‹ Voyage du T.R.P. Louis Soullier en Amérique [microforme]Chapitre 77 sur 83 · II. — A LOWELL · texte numérisé non relu

II. — A LOWELL

Buffalo était l'avant-dernière étape du long voyage de notre T. R. Père Général. Nous voici enfin à Lowell. Avant de raconter la cérémonie grandiose qui couronna si bien toutes les fêtes données en l’honneur du Supérieur général, mentionnons les visites faites aux trois communautés de Lowell, au noviciat de Tewksbury, aux diverses œuvres et écoles de nos Pères dans la ville. Citons aussi la charmante adresse présentée par les petites filles, élèves de l'école du Sacré-Cœur, et qu’on ne lira pas sans intérêt :

Au TRÈS RÉVÉREND PÈRE GÉNÉRAL,

Vous avez été bien bon d'interrompre vos graves et nombreuses occupations pour venir ici, en compagnie de votre Assistant, honorer de votre visite les petits enfants qui étudient à l’école du Sacré-Cœur. C'est sans doute ce titre d'enfants du Sacré-Cœur qui nous vaut l'honneur de votre présence au milieu de nous. En effet, c'est une bien bonne école que ceile du Sacré-Cœur, et qui finira sans doute par nous rendre bonnes. Aussi nous sommes dociles à ses enseignements. Ici, nous apprenons beaucoup de choses : prier, lire, écrire, compter ; de plus, le catéchisme, la grammaire, l’histoire, la géographie, avec continuelles recommandations d’apprendre tout cela pour obéir à nos parents et faire plaisir au bon Dieu.

On nous enseigne aussi des choses dont ‘ous ne voyons pas très bien la nécessité : la discipline, par exemple, !: silence en classe, la bonne tenue, la régularité ; on va même jusqu’à nous assurer que cela nous fait

du bien d'être corrigées et même punies, et il faut bien le croire, puisque nos bons parents eux-mêmes sont de cet avis-là. Mais s'il y a des choses qui nous surpassent, il y en a d'autres que nous comprenons bien. Nous comprenons, par exemple, qu'ici nous sommes toutes également et sincèrement aimées, enseignées avec le plus grand soin, objet de la plus maternelle surveillance et de la plus tendre sympathie. Nous comprenons que pour être aimées de Dieu, vivre en bonnes chrétiennes, nous n'avons ici qu'à suivre les conseils et imiter les exemples de vertu et de piété que nous avons sans cesse sous les yeux dans les personnes de nos bienaimées Maîtresses. Et comment pourrions-nous ne pas aimer, admirer et chercher à imiter ces saintes religieuses qui, après avoir quitté tout ce qu'il y a de plus cher au monde, et s'être préparées à l’enseignement par des études approfondies, sont venues ici nous donner gratuitement, et avec un zèle sans égal, les bienfaits d’une instruction et d'une éducation chrétiennes P

Ce que nous comprenons aussi et apprécions hautement, c’est la tendre sollicitude dont nous avons été l’objet de la part de vos enfants, les révé- 1 rends Pères Oblats, qui ont fondé et dirigé cette paroisse ; de la part du L R. P. Guillard surtout, dont vous avez proclamé les mérites en l’élevant à la dignité de Provincial des missionnaires Oblats des Etats-Unis. Avec un zèle infatigable et des efforts inouïs, c'est lui qui a élevé cette belle école à la gloire du Sacré-Cœur et l'a remise à ses frères qui s'efforcent de marcher sur ses traces. Objet de tant de sollicitude et de zèle de la part de vos enfants, les Oblats de Marie Immaculée, c'est avec un bien sensible plaisir que nous venons aujourd'hui offrir à leur Père vénéré l'expression de notre profonde reconnaissance.

Nous n'avons aujourd’hui, en témoignage de notre amour et de notre vénération, que de pauvres fleurs à vous offrir, mais nous prions le bon Dieu de payer notre dette envers vous; nous lui demanderons de vous : accorder de longues et heureuses années, après vous avoir ramené sain et sauf au terme de votre voyage. |

Citons encore l'adresse suivante des Elèves du Collège Saint- Joseph :

Au Très Révérend Père louis SOULLIER, ] Supérieur général de la Société des Ublats de Marie Immaculée.

TRÈS RÉVÉREND PÈRE GÉNÉRAL

Nous sommes heureux, trois fois heureux, de recevoir au milieu de nous, d’entourer respectueusement et de contempler un prêtre vénérable,

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le digne et illustre Général de la Société des Oblats de Marie Immaculée. La parole est impuissante à décrire le prix qui s'attache à l'événement de ce jour ; car, lorsque l'admiration et la reconnaissance du cœur débordent, nous ne pouvons que faiblement exprimer à votre Paternité nos sentiments d'affection, de joie et de gratitude, en cet instant heureux de votre présence dans ce lieu béni et chéri de nos cœurs.

Non seulement, Très Révérend Père, votre visite nous cause une joie bien légitime; mais aussi, nous l'envisageons comme une grâce signalée que Dieu nous a réservée. Nous voici tout prêts à recevoir, avec un profond respect, les dons du ciel que votre puissant crédit auprès de Marie nous permet d'espérer et que vous nous apportez; nous les garderons dans nos cœurs comme un souvenir impérissable de ce jour solennel.

Nous offrons aussi nos souhaits et nos hommages à votre digne Assistant, le R. P. Antoine, qui vous accompagne dans la mission que vous avez entreprise dans l'Amérique du Nord.

Votre passage ici, Très Révérend Père, sera une source de bénédictions pour toute cette maison. Quand, tout à l'heure, votre main voudra bien se lever sur nos têtes inclinées, nos âmes recevront une douce et abondante rosée. Alors pourront croître et se développer tous les germes de vertus que nos maîtres s'efforcent de cultiver en nous.

Maintenant, Très Révérend Père, agréez que nous disions de cœur et de bouche : Respect, amour, reconnaissance, heureuse et longue vie au bien-aimé Père, qui est « aujourd’hui dans nos murs et qui sera toujours dans nos cœurs. »

Les ELÈVES DU CoLLÈGE SAINT-JosEPu.

Lowell, septembre 180.

C’est aussi sans doute à une école de Lowell — ou peut-être de Buffalo, — qu’il faut faire honneur de l'adresse suivante. Elle ne porte aucune indication.

Au Révérendissime Père Louis SOULLIER, Supérieur général de la Congrégation des Oblats de Marie Immaculée.

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