‹ Voyage du T.R.P. Louis Soullier en Amérique [microforme]Chapitre 9 sur 83 · II. — QUÉBEC · texte numérisé non relu

II. — QUÉBEC

Québec est la ville calme. Sa pittoresque beauté semble avoir donné à ses habitants le goût des choses d’art, et sa tranquiilité assoupie de vieille cité est bien propre aux travaux de l'esprit. Un québecquois a décrit ainsi le tempérament moral de cette ville : « On n’y fait guère fortune ; on n’y déploie ni faste, ni luxe. Mais on y vit bien, tranquillement, gaiement, sagement. Même sur le chemin de la fortune, on n’y court jamais ; on prend le temps de s'asseoir, de causer et même de dormir. Les seules insomnies que les Québecquois se permettent sont généralement causées par des travaux intellectuels ou par la politique. Le talent y est plus considéré que l'argent. L'art y est fort goûté et estimé. La position sociale y domine la richesse (1). » On dirait un coin de la vieille France.

C'est le jeudi, 19 avril, que le Supérieur général y arrivait. Les Pères de la communauté de Saint-Sauveur l’attendaient à la gare, et lui faisaient le plus filial accueil. Après avoir, dans la journée, présenté ses hommages à Son Eminence le Cardinal-Archevêque et rendu visite à Mgr le Vicaire général, ainsi qu'au recteur de l’Université, le T. R. Père présidait le soir une séance donnée en son honneur par les membres de l'Œuvre de la Jeunesse. Fondée jadis par le R. P. Dédébant, cette Œuvre prospère aujourd’hui sous la direction du R. P. Pelletier. Les jeunes gens présentent une adresse à leur hôte vénéré, qui leur répond par les félicitations les plus flatteuses et les encouragements les plus chaleureux.

Le lendemain matin, visite des écoles de garçons tenues par les Frères des Ecoles chrétiennes, et des écoles de filles dirigées par les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame.

(1) M. le juge Routhier. — De Québec à Victoria.

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