VOYAGE EK CHINE
In douzoine. On y imprime égalemenl des mouchoirs de 55conlim. de côté environ, ù fonds do couleur, nvcc dessins représenlanl des fleurs et des oiseaux, dans l’intéricur. Le prix de ces mouchoirs est d’un quart de piastre pièce. Ils sont horrihiement fabriques et couverts de taches.
‘ Les Cdiinois font aussi des velours de colon.
On trouve, h Canton, des pagnes ou lapis de colon, à raies de diverses couleurs, confectionnés dans le pays ; ils ont 2 mètres .’îO cenlim. de long, ^ mètre 80 cenlim. de large, et coûtent ^ piastre pièce.
Aux environs d’Amoy et de Chang-hai, on fabrique certains tissus à raies et à carreaux, avec des fils de colon teints avant le tissage. Celle industrie existait déjà dans le Fo-Uicn du temps de Marco-Polo. Ce qu’il y a d’assez curieux , c’est que, jusqu'à présent , les lils de couleurs étrangers ne trouvent de débouché dons aucun des cinq ports, et (pie toutes les étoffes de coton à dessins rayés et cairés, que les Anglais ont cherché à y importer, n'y ont pas obtenu le moindre succès.
Les naturels des iles Liou-lchou, qui dépendent à la fois de la Chine et du Japon, fabriquent des indiennes assez varii'cs. I,e capitaine de vaisseau l•’ornier-l)uplan, qui visita ces iles en J8J4, en rapporta quelques échantillons de tissus de colon assez curieux ; les uns sont à fond rose tendre avec licnrs bleues, jaunes, blanches