VOYAGE EH CHINE
En -1 GTS, la laclorerie deFormose fut soumise à celle (le ce dernier port, qui avait acquis une certaine prospérité. On y achetait des damas , du satin blanc, et un |)eu de thé.
En 4681, on renonça à l'élablissement deFormose qui ne procurait point d'avant.-){Tos, mais on continua de trafiquer à Amoy, malgré les vexations auxquelles on y était en butte, de la part des autorités locales.
En -1689, les subrécargues anglais y furent séquestrés ; l’un d'eux fut même enchaîné dans la factorcfie, et il fallut payer une forte rançon pour obtenir sa mise en liberté.
Dans lamème année, l’énorme droit de cinq sciiellings pur livre, auquel lurent soumis les thés, diminua beaucoup l'exportation de eetarlicle. Les soieries de Nankin, les satins, les velours, les damas. In soie grége, les objets en laque, les écrans et le thé, étaient les marchandises les plus recherchées par les Anglais en 4695. En 4699, il s’exporta 80 caisses de thé bohéa et 300 de thé vert. Vers cette époque le commerce anglais se porta principalement à Canton, où des troubles assez graves curent lieu à la suite du meurtre d’un Chinois par un matelot anglais. C’est dans la même année que le ho-pou, ou directeur des douanes de Canton, chercha à établir un droit de port assez considérable, mais qu'on ne voulut pas acquitter en totalité.
En 4699, la cour des directeurs lit coiinaitre aux m gocinnts anglais de ('.nntoii que le chef de la lactore-
i?(CIEN COMMERCE DE L4 CHINE.
rie ou do la cominunaiilô élait noiiiiné consul de la rironde-Brelapno.
En -ITO], la Compa)Tiiie envoya à Chusan trois na* vires, avec une cargaison de <1 01 ,500 liv. slerl.
Les ren.sçignemenls très favorables qui lui avaient été cninniuniqnés sur l’archipel de ce nom, l’avaient déterminée à demander au gouvernement chinois h permission d'y commercer, ce qui lui avait été ac< cordé.
Elle dirigeait en même temps sur Amoy un chorge« ment de la valeur de 54,400 liv., et sur Canton, un autre de 40,800 liv. Mais la conduite arbitraire des mandarins de ces ports força les marchands an* glais de subir toutes les conditions des acheteurs chinois; et pour comble de désappointement, ils ne tardèrent pus à apprendre que la permission qu'ils venaient d’obtenir de commercer sur de nouveaux points n’était que momentanée, et ne s’appliquait qu'à l’opération qiû venait d’avoir lieu. —Bientôt après, la Compagnie créa à Pulo-Condore un établissement qui fut détruit, par les indigènes, au bout de quelque temps.
En 1702, le commerce avec les étrangers fut érigé en monopole par le gouvernement chinois, et remis entre les mains d’un seul marchand privilégié, à t'auton et à .\moy : c'est l'origine des hong-merchants ou lianistes. Ou vil , à celle époque, des subrécargues européens coiilrniuts. par les autorités locales, à acheter des