels exemples de dévouement ne sommes-nous pas les témoins ! Rien n'est épargné pour nous faire du bien, et tous les jours, pour ainsi dire, nous sommes l'objet d'une attention particulière d2 la part de vos zélés collaborateurs. En un mot, c'est à vous, apr’s Dieu, que nous devons la plus profonde gratitude.
Mais, hélas! nous ne pouvons pas dire que nous nous sommes toujours montrés enfants dévots et soumis.
Puisse l'avenir réparer le passé et, quoique nous ne soyons pas capables de vous remercier assez, nous essayerons par notre bonne conduite de vous dédommager en quelque sorte de tout ce que vous voulez bien faire pour nous,
Oui, Très Révérend Père, nous nous efforcerons de toujours faire honneur à la religion que votre Société nous enseigne.
Que ne pouvons-nous prendre les armes et nous rallier à la Mère-Patrie, lui rendant ainsi la belle et glorieuse terre de Cartier et de Champlain! Mais nos cœurs de catholiques ne voient pas d'Océan, et nous sommes tous dans ce même pays qui autrefois était le foyer de notre sainte religion, mais qui est toujours fier de son beau titre de « Fille aînée de l'Eglise. »
Puisse le ciel seconder nos efforts et vous pouvez être sûr, vénérable Père, que vos collaborateurs trouveront en nous des catholiques vrais et dévoués.
Vous priant d'accepter encore une fois nos souhaits de bienvenue et : vous présentant nos plus sincères respects, nous vous demandons la faveur Fi de nous donner votre bénédiction et nous avons l'honneur de nous dire,
Monsieur le Supérieur général, Vos enfants respectueux de l'Ecole Sainte-Marie.
Winnipeg, le 2 mai 1894.
Adresse anglaise,