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T. R. Père Général, C'est un peu plus que la moitié de tout le personnel du diocèse, avec son évêque en tête, qui jouissent ainsi de la présence du chef de notre famille religieuse. L'autre moitié a déjà eu son tour, lors du séjour du T. R. Père Général à Calgary. Comme nous savourons ensemble le quam bonum et quam jucundum habitare fratres in unum ! Comme elles sont délicieuses, ces agapes fraternelles auxquelles nous prenons part au milieu du jour ! Le soir, nous sommes tous réunis dans la grande salle d'école où les enfants, tant de l'internat que de l’externat, blancs, métis ou sauvages, ont voulu, eux aussi, offrir une réception aussi grandiose que possible à nos illustres visiteurs. Les chants, les pièces dramatiques et comiques, les airs de ia musique instrumentale de l’école industrielle, se succèdent les uns aux autres, entremèlés de dialogues et de compliments à l'adresse du R. Père Général et du R. P. Antoine, dont nous célébrons ce jour-là la fête patronale. Le tout se termine par la distribution solennelle des prix, que les enfants ont tenu à recevoir de la main du Général. Voici l'adresse présentée :
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Au Très Révérend Père SOULLIER, Supérieur général des Oblats de Marie Immaculée, à l'occasion de sa visite à l'Ecole Saint-Albert.
TRÈS VÉNÉRÉ PÈRE
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Un jour radieux s'est levé pour nous, un jour qui nous rend tout joyeux. Votre gracieuse condescendance a illuminé notre senuer comme un rayon de soleil, ouvrant nos lèvres au sourire et nos cœurs à des sentiments de reconnaissance.
Oui, Très Révérend Père, l'honneur qui nous es: conféré aujourd'hui par votre présence et celle de 1 -e vénérable Assistant surpasse nos plus ardentes aspirations.
Avec bonheur, nous accut s l'heureux événement qui nous permet de souhaiter la bienvenue. ombre de ces modestes riurs, au digne successeur de l'immortel idateur des Oblats de Marie Insmaculée, Monseigneur de Mazenod
Bien que jeunes encor us apprécions hautement l'intérêt que vous portez à notre cher Canada, où vos bien-aimés fils sont votre gloire par l'abnégation et le dévouement qui caractérisent toutes ies œuvres qui leur sont confiées,
Que ne pourrait pas dire le diocèse d'Alberta lui-même depuis que ja
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Congrégation des Oblats y a implanté sa croix et la dirige par la suave et douce influence de son zèle apostolique ? Que ne lui doivent pas nos institutions catholiques, nos écoles publiques et séparées, nos écoles industrielles, nos hôpitaux, nos orphelinats ? Partout où les bons Pères Oblats ont pénétré pour y répandre la semence du bien, partout il s'y est développé, agrandi, à un tel point que la prospérité semble couronner aujourd'hui toutes les œuvres confiées à leur administration. Et dans notre chère école témoin de nos labeurs et de nos succès, que de sollicitude, que de bonté de la part des Révérends Pères, qui n'épargnent ni fatigues, ni troubles, pour inculquer dans nos âmes les précieuses leçons de vertu qu'ils seraient heureux de nous voir pratiquer ! Aussi, à l'âge inexpérimenté où nous sommes, nous regardons ces bons Pères comme des appuis contre lesquels nul écueil ne peut faire échouer la frêle barque de notre jeunesse.
Qu'il nous soit donc permis, Très Révérend Père, de vous faire agréer de nouveau l'hommage de notre sincère gratitude pour l'honneur de votre
visite, et pour le bonheur dont nous jouissons ici et auquel vous con-
tribuez dans une si grande mesure.
Nous formulons des vœux en harmonie avec les impressions de notre amour filial.
Vivez longtemps, disent tous les enfants de l'Ecole de Saint-Albert :
vivez pour votre famille religieuse que vous guidez avec tant de sagesse,
vivez pour les œuvres que le Bon Dieu vous confie pour sa plus grande gloire; mais revoyez Saint-Albert, revoyez-le aussi florissant que vous le voyez aujourd'hui.
Que nos meilleurs souhaits se réalisent aussi en faveur de votre vénérable Assistant et compagnon de voyage, le Révérend Père Antoine que nous saluons ici pour la première fois, mais dont le nom et les œuvres remarquables auxquelles il a présidé comme Supérieur et comme Provincial au Canada sont parvenus jusqu'à nous, comme la plus fidèle des traditions.
Puissio,s-nous, Très Révérends Pères, chanter encore dans un avenir prochain l'Are d'un joyeux retour !
Les Elèves de l'Ecole de Saint-Albert.
13 juillet 1804.
« Le lendemain, ouverture de notre retraite annuelle. Elle nous sera prêchée par le R. P. Antoine, le T. R. Père Supérieur général se réservant les conférences et la direction intime de chacun des heureux retraitants. Avec quelle rapidité ces jours bénis s’écoulent et s'enfuient! Nous sommes à peines entré dans
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ce saint temps de grâces, de recueillement plus profond, de renouvellement dans l'esprit de notre sainte vocation comme prêtres, comme religieux, comme missionnaires, qu’il faut clôturer ces chers exercices. L'auguste sacrifice de la messe est offert par notre Révérendissime Père; l’adorable Victime est immolée. Elle est exposée sur l'autel à nos hommages, nos adorations et notre amour. Notre saint évêque, notre Rme Vicaire de Missions, Mgr Grandin, si parfait modèle du religieux, du missionnaire, de l’Oblat de Marie Immaculée, s'avance le premier, un cierge à la main, et, prosterné au pied de l’autel, il renouvelle entre les mains du T. R. Père Général les vœux qu’il y a déjà plus de quarante ans il faisait au bon Dieu. Après lui, à tour de rôle, selon le rang de notre oblation, nous venions tous redire du fond du cœur : Voveo paupertatem, castitatem, obedientiam perpetuam. Voveo ad mortem usque perseveraturum dans la famille de Marie Immaculée. Puis on entonna l'hymne de l’action de grâces : T'e Deum laudamus, Te Dominum confitemur. — :Eterna fac cum sanctis tuis in gloria numerari. — In te, Domine, speravi, non confundar in æternum. Jésus-Eucharistie nous bénit, la retraite est terminée. Av chsnt du Magnificat, nous nous réunissons dans le salon de l’évècie, où notre bien-aimé Père Général tend les bras à chacun de ses esfants et les embrasse affectueusement les uns après les autres. Puis tous nous nous donnons l’accolade fraternelle. Évèque, Prètres, Frère scolastique et Frères convers, tous se confondent dans un même sentiment d'amour et de sainte dilection. Nous sentons que nous sommes tous Oblats et rien que des Oblats, dans cette circonstance intime de notre vie de famille.
« Il nous restait un devoir bien doux à remplir : celui de remercier notre Révérer:dissime et bien-aimé Père Général, ainsi que son digne Assistant, le R. P. Antoine, pour tout le bien qu'ils nous avaient fait pendant la retraite qui venait de finir. Nul ne pouvait mieux que notre vénérable évêque s'acquitter de cette aimable et douce obligation. Je laisse donc de grand cœur la parole à l’ange de Saint-Albert, à Mgr Grandin, qui, la voix vibrante d'émotion, s’exprima en ces termes :
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