COMMERCE DE CANTON
1ère. On devise les piastres marquées én deux catégories. Les unes, dont lu mutilation est encore peu avancée, sont prises, sans être pesées, dans les petits paiements; cependant, leur légèreté, leur déformation, les trous dont elles sont quelquefois percées, et qui pérniefleht de voir le jour à travers, nécessitent un triage long, nOinutieux et ennuyeux, et les font souvent rejeter par les marchands ; elles sont généralement connues sous le nom de chopped-dollarê. D’autres piastres, à' force de coups de poinçon, se trouvent réduites en morceaux séparés, et ne sont employées que par les grondes mah. sons de commerce, qUi les prennent au poids. Tcoill^ AVotmayage a di^juiru dans ces piastres, qui iie''8'6^ plus que du métal plus ou moins pur. LeR petits marchands les refusent, quoiqtie ce'peridtiî^ cHes soient Une cause moins fréquente de perte et de fraude que celles qui ne sont point encore arrivées à leur dèrnière période de démonétisation.
On ne saurait se figurer i'ennui et les longueurs qii 'entraîne, dans les réglements en espèces, cette malheureuse habitude cantonaise de marquer les piastres. H est tel marchand qui, sur cent pièces moyennement choppéeg’, eri refuse 60 ou 80.
La seule manière de s’affranchir de toutes ces tribulations monétaires, c’est dé charger son comprador des recettes et des dépenses. C’est ce qui a lieu dans toutes les maisons dé commerce, où ce factotum est un personnage très important ; bt>uquier, vérificateur, conlrô-