TOY.4GE FN CHIMIE
^ liioun, >100 catlies 1 pictil ou 60 kilog. 45 décag., -120 calties ^ dit.
De ces divers poids, l'usage n'a admis que le taël , le catlie et le picul.Tous les autres sont purement nominaux, et ont été remplacés par le mèce, le candarinc etiecach, divisions décimales du taël. En partant du picul,ona obtenu la série d’égalilés suivantes : 4 picnl ou 60 kilog. 45 décag. = 400 calties = 4,600 taëls = 46,000 nièces = 160,000 candarines = 4,600,000 cachs. Ces divisions ont l’immense avantage de présenter, à partir du taël, la même suite de rapports que les monnaies de compte.
Il existe quatorze mesures de capacité, dont quatre seulement sont employées; ce sont; le kô, \ecliinif, le demi-clihig elle laou. Il y a deux sortes de taou, le commun ou Isang-taou et le tcht-iaou; tons deux ont la forme d’une pyramide tronquée et portent une anse ; mais le premier ne contient que six catties et demi ou environ 5 litres 47 centil. de riz sec, tandis que le second en mesure 40 calties. Le ching en contient à peu près 50 centilitres, et vaut 4 0 kùs. Le (aou vaut 4 0 ebings. IjC ebing, Icdemi-cbingct le kô sont faits avec des tiges ou tubes de bambou qui ne sont pas toujours travaillés avec beaucoup de soin, ce qui rend ces mesures assez, inexactes.
L'es liqueurs spirilueusesel la plupart des liquides’se vendent nu poids. Les mesures les plus ordincin s sont de deux, quatre et liuil taëls.
OOMMKKOt DE CANTON.
Les mesures de longueur sont très variables dans les diverses parties de la Chine. Comme pour les poids, on a pris pour base de leur détermination le grain de millet, en le plaçant en longueur ou en largeur, chose encore incertaine.
La plus petite mesure de longucurcst le fan. 40 fans font 1 Isoun, 40 tsouns font 4 chi ou covid, 40 covids 4 chang, 40 ehangs 4 yin.
C'est le covid qui est le plus fréquemment employé. Mallieureuscincnt, il n'a pas une longueur constante. Ainsi, celui qui paraît être adopté par le tribunal des inalliématiqucs de Pékin est de 0 mètre 553 millim. Celui employé pour les travaux publics est de 0 mètre 322 millim. Le covid qui sert à mesurer les distances parait être de 0 mètre 507 millim. seulement; tandis que celui employé par les marchands cantonais vaHe de 0 mètre 574 millim. à 0 mètre 376 millim. On comprend à combien de difCcultés, d’incertitudes et de fraudes ces différences doivent donner lieu entre les Chi-
nois.
Mais les variations dont nous venons de parler ne sont heureusement pas, pour les Européens, une cause d’erreurs aussi fréquentes qu’on pourrait le supposer; car letarifannexé aux traités des diverses puissancesavec la Chine a Gxé d’une manière positive, pour les éti'angers, la longueur du covid. Elle est de 0 mètre 358 mil- ^m.; en sorte que, pour nous, il n’y a qu’une mesure de longueur chinoise constante et invariable, et qui ne
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VOYiUC EN CHINE.
peut (Jonacr lieuù aucune niépribc, ù aueiiuu iiiceiiitu* de. D'ailleurs, les élaloiisdos inesuros locales soûl remis |>ar les aulurités chinoises aux consuls ùlruugurs desdivei's poi*ts, chez lesquels luul uéguciaut désireux de s’initier aux usages du |>ays est libre d'aller eu prendre couuaissnuce. Il n'y a, au surplus, parmi tous les arlieles d'&xpuiiatiou cl d'impurtnliou indiqués dans le tarif, que les lainages étrangers qui soient soumis au mesurage chinois. C'est au cliang qu'ils sont lariCi'S. Or, celui-ci vaut 10 covids, et nous avons vu que le covid conventionnel avait été porté à 0 mètre Ôü8 millim. Donc le chainj du tarif c(|uivaul à .‘t mètres fiS centim.
Lu plupart des marchands de Canton connaissent parfaitement la yard anglaise , et s'en servent même très fréquemment. Us indiquent toujours aux étrangers les dimensions des tissus en yards et eu pouces. Quant aux mesures françaises, elles leur sont totalement in> connues.
Les diverses sortes de luonnaies ayant cours sur les marchés de Chine sont un des points qui doivent le plus Axer rattention de tout capitaine au long cours, ou négociant arrivant dans ces contrées.
Chi peut dire que la seule monnaie chinoise est celle de enivre nommée cavh, sapek, et en mandarin, Ichen ou li, car les piastres sans cfGgie qui ont été frappées dans le temps à Formosc et dans d'autres provinces de l'empire sont aujourd’hui fort rares.
Il ne faut pas les confondre avec les piastres fausses
COMMEBOR DE CANTOK.
OU imitées qui se fabriquent on grande quantité dans certains districts, et notamment dans relui de Chin-ti, au sud de Canton, à la connaissance des mandarins du pays, h ce que l’on prétend.
L'alliage des caclit a plusieurs fois >'arié. L’empereur Cliun-tclii, dans la première année deson règne (1644), / ordonna qu’il fût de sept parties de cuivre rouge et de trois de zinc. Un édit de l'empereur Kieii-louug le fixa de là manière suivante :
Cuirrc ro(i(;c / SO caUUss. t
Zinc. ...... 411/2 c
Plomb 0 1/2 •
Ëtain (doiilciix) 2 <
lOü €
Les cachs s’obtiennent en versant le métui en fusioti dans de petits moules en terre, où les pièces reçoivent la forme et l'empreiiUe voulues. Les ouvriers doivent remettre au directeur de la monnaie une quantité de cacAj équivalente à celle de métal brutqu’ii leur a livrée. Mais il se commet souvent des fraudes, en mêlant du sable DU métal en fusion , ce qui permet au fondeur de soustraire une certaine quantité de cuivre sans qu'on s’en aperçoive ensuite.
Les cachi portent le nom de l’empereur régnant. Ils sont percés par le milieu d’un trou carré dans lequel on passe une ficelle ou un brin d’écorce très dure. On les lie por piles de cent qui se font suite, et forment de longues. cbaines de 4 ,000, à 4 ,200 pièces que les coulis
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56 VUYiOK i;.\ cm.Nt.
ont l’habitude de porter sur les épaules et quelquefois autour du cou. Les tables des changeurs en sont toujours couvertes. Tous les petits marchés entre Chinois de l'intérieur se font en cach. On conçoit sans peine combien ce mode de paiement doit être long et gênant.
Les monnaies de compte sont le tacl ou liang, le nièce ou tsien, le candarine ou fan et le cach ; le taël vaut 10 nièces, -100 candarines et 'l,000cachs. On voit que les Chinois jouissent du système décimai dans toute son étendue. Plusieurs des divisions de leurs poids portent les mêmes noms que celles des monnaies. Ainsi, ils ont appelé taël la quantité d'argent ayant exactement le poids que comporte sa dénomination. Il est impossible de trouver un système monétaire plus simple cf plus rationnel.
Les recettes et les paiements du gouvernement se font en urgent saï-ci qui sert aussi, dans le commerce, à solder l’opium. Ce sont des lingots de différentes dimensions, et dont le poids varie de -1 à 50 laclt; mais il est le plus coinmunément de 10. Ces lingots ont ordinairement la forme d'un parallélogramme rectangle sur une de leurs faces, qui est unie et polie ; l'autre, au contraire, est arrondie et raboteuse. Le mot sat-ct est une corruption du chinois $aï sz, qui signiGe belie soie floche. On trouve aussi en Chine de l’or sdi~ci, de même que do l'or en feuillcsel en barres.
l/nrgent «aï-ci de première qualité s'appelle fan-fou
CUMMERCE Di; CANTON.
ou fan-ku-(ing, et porte des caractères. La deuxième (|ualité se nomme yen-chiang ou yuen-paou-ting. Ces deux qualités sont reçues comme de l’arjjent pur. I.a troisième, ou kouan-hieng-ling , difl'ère de l/IO à l;2 [). cent de l’argent pur. I>a quatrième, yen-hiang-ting , en diffère de à -I p. cent.
Les droits de douane doivent s’acquitter en saï-ci» ou en valeurs étrangères calculées sur la base que nous in< diqueroDs plus loin.
La quantité d’argent accumulée en Cliine doit être fort considérable , à en juger d’aprc*s les inqiortulions de ce métal qui y ont été faites pendant longtemps par le commerce étranger. Il est vrai que, depuis une trentaine d’années , le trafic de l’opium en a beaucoup enlevé à ce pays; mais il faut observer aussi que l’argent <|uc ce commerce faisait sortir était en partie remplacé par le produit des mines de l’intérieur, par l’imporLition du numéraire de l'Amérique, et par l’envoi en Chine d’une bonne portion des économies que réalisaient les milliers de Chinois dispersés dans rArcbipel .Malais. On a calculé que, pendant les 2>i0 ans qu'a duré le commerce entre Acapulco et Manille, commerce qui a, dit-on, fait passer 400 millions de piastres dans cette dernière colonie , le quart de cette somme est allé solder, en Chine, divers produits du pays.
Les Etats-Unis y ont également envoyé une centaine de millions de piastres, depuis rcpo(|uedc leur émancipation. Enün lu Japon, Siam, la Cocbincbinc, ont
Ô8 VOTAOE tu CHINE.
exporli^ une quantité considérable d'argent et d'or poor la Ciiinc, qui possède, on outre, des richesses ibinérales immenses. Les mines d'argent de Fok-chauu, sur les confins de l'empire Birihan, et de Soang-stng, en Cochinchine, sur la frontière du Kouang*si, sont exploitées par une compagnie de négociants chinois, <ÿui y emploie constamment, dit*on, vingt mille ouvriers. La quantité de métal extraite annuellement s’élève, à ce qu’il parait, à 2 millions de taôis, ou 15,260,000 fr.
Les piastres espagnoles, dont les Chinois ont adopté j^Oîiage d.ins leur commerce avett les étrangers , ont dans les provinces du Kouang-Toung , du Fo- Kien, du Tclié-Kiàng et du Kiang-!Nan. Elles pénètrent quelquefois jusqu’à une centaine de lieues dans l’intérieur ; plus loin , le gouveriiemènt s’oppose à leur introduction. Il paraît qu’on en rencontre, èependant, jusque dans le Ilouan , le Hou-pi, le Sé-Tchuen, le Yn-nan et le Rrouéi-Tchéou ; mais elles y subissent wiie perte assez forte. A Canton, les changeurs et les marchands ont l’habitude d’estampiller toutes les piastres qui leur passent entre les mains, afin d’attester leur pureté. Les marques dont elles sont couvertes ont, à peu près, le mèmè but et la même valeur que les endossements d’une lettre de change. Il résulte de ces estampilles, que les pièces finissent par perdre complètement leur effigie, qui disparaît sous de nombreux caractères chinois. Leur poids se trouve aussi complètement al-