‹ Voyage du T.R.P. Louis Soullier en Amérique [microforme]Chapitre 8 sur 83 · TRÈS HONORÉ PÈRE · texte numérisé non relu

TRÈS HONORÉ PÈRE

L'annonce de votre visite a apporté la joie à toute la Maison de Sainte- Anne. Nos Mères se félicitent de recevoir aujourd'hui des hôtes aussi distingués. des amis sincères de leurs œuvres, — et nous, nous nous sentons grandement honorées de vous souhaiter la bienvenue la plus cordiale.

Déjà vous avez visité notre Pensionnat: votre bienveillance nous est connue, et les bienfaits particuliers du R. P. Antoine sont dans cette Maison comme une tradition qui invite à la reconnaissance.

C'est donc de tout notre cœur que nous saluons votre présence au milieu de nous, que nous formons des vœux pour le succès de votre Mission au Canada.

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Les œuvres glorieuses et pénibles tout à la fois que les Révérends Pères Oblats ont accomplies et accomplissent encore au sein de notre cher pays, et des Missions du Nord-Ouest spécialement, méritent d’être bénies de Dieu, et ce sont ces bénédictions que nos prières sollicitent.

Puissent les nombreux sacrifices de vos zélés missionnaires, leur dévouement héroïque dont le récit nous a plus d'une fois édifiées et touchées, féconder le champ immense confié à votre administration et produire les

fruits que votre zèle apostolique ambitionne. Veuillez agréer, Révérend Père, avec ces vœux de notre gratitude,

l'hommage de notre profond respect. Les Elèves du Pensionnat de Lachine.

Couvent de Sainte-Anne-Lachine, 18 avril 1894.

De nouveau à Montréal. — De retour à Montréal, vers les cinq heures, le T. R. Père Général reçut les compliments des enfants des écoles établies et soutenues par nos Pères. Ce sont les Frères Maristes qui en ont la direction. Ils y instruisent, avec le dévouement modeste et la piété vive qu’on leur connaît, 350 enfants.

Enfin, le soir à huit heures, ce fut le tour des jeunes gens, les Congréganistes de Notre-Dame du Sacré-Cœur, qui voulurent, eux aussi, donner au chef de notre famille religieuse une preuve de leur respect et de leur reconnaissance. Chants, déclamation, chœurs accompagnés par un harmonieux orchestre, tout fut pour plaire aux auditeurs qui se déclarèrent charmés. « On applaudit surtout et on rappela plusieurs fois sur la scène, écrit le R. P. Duvic, un groupe d'artistes, composé d’un petit garçon de six ans, de sa sœur de huit ans, et d’une petite fille de dix ans. La petite sœur jouait du violon; le petit frère, d’un violoncelle dont il n’atteignait les notes aiguës qu’en se haussant sur la pointe des pieds; l’autre enfant accompagnait au piano. Tous trois suivaient exactement la mesure et jouaient avec un ensemble parfait. Ils eurent les honneurs de la soirée.

« Les deux premières journées passées au Canada furent donc des plus agréables et pleinement remplies. Nous admirions tous la vigueur et la forte santé de notre bien-aimé Père, qui supporta sans trop de difficulté toutes ces fatigues, même après avoir passé en chemin de fer la nuit qui précéda son arrivée à Montréal. Tout

nous porte donc à espérer que Dieu lui conservera les forces nécessaires pour réaliser ses projets de visites et de voyages dans

nos deux provinces et dans quatre de nos vicariats de l'Amérique du Nord. »

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