‹ Voyage en AbyssinieChapitre 3 sur 64 · VI · texte numérisé non relu

VI

258 VOYAGK

35 Gracilis, Dej., Leq. ; hab. le Cap.

36 HuMiLis, Guer.*; hab. l'Arabie.

37 Tabida, F., Gory; hab. le Cap.

38 RuGOSO-PUNCTATA , Thunb., Leq.; hab. le Cap.

39 FoRMiCARiA, Érichs. , Faiin. Angol. , etc. ; hab. Angola.

40 Graphipteroides , Guer., Rev. zool. , 1845, p. 275; hab.

le Natal.

41 Septem-guttata , Fab., Leq. ; hab. le Cap.

42 Delegorguei ^ ; hab. le Natal.

43 Axillaris, Brullé, Hist. des insect. , t. IV, p. 272 (Piezia);

hab. le Cap.

44 Umbraculata, F., Hope, Col. man., 2,45, 102 (Piezia);

hab. la Guinée.

( QUADRIMANES OU HARPALIENS. )

GENRE CRASODACTYLUS^

Lèvre supérieure un peu moins longue que large , de forme subcarrée, légèrement échancrée antérieu-

* Anthia humilis , voisine de VA. gracilis, de la même forme et de la même taille, mais à corselet un peu plus épais, avec une ligne longitudinale blanche au milieu. Élytres sillonnées, ponctuées, ayant chacune en arrière deux taches blanches situées au milieu de leur largeur , formées d'une hgne longitudinale courte , à laquelle est accolé extérieurement un point blanc ; la première de ces taches placée un peu au delà du milieu, l'autre tout à fait près de l'extrémité de l'élytre. — L. 0,047.

Nous avons conservé à cette espèce le nom sous lequel M. Barthélémy nous en a envoyé un dessin. Il l'a reçue de Wood Médina , en

Arabie.

* V Anthia Delegorguei est semblable à VA. Sexotata pour la forme

aplatie et la taille ; mais son corselet est plus large en arrière , et elle n'a que quatre taches jaunâtres aux élytres : une à l'angle humerai et l'autre près de l'extrémité.

' Kpàdiç, mélange; SâxTuXo;, doigt.

Ki\ ABYSSIiMK. 259

rement. Mandibules peu avancées, fortes, un peu arquées et peu aiguës; menton profondément échancré, sans dent au milieu de récbancrure ; palpes minces, à dernier article de la longueur du précédent, un peu ovalaire et atténué à l'extrémité, qui est à peine tronquée ou terminée par une pointe mousse; antennes filiformes, de la longueur de la tête et du corselet réunis : le premier article plus gros que les suivants , égal en longueur au troisième et un peu courbé, le second presque de moitié moins long que le troisième, le quatrième plus long que le second et moins que le troisième, et les autres à peu près de la longueur de ce quatrième article, un peu plus épais et tomenteux, avec le dernier ovalaire. Tête arrondie, épaisse, assez rétrécie en arrière. Corselet plus large que la tête, assez épais, arrondi sur les côtés et non en cœur; élytres un peu plus larges que le corselet, recouvrant des ailes; pattes fortes, courtes et épineuses, avec les quatre premiers articles des tarses antérieurs et intermédiaires fortement dilatés dans les mâles ; les antérieurs ayant le premier article beaucoup moins large que les trois suivants, qui sont transversaux, un peu échancrés au milieu ; les intermédiaires ayant le premier article au moins aussi large que les suivants et plus long ; les quatre premiers articles des antérieurs garnis en dessous d'une brosse transversale, ovalaire, formée de poils ou de papilles tronquées, les intermédiaires ne portant une brosse semblable qu'aux second , troisième et quatrième articles; crochets des tarses simples; corps de forme peu allongée, épais ou subcylindrique.

Nous avons longtemps hésité avant de nous décider à fonder un genre nouveau pour cet insecte. Nous avons étudié et dessiné la bouche et les tarses des Harpahis, des Anisodactylus , des Selenophorus , des Hypolithus, et autres genres voisins , et ce n'est qu'après une comparaison attentive des caractères de ces divers genres avec ceux de notre insecte , que nous avons cru devoir établir une coupe générique distincte. Nous allons tâcher de faire partager notre opinion aux zoologistes, en mettant sous leurs yeux les raisons qui nous ont décidé. Cette manière de procéder est plus difficile , plus longue et plus pénible que celle qui consiste à exposer en peu de mots les caractères d'un nouveau genre , sans se donner la peine d'expliquer aux lecteurs pourquoi on l'a fondé et en quoi il diffère des genres déjà connus; mais nous croyons être ainsi plus utile à la science que si nous nous bornions, comme tant do zoologistes, à imposer, pour ainsi dire, notre volonté. Nous avons adopté cette méthode pour les genres, et même pour les espèces que nous voulons faire connaître d'une manière certaine, parce que nous perdons tous les jours un temps considérable en cherchant péniblement à reconnaître des objets à l'aide de ces descriptions absolues , sèches , trop courtes ou trop longues, dont la science est journellement encombrée.

Notre nouveau genre a des affinités de faciès avec certains Selenophorus du Sénégal à corps allongé et un peu épais, tels que les S. Senegalensis et exaratus de Dejean, et son menton sans dent au milieu de l'échan-

crure nous l'aurait fait placer dans ce genre; mais ces insectes ont les quatre premiers articles des quatre tarses antérieurs dilatés, triangulaires ou cordiformes, au moins aussi longs que larges et non transversaux , comme les second , troisième et quatrième articles de notre insecte. De plus, dans les Selenophonis , le premier article de ces tarses est de la même largeur et de la même forme que les suivants, etces articles portent, en dessous, deux rangs de papilles transversales, arquées au bout et formant deux disques pectines, tandis que , dans notre insecte , il n'y a que des brosses simples.

On aurait pu peut-être le ranger parmi les Anisodactylus qui n'ont également pas de dent au milieu de l'échancrure du menton, mais dans ceux-ci, le premier article des quatre tarses antérieurs est notablement plus petit et plus étroit que les autres, qui sont larges et transverses, tandis que chez le nôtre cette organisation ne se remarque qu'aux tarses antérieurs. Quant aux genres Diachromus de M. Érichson, Anisotarsus de M. de Chaudoir, et Harpalus des auteurs, ils se distinguent suffisamment par leur menton qui porte une dent au milieu de son échancrure.

Voici, du reste, comment on pourrait introduire notre genre dans le tableau de la tribu des Harpaliens, publié par Dejean dans le t. V, p. 810 , du Species des coléoptères y de sa collection.

Premier article des tarses antérieurs des mâles aussi grands que les suivants. — Genres Platymetopm , Gynandropus , Selenophorus.

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Premier article des tarses antérieurs des mâles plus petit.

A. Premier article des tarses intermédiaires plus petit ou plus étroit que les suivants, G. Anisodactylus .

B. Premier article des tarses intermédiaires aussi grand ou aussi large que les suivants, G. Crasodactylus.

ClUSODACTYLE PONCTUÉ, — Pl. I, Fis. 5.

CRASODACTYLUS rUNCTATUS.

C. ohlongus, niger, nitidus; capite ])unctato; thorace quadrato , subtransverso, jiunctuto. Ely tris prof undè-striatis , interstitiis fortiter imnctafis, imnctis in lineis duabus disposais.

II a la forme d'un Harpale, mais son corps est plus épais, pins court et plus ramassé. La tête est de forme carrée, fortement ponctuée : le chaperon est un peu échancré en avant; il y a deux fossettes entre les yeux, vis-à-vis la naissance des antennes , et l'on voit en avant une ou deux faibles rides transversales. Le chaperon est un peu fauve de chaque côté, ponctué en dessus; les palpes sont d'un brun fauve. Les antennes sont à peine de la longueur de la tête et du corselet , d'un brun noirâtre avec le premier article tirant sur le fauve. Le corselet est un peu plus large que long, arrondi et rebordé sur les côtés, coupé droit en avant et en arrière, couvert de forts points enfoncés peu serrés et épars, plus rapprochés au bord postérieur, et présentant au milieu un sillon longitudinal mince, qui

n'atteint pas les extrémités. Les côtés du corselet, en dessous, sont lisses, luisants, et la loupe montre seulement quelques faibles points peu marqués. L'écusson est tout à fait en triangle équilatéral, lisse. Les élytres recouvrent des ailes propres au vol; elles sont oblongues, à côtés parallèles , arrondies à l'extrémité, et offrant chacune neuf stries lisses, profondes, laissant des intervalles assez bombés qui portent chacun deux séries longitudinales de gros points enfoncés, placés de chaque côté des stries. Les pattes sont robustes, à cuisses épaisses, luisantes, un peu ponctuées au côté externe, surtout aux antérieures; les jambes et les tarses sont d'un noir brunâtre , tirant plus ou moins au auve; les jambes sont velues, épineuses au côté externe, et les antérieures sont assez dilatées à leur extrémité. Le dessous de la poitrine et de l'abdomen est luisant, assez ponctué, surtout sur les côtés du mesothorax et du métathorax.

Cette espèce , dont nous avons étudié les deux sexes, a dû être prise sous des pierres.

HYPOLITHE HARPALOÏDE.

HYPOLITHUS HARPALOIDES. — Pl. 1, Fig. 6.

H. nigro-piceus ; capite thoraceqne obsoletissimè punctulatis. Thorace brevi, transverso, subquadrato, posticè utrinque obsolète impresso, punctato, angulis anticis et posticis rotundatis, margine laterali testaceo. Ehjtris striato-pimctatis, obsolète punctatis. Antennis basi, pedibusque flavo-testaceis . L. 0,0085; 1. 0,003.

Il est assez aplati , d'un noir de poix peu luisant ; sa tête est presque arrondie, un peu rétrécic posté-

rieurement, Irès-faiblement ponctuée, vue à une forte loupe, avec une impression longitudinale, triangulaire et fortement marquée de chaque côté , devant Tinsertion des antennes. La lèvre supérieure est à peu près carrée, d'un brun de poix noirâtre; les mandibules sont de la même couleur. Les palpes sont d'un jaune testacé pâle. Les antennes sont d'un brun noirâtre avec les deux premiers articles seulement de la couleur des palpes. Le corselet est notablement plus large que long, de forme carrée, aussi large en avant qu'en arrière , arrondi sur les côtés et aux quatre angles , trèsfinement ponctué, vu à une forte loupe, avec deux larges impressions près des angles postérieurs, peu profondes et peu limitées, dans lesquelles il y a des points enfoncés assez forts qui régnent le long du bord postérieur, en sorte que ceux des deux fossettes se réunissent. On voit au milieu une faible trace de ligne longitudinale, à peine visible à une très-forte loupe, et en arrière deux très -faibles traces d'impressions transversales. Les côtés de ce corselet sont assez largement bordés de jaune testacé, surtout en arrière. L'écusson est petit, triangulaire et brun foncé. Les élytres sont un peu plus larges que le corselet, assez allongées, légèrement ovales, presque planes et trèslégèrement sinuées à l'extrémité. Toute leur surface est couverte de petits points enfoncés assez serrés, et elles ont chacune neuf fines stries formées par de petits points très-rapprochés , très-peu profondes en avant, mais beaucoup plus fortes en arrière. On n'aperçoit, sur les intervalles laissés entre chaque strie , aucune

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ligne de points sur le disque, seulement le bord externe porte, surtout en arrière, plusieurs impressions ou gros points enfoncés. Le dessous du corps est d'un noir luisant, lisse. Les pattes sont d'un jaune pâle avec les jambes et les tarses d'un jaune brunâtre. Les tarses antérieurs et intermédiaires sont assez dilatés avec leurs articles plus longs que larges.

Pour nous assurer que cet insecte appartient bien au genre Hijpolithus , nous avons dessiné avec soin les caractères de VHypolithus liolosericeus de Dejean, lesquels sont identiques avec ceux de 1'^. saponarius d'Olivier, et nous les avons comparés avec ceux de notre insecte, qui par bonheur se trouve être un mâle. Nous avons vu , et nous montrons à nos lecteurs, que l'échancrure du menton porte bien une petite dent au milieu, que les palpes sont également terminés par un article un peu ovoïde, faiblement tronqué au bout, et que les quatre tarses antérieurs ont leurs quatre premiers articles dilatés, triangulaires , et manifestement plus longs que larges , comme dans les Hypolithus.

L'espèce ne peut être placée qu'à côté de VHypolithus calathoides de Dejean (Spec, IV, 172). Elle présente à peu près la même forme et la même coloration; mais elle s'en distingue par sa taille beaucoup plus petite, par ses antennes et sa lèvre supérieure qui sont brunes, par son corselet qui n'offre aucune trace des impressions transversales, surtout en avant, et par ses élytres qui n'ont pas sur les troisième, cinquième et septième intervalles les rangées de points distants que la description de Dejean signale.

Harpalus PUiNCTATELLUS , Reiche , mss.

Harpalus agnatus, Reiche, mss.

Harpalus subcylindricus , Reiche, mss.

(SlAlPLIClAMANES, LaU". )

Feronia (Pœcilus) atrata, Reiche, mss.

(Patellimanes, Latr. )

Anchomenus luctuosus, Reiche, mss.

Anchomenus rugicollis, Reiche, mss.

Anchomenus rufo-teneus , Reiche , mss.

ANCHOMÈNE A ANTENNES NOIRATRES.

ANCHOMENUS FUSCICORNIS. — Pl. I, FiG. 7.

A. niger; an f ennis f usais, hasi palliais ; thorace angustato , subcordato; elytris elongatis , subparaUelis , suhtiliter striatis; pedibus obscure flavo-rufescentibus, femoribus dilutioribus. L. 0,008 ; 1. 8,003.

Sa lête est lisse, assez luisante, de forme ordinaire et sans taches. Les palpes sont d'un brun un peu fauve , avec l'extrémité du second et dernier article pâle. Les antennes sont d'un brun assez obscur avec les trois premiers articles et la base du quatrième pâles. Le corselet est au moins aussi long que large , rétréci en arrière, arrondi sur les côtés en avant, avec les angles postérieurs arrondis, déprimés, et les bords peu relevés. Son disque est peu convexe, lisse, sans aucune trace de rides transversales, avec une ligne longitudinale assez forte au milieu , n'atteignant pas tout à fait les deux extrémités. L'écusson est très-petit,

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triangulaire. Les élytres sont beaucoup plus larges à leur base que la partie postérieure du corselet, en ovale allongé, assez aplaties, peu luisantes, et marquées chacune de neuf stries lisses et minces, à intervalles tout à fait planes. 11 y a au bord externe et en arrière, à partir du milieu , une série de sept ou huit gros points enfoncés placés entre les huitième et neuvième stries. L'extrémité de ces élytres est assez manifestement sinuée. Le dessous du corps est noir comme le dessus, lisse et assez luisant. Les pattes sont d'un jaune fauve assez obscur, avec les cuisses d'un jaune plus pâle.

Il ressemble, au premier coup d'œil, aux Anchomenus livens et albipes de Gyllenhall {memmonius et pallipes) , mais il est moins luisant. Il se distingue du premier par l'absence des petites taches fauves sur la tête , parce que ses élytres n'ont pas les trois points enfoncés si- -gnalés dans les descriptions de Gyllenhall et Dejean, et parce que les intervalles entre les stries sont tout à fait plans, tandis qu'ils sont un peu convexes et bien plus luisants dans le livens. On ne pourra le confondre avec Valbipes^ parce que celui-ci a le bord postérieur du corselet fortement ponctué , et que les intervalles des stries de ses élytres sont un peu convexes comme dans le livens.

( PATELLIMANES , Latr. )

OoDES suBL^vis , Reiche , mss.

Chl/ENius fulvo-signatus , Reiche, mss.

CHL.ENIUS cupREO-ciNCTUS , Rciche , mss.

Chl^enius columbinus, Reiche, mss.

Panag^us stenocephalus , Reiche, mss.

( Grandipalpes , Lair. )

Calosoma rugosum de Géer. Dej.

M. Klug a décrit dans les Symbolx physicx, pi. XXIII , fig. 10, une variété de cette espèce, sous le nom de C. chlorostictiim.

TRIBU DES IIYDROCAM'HARES.

Hydacticus jucuNDUs, Reiche, mss.

HYDATIQUE GALLA.

HYDATICUS GALLA. — Pl. 1, FiG. 8.

H. ovalis, vix ellipticus depressinsculus ; capite testaceo, vertice nigro ; thorace testaceo, in medio transversim nigro-maculato ; elytris testaceis , maculis niiniviis rotundalis , versus médium plus minùsve conjluentibus. Corpors subtùs nigro-ferrugineo, pedibus ferrugineis.

L, 0,011; 1. 0,OOG.

Ovale, un peu allongé et légèrement déprimé. Tête très-finement pointillée, d'un jaune ferrugineux, avec une large bande noire transversale sur le vertex , atteignant le bord postérieur, brusquement dilatée de chaque côté, contre les yeux. Antennes et palpes d'un jaune un peu roussâtre. Corselet d'un jaune fauve , avec une bande transversale noire au milieu du bord postérieur, terminée brusquement de chaque côté, vis-à-vis le milieu de la base de chaque élytre. H est plus de trois fois aussi large que long , largement échancré en

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avant, où il est plus étroit, légèrement arrondi à la base; les bords latéraux sont presque rectilignes et obliques; les angles antérieurs assez saillants et aigus, les postérieurs également un peu aigus et très-légèrement prolongés en arrière; il est couvert de petits points sur les côtés, allant en s' effaçant vers le milieu qui est lisse : il présente en outre une faible impression transversale près du bord antérieur, portant un rang de petits points enfoncés. L'écusson est noir, les élytres sont d'un jaune un peu roussâtre , couvertes de petites taches noires arrondies , très-rapprochées vers le milieu, n'atteignant ni les bords, ni l'extrémité, ni la base, à l'exception de la partie médiane, avec la suture noire, bordée de chaque côté d'une fine ligne fauve. Vue à la loupe, chaque élytre présente des traces de deux lignes longitudinales formées par des taches noires un peu plus fortes que les autres, plus rapprochées entre elles et rangées en ligne. Ces deux lignes viennent se réunir au bord antérieur, du côté de l'écusson, à l'endroit qui reste d'un jaune pur, à cause de l'absence de points noirs. On voit en outre, sur chaque élytre et près de ces traces de raies noires, deux rangs de faibles points enfoncés, assez distants, et visibles seulement à la loupe.

Le dessous est d'une couleur de poix tirant au fauve, très-lisse et très-luisant. Les pattes antérieures et intermédiaires sont d'un jaune fauve, et les postérieures d'une couleur un peu plus foncée. Les tarses intermédiaires du seul mâle que nous connaissions ont quatre rangées de cupules au-dessous.

Cette espèce ne peut être rangée qu'à côté des Hydatiens sohrinusy Aube, et signatipennis y Lap. Mais elle s'en distingue au premier aspect par Tabsence de bandes transverses noires sur les élytres. Elle a des affinités avec les Hydaticus Dregei et dorsiger y Aube; mais elle est séparée de la première par son corselet qui n'est pas bordé de noir en avant, et de la seconde, parce qu'elle n'a pas le milieu des élytres d'un noir vif sans taches.

COPELATE D'ÉRICHSON.

COPELATUS ERICHSONIl. — Pl. I, Fig. 9.

C. obscure fulvus . Vertice, thorace elytrisque atris; lateribiis thoracis strigà basi et lineâ awjustâ propè marginem elytroruin fiilvis , his singulo decem-striatis. L. 0,006 ; 1. 0,003.

Cette espèce est très-voisine du Copelatus posticatiis de Fabricius, et si Ton ne connaissait pas positivement la localité des deux, on pourrait les confondre ou les regarder comme des variétés ; mais l'espèce fabricienne provient des îles de l'Amérique, et plusieurs individus que nous avons pu examiner nous ont toujours offert des stries alternativement très-courtes et très-longues, tandis que chez quatre individus de notre espèce, provenant d'Abyssinie , et recueillis par M. Lefebvre , nous voyons toujours ces mêmes lignes presque toutes de la même longueur.

La tête est fauve , noircissant insensiblement en arrière , lisse et luisante , avec deux petites stries courtes

m ABYSSIMi:. 271

et enfoncées contre les yeux , et en avant de ceux-ci , (le chaque côté. Les antennes sont fauves, de la longueur de la tête et du corselet. Le labre est un peu échancré, fauve, ainsi que les palpes et les parties de la bouche. Le corselet est noir, bordé de fauve de chaque côté; il offre au-dessus de petites striures courtes, un peu obliques;^ que l'on pourrait considérer aussi comme des points allongés dans le sens longitudinal , et dirigés un peu vers la ligne médiane. L'écusson est large, court et triangulaire, d'un brun fauve. Les élytres sont ovalaires, allongées, assez aplaties, lisses et luisantes; elles ont chacune dix stries lonsitudinales nettement incisées, qui arrivent près de l'extrémité postérieure , mais dont les seconde , quatrième , sixième , huitième et dixième sont un peu plus courtes. Il y a de plus , sur le bord externe, une onzième strie qui ne commence qu'à moitié de leur longueur, n'atteint pas l'extrémité postérieure, et présente quelques petits plis transverses qui la coupent obliquement. On voit, près du bord externe de chaque élytre, une ligne d'un jaune fauve , qui occupe l'espace compris entre les huitième et dixième stries ( en partant de la suture) , et qui n'atteint pas l'extrémité. Le dessous du corps est d'un fauve plus ou moins brunâtre , noircissant sur les flancs de la poitrine, et vers l'extrémité de l'abdomen. 11 y a de petites stries courtes , ou des points allongés , obliques , sous la poitrine et l'abdomen. Les pattes sont entièrement fauves.

Nous avons dédié cette espèce à l'auteur du genre CopelatiiSy comme un témoignage de toute notre estime.

DINEUTES GONDAIIICUS. Reiche,mss.

GYRIMIS CAPENSIS. Tlninb. Aube.

Comme nous n'avons que deux individus très-endommagés de ce Gyrin, nous croyons devoir les rapporter au Gyrinus Capensis, quoiqu'ils offrent quelques légères différences quand on les compare aux descriptions de ce dernier données par les auteurs. Cependant, dans nos individus d'Abyssinie, le labre est d'un vert pur, sans aucun reflet bronzé ni cuivré; on ne voit aucune trace d'impressions entre les yeux, et il n'y a, par conséquent, aucune tache cuivreuse au fond de ces impressions : caractères signalés d'une manière positive dans la description du Gyrinus Capensis que l'on doit à M. Aube. Notre variété pourrait bien se rapporter au Gyrinus concinnus de M. Klug (Symb. physic.y pi. XXXlV,fig. 10).

En étudiant cet insecte pour le comparer aux Gyrinus slriatus et strigosus près desquels il est placé , nous avons éprouvé quelque embarras, parce que nous ne pouvions pas comprendre les descriptions de M. Aube; en effet, cet entomologiste , en comptant les intervalles laissés sur les élytres par les sillons, ne compte pas le premier intervalle, celui qui est compris entre la suture et le premier sillon : il appelle premier intervalle celui qui se trouve entre le premier sillon et le second , second intervalle celui qui est entre le deuxième sillon et le troisième, et ainsi de suite. Comme nous ne nous sommes pas aperçu tout d'abord de cette singulière

manière de compter les intervalles, et que M. Aube a eu grand soin de ne pas avertir le lecteur de sa façon de compter, nous nous sommes obstiné à suivre, dans nos supputations , la simple raison , en appelant premier intervalle le premier, celui qui est compris entre la suture et le premier sillon, et ainsi de suite; en sorte que nous ne trouvions jamais les caractères indiqués par M. Aube, car s'il indiquait un intervalle large ou élevé , ou lisse , ou glauque , en comptant du premier au dernier, nous trouvions tout autre chose. Nous avons perdu ainsi assez de temps en recherches vaines; il nous a fallu observer et dessiner les élytres des gyrinus striatus et strigosus, pour tâcher de comprendre ce que M. Aube voulait dire par premier, cinquième, septième intervalle, et enfin nous avons trouvé qu'en ne tenant pas compte du premier intervalle , et en partant du second (que nous avons considéré, avec M. Aube, comme le premier), nous pouvions suivre la description de ces deux espèces, et trouver ce qu'il indique comme caractère distinctif entre elles.

Nous engageons les entomologistes qui voudront ne pas faire comme tout le monde , à en avertir, au moins une fois, leurs lecteurs, afin de leur épargner les pertes de temps dont nous nous plaignons ici.

FAMILLE DES BRACHELYTRES.

PiEDERUS ExiMiDS, Relclie. Voy. de Ferret et Galinier, pi. XVII, fig. î.

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