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L'église Saint-Remi , édifice plus ancien que la cathédrale et qui date de 1041 , appartenait à un abbaye de bénédictins. ïïlle a joui , avant la cathédrale , de l'honneur de servir au sacre des rois. La façade a été rebâtie, mais l'intérieur est d'architecture romaine. Là est le tombeau de saint Rémi , mausolée de forme circulaire et de 10 mètres d'élévation. Saint Rémi et Clovis, catéchisé par lui , occupent le centre ; autour sont disposés les douze pairs de France.
Il est à Reims un vieil hôtel appelé l'hôtel de la IMaison-Rouge , sur lequel on lit cette inscription : L'an 1429, au sacre de Charles VII, dans celte hôleUerie , nowwèc alors VÀne-Raijé, le père et la mère de Jeanne d\irc ont été logés et défrayes par le conseil de ville. Il est une autre maison appelée le Long-A'étu, rue de Cérès , à laquelle se rattache un souvenir qui doit être cher à tout commerçant et fabricant français. Un marbre porte : <( Jean- Baptiste Colbert , ministre d'État , est né dans cette maison le 29 août 1619. »
Reims existait longtemps avant la domination romaine , elle était la ville principale de la Gallia Behjica , la cité des Durocortorum. Plus tard elle prit le nom des Rémi ou Rcmigi, qui , dit-on , avaient été ses fondateurs. Elle comptait des chrétiens en l'an 360 , et six ans après Jovinus , dont nous venons de voir le tombeau , se convertissait. Saint Nicaise y fondait un siège épiscopal vers l'an 400. C'est aujourd'hui une ville de 40,000 âmes, qui récolte, sur les coteaux qui l'entourent , ces excellents vins de Champagne que l'étranger nous envie. Comme elle est assez élevée au-dessus de la rive droite de la Vesle, elle se procurait difTicilement de bonne eau ; il a fallu qu'une machine hydraulique amenAt dans ses dix-sept fontaines l'eau de cette petite rivière. In homme de bien , M. Godinol, en a fait les frais. Sur la place Royale on remarque la statue en pied de Louis XV, environnée des attributs du commerce.
Rethel, ville de plus de 7,000 ilmes, rattache son origine à un antique chîiteau fort construit par les Romains : une tour octogone en est le dernier et précieux débris. Dans ses environs nous pourrions dessiner le donjon et les ruines d'un chAleau du xv- siècle, le
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château Porcien. Si nous suivions la route qui conduit de Relhel à la petite ville de Montmédy (2,000 habitants) que Vauban a couverte par des fortifications, nous verrions , un peu après avoir passé Vouziers qui était à peine un village au xiV siècle , et qui aujourd'hui est une ville de 2,500 âmes , une petite mosquée fort curieuse, appelée le Mahomet. Elle est située sur la commune de Buzancy. Voici l'histoire de sa fondation. Pierre d'Anglure, comte de Boudemont , avait suivi saint Louis en Palestine. Fait prisonniei par les Sarrasins , il obtint de retourner en France après avoir juré sur sa foi de gentilhomme qu'il rapporterait sa rançon en personne. Le Soudan vit en effet revenir, accompagné d'un écuyer et de deux mulets qui portaient la rançon , le vieux chevalier, qui avait vendu partie de ses domaines , éprouvé dans ce dernier voyage mille accidents funestes et perdu un œil. Le soudan, admirant sa loyauté, le tint quitte et lui rendit la liberté , à la seule condition que Pierre d'Anglure ferait bâtir sur ses terres une mosquée en l'honneur du Dieu de Mahomet , ce qui fut exécuté. C'est une masse quadrangulaire dont la toiture peu élevée se termine par un croissant. Construite en grosses pierres de taille, elle est maintenue par des éperons peu saillants. On voit encore , sous le cordon de l'entablement, un grand nombre de figures antiques ainsi que plusieurs caractères symboliques. A moins de deux lieues de là , au village de Fossé , la petite chapelle de Mame , consacrée au vrai Dieu , continue à recevoir la visite de nombreux pèlerins qui viennent des points les plus éloignés de la France et même des pays étrangers. Cette chapelle a remplacé une vaste église que Charlemagne avait fait bâtir en reconnaissance d'une mémorable victoire remportée sur les Saxo-Allemands.
Reprenons notre route et arrivons à Mézières , place de guerre de seconde classe et population d'environ 4,000 âmes. Je suppose que nous y entrons un 27 septembre : nous assisterons à une procession solennelle qui ne manque jamais ce jour-là. Voyez-vous cette bannière qui porte l'image d'un chevalier? c'est la bannière du Chevalier Sans Peur et Sans Reproche. L'armée de Charles -Quint menaçait
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JVIézières. François P% dans un conseil de guerre tenu à Reims, allait ordonner de brûler Mézières , qu'on déclarait d'une défense impossible. Bajard s'opposa à cette fatale mesure', en disant : « Il n'y a pas de place faible où il y a des gens de cœur pour la défendre. » Il se jeta dans Mézières avec 2,000 hommes. 40,000 Autrichiens, sous les ordres du comte de Nassau , la cernèrent sur les deux rives de la Meuse, et pendant six semaines consécutives y jetèrent plus de trois mille bombes. C'est le premier siège où l'histoire mililaire mentionne l'emploi de ce projectile. Bavard et les braves habitants de Mézières ne s'en laissèrent point effrayer, et le 27 septembre 1521 l'ennemi se décida à lever le siège.
Charleville, qui compte près de 10,000 âmes, n'est séparée de Mézières que par une chaussée plantée d'arbres. Sa place principale, ornée d'une belle fontaine et entourée d'arcades, rappelle un peu la place Royale à Paris. Sa manufacture d'armes de guerre et de luxe est connue depuis longtemps.
Vers la fin du xiv^ siècle , la seigneurie de Sedan , qui était déjà une ville de quelque importance et avait appartenu dans le principe à l'abbaye de Mouzon , fut cédée à Charles Al par Jean de Barbançon , seigneur de Bossu , et devint domaine de la couronne. Elle entra en liOO dans l'apanage de Louis, premier duc d'Orléans, dont le fils Charles la vendit à un sire de Braguemont , qui à son tour la vendit à son beau-frère Eberhard. Le fils de celui-ci , Jean de La Marck bâtit ou acheva la forteresse de Sedan , qui dès lors porta le titre de Principauté de Sedan. Elle vint à l'un de ses fils, Robert I", et de celui-ci à Robert II , qui se rendit célèbre sous le surnom de Grand- Sanglier des Ardennes, et se distingua dans les guerres d'Italie, sous Louis XII, et particulièrement à la bataille de Novarre. La dernière héritière de la maison de La Marck porta le duché de Bouillon et la principauté de Sedan dans la maison de Turenne. La vieille retraite du Grand-Sanglier des Ardennes fut le berceau de Turenne, que Napoléon, qui devait s'y connaître, a proclamé l'un des six grands capitaines des siècles anciens et modernes. Le pavillon où il est né se trouvait au centre du château et a été démoli pendant la révolu-
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lion. La ville a donné son nom à une place qui est ornée de sa slalue en bronze. A droite du château esl une allée d'arbres qui fut, dit-on, plantée par lui. Au village de Bazeilles nous pourrons voir la chambre où il fut allaité.
Sedan, place de guerre de troisième classe, est une ville d'environ 15,000 âmes. C'est un de nos grands centres manufacturiers pour la draperie. Elle conserve depuis longtemps une supériorité marquée, même sur Elbeuf et Louviers , pour la solidité et la beauté de ses draps et casimirs noirs, comme aussi pour ses couleurs riches et brillantes , telles que l'écarlate , le cramoisi , le rouge , le jonquille , le chamois, à l'usage des uniformes et livrées. Sa production annuelle représente une valeur de 18 millions de francs. Le dixième environ s'exporte à l'étranger, c'est-à-dire dans le Piémont et l'Italie. L'union des douanes allemandes lui a fermé l'entrée de l'Allemagne, où elle trouvait autrefois un bon placement. Les fabriques d'Aix-la-Chapelle et celles de Belgique lui font en outre maintenant une concurrence active.
Toute la partie nord des Ardennes est entrecoupée de montagnes couvertes de forêts et de bruyères incultes , dont on est réduit à brûler les genêts pour engraisser quelques champs d'une terre froide. La partie du sud qui touche à l'ancienne Champagne donne des vins de qualité médiocre. Les pâturages où dominent les herbes aromatiques engraissent des moutons de petite taille , mais dont la chair succulente a une grande renommée. Le prix comparativement peu élevé du bois a donné ici une grande extension à la fabrication du fer ; cependant les établissements sont plutôt nombreux que considérables. On s'attache moins à traiter le minerai lui-même qu'à l'alTinage du fer déjà transformé en fonte. Les fontes importées proviennent surtout des usines d'entre Sambre et Meuse, du bassin intérieur de la Meuse , et en moindre quantité des fourneaux situés dans le Luxembourg entre la Semoy et la frontière de France. On fabrique ici de la lérranderie el de la taillanderie de toute espèce, des clous, de la tôl(% du fil de fer, des faux , des limes, et aussi des marteaux, des enclumes, des essieux i)our l'arlillerie, etc., el tous
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les ustensiles de ménage qui se moulent en fonte par seconde fusion.
En descendant le cours de la Meuse nous trouverions Givet et sa protectrice CharlemonI , l'une de nos forteresses les plus importantes. Ce sont comme deux vedettes placées à l'extrémité de cette pointe de notre frontière qui pénètre dans le royaume belge. Givet, patrie de MehuI, le célèbre compositeur, est une jolie ville de .5,700 t1mes, qui s'est formée de deux villages situés sur les deux rives , et depuis une trentaine d'années réunis par un pont dont la construction fut ordonnée par Napoléon. Au retour d'un voyage en Belgique, il voulait passer d'une rive à l'autre; mais les pluies avaient tellement grossi la Meuse , et le vent était si terrible, que les bateliers français déclarèrent le passage impossible. 11 est à croire qu'ils hésitaient surtout à hasarder les jours du souverain. Napoléon, dans son impatience, se rappelle qu'à Givet se trouve pour le moment un dépôt de prisonniers de la marine anglaise. Il en fait venir quelques-uns et les consulte. Ils répondent qu'en effet la traversée est fort dangereuse, mais non pas impossible. Napoléon en choisit vingt, se confie à leur habileté audacieuse, et parvient sain et sauf à l'autre rive. Les vingt Anglais reçurent la liberté, un habillement complet, et chacun quelques pièces d'or.
Nous reviendrons par Rocroy, où le grand Condé, à l'dge de vingt-deux ans, remporta, en 16i3, sur une armée espagnole, une victoire qu'il dut à son coup d'œil prompt et à son héroïque bravoure; Vervins, l'antique Vcrbiuum, ville de 2,700 âmes, qui a une chapelle où sont de beaux tableaux deJouvenet; etLaon, où dès les temps anciens exista un clulleau important du nom de Laudunum. Elle occupe le sommet d'une montagne isolée au milieu d'une vaste plaine. Un géographe prétend que parmi ses 9,400 habitants, 1 sur 50 arrive à l'âge de quatre-vingts ans, ce qui, ajoute-t-il , confirme l'aphorisme d'Hippocrate : « La position la plus salubre est celle qui est battue par tous les vents. )) 11 a songé sans doute aux vents , l'architecte qui a construit les quatre tours de la cathédrale ; il a prodigué les découpures et le travail à jour, apparemment pour que le vent eût moins de prise, et il a produit un chef-d'œuvre de
légèreté et d'élégance. A l'intérieur on admire la forme ingénieuse des piliers qui déguise leur épaisseur, les ornements des bases et des chapiteaux qui tous difTèrent , et la décoration des chapelles qui appartient au bel dge de la sculpture française. On donne à cet édifice la date de 1 1 1 4 , comme celle non de sa fondation , mais de sa reconstruction à peu près entière. L'église Saint-Martin, du xii*^ siècle, est grande, mais d'un style lourd. Laon a conservé une vieille tour bâtie par Louis d'Outre -Mer et réparée en 1207 par Philippe- Auguste. Elle a aussi une autre tour remarquable en ce qu'elle penche au point de présenter une inclinaison do dix degrés. Ce doit être par une fantaisie de l'architecte. Il existe beaucoup de ces tours en Italie, je ne connais que celle-ci en France, Au village de Notre-Dame, à quelques lieues de là , nous verrions les ruines d'une assez belle église du xiii' siècle. Avant la révolution nous aurions pu admirer dans la célèbre abbaye de Prémonlré , reconstruite au xviii^ siècle , un escalier qui passait pour un des chefs-d'œuvre du genre.
Nous allons maintenant connaître la Picardie en nous rendant de Paris à Calais. La distance est de 05 lieues.
De Saint-Denis nous gagnerons la jolie petite ville de Beaumonf , qui s'annonce par une tour, unique débris de son château.
Béarnais , ville de 14,000 âmes, sous les Romains cité des Bellovaces , sous Charlemagne Belvacus , est située dans un riche vallon entouré de collines boisées au conlluent del' Avelon et du Thérain. Une petite partie de la ville a conservé l'ancien nom de cité, et des murailles de 2 mètres d'épaisseur, bâties en petites pierres carrées fort dures et en larges briques; on croit qu'elles datent duiii' ou duiv* siècle. La plupart des maisons sont en bois et argile , quelques-unes avec des ornements et des sculptures. La cathédrale actuelle, commencée vers 1225 , n'a jamais vu s'achever sa nef. Deux fois la voûte du chœur s'écroula (1); et , lorsque après l'avoir reconstruite une troisième fois les architectes , à l'instar de Michel-Ange à Saint-Pierre
(1) Ce chœur a été longtemps cité comme le plus beau de France. Un ancien dicton prétendait faire ainsi la description d'une église parfaite : « Portail de Reims, clochers de Chartres , nef d'Amiens et chfpur dn Beauvnis.
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(le Rome , eurent assis sur les quatre piliers au centre de la croisée une tour pyramidale de 96 mètres de hauteur , vide à l'intérieur de manière que du pavé de l'église l'œil montait jusqu'à la voûte du comble , cette tour s'écroula même dès la cinquième année. La façade principale de l'église est d'une ornementation très-riche dans le style gothique sur son déclin. Onze degrés conduisent au perron. Les deux ventaux de la porte sont remarquables par le bon goût des sculptures. La salamandre indique l'époque de François T"'. On attribue les dessins au Primatice ou au meilleur de ses élèves , et l'exécution à Jean Goujon. La basse-œuvre (qui devait disparaître pour fournir au prolongement de la nef) est incontestablement du m* siècle : les assises de pierres alternant avec des assises de briques , la construction des cintres et des ouvertures , et trois statuettes nues au-dessus de l'arcade principale l'attestent assez. La plupart des vitraux sont de la belle époque de la peinture sur verre. Ceux au-dessus de l'autel Sainte-Barbe sont, dit-on, d'après les dessins d'Albert Durer. Huit belles tapisseries qui ornent le chœur, exécutées d'après les cartons de Raphaël, sortent de la manufacture royale de Beauvais , digne rivale de la manufacture parisienne desGobelins et plus ancienne de trois ans. Dans l'église Saint-Étienne on ferait un cours complet de l'histoire de la peinture sur verre. Le palais épiscopal avec sa forle muraille , flanquée de deux tours , semble une petite place militaire.
Montons à l'hôtel -de -ville, édifice moderne, et faisons -nous montrer un glorieux trophée. C'est le drapeau qu'une fille de Beau- \ais , la vaillante Jeanne Hachette , lors d'un assaut donné par le duc de Bourgogne , Charles -le-Téméraire , le 27 juin 117*2, arracha des «nains d'un Bourguignon déjà parvenu sur la muraille. Chaque année les jeunes filles le portent dans une procession solcimelle , où les femmes , en l'honneur de cet exploit , on( le pas sur les hommes. La statue de cette héroïne vient d'être érigée sur la place de l'hôtelde-ville.
Je conseillerai aux amateurs de beaux vitraux d'aller à quelques lieues de Beauvais visiter l'église du village d'Épaubourg. Ces vitraux
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représentent la nativité de Jésus. Savignies, autre village des environs de Beauvais , fabrique depuis la plus haute antiquité de la poterie de grès. On en retrouve dans les ruines d'une vieille cité romaine lirahispantium , qui fut près de là , de tout à fait semblable pour la matière et même la forme. Savignies fournit des creusets excellents pour la fonte du cuivre.
Xous voyageons dans une plaine assez monotone , sillonnée par des chemins que bordent des pommiers à tête ronde. Ici, comme dans la Normandie, le pommier est l'arbre de prédilection : le cidre est la boisson ordinaire. Abbeville ne date guère que du x" siècle. Elle n'a à nous montrer que le magnifique portail de l'église Saint- Vulfrand, d'une ordonnance régulière et élégante ; trois portiques et deux tours carrées de 66 mètres de hauteur. Les statuettes de ses saints ont des ornements et des costumes assez singuliers , qui reproduisent le style du xv^ siècle. L'inscription suivante est gravée sur la porte à l'intérieur de l'église (les sculptures de celte porte représentent les douze apôtres et les mystères delà Vierge) ; Vierge aux humains la porte d'amour este. On conserve à la bibliothèque publique un Évangile sur vélin pourpre, dont Charlemagne fit, dit-on, présent à Angilbert , son gendre , abbé de Saint-Riquier. L'église de cette abbaye de Saint-Riquier, à deux lieues d'Abbeville , porte sur son porche un arbre généalogique de tous les ancêtres de Jésus- Christ. Un antiquaire , M. Dusevel, a retrouvé sur les murs de l'ancienne trésorerie , en faisant disparaître un grossier badigeon , des fresques curieuses : Hugues Capet rapportant à l'abbaye les restes de saint Riquier, et une danse des morts. Voulons-nous voir une forteresse conservée comme au moyen âge , nous visiterons le château de Rambures. Le propriétaire de ce manoir pourrait au besoin y soutenir un siège comme un baron du xiv' siècle.
Entre la route et la mer nous verrons de loin la petite ville de Rue, où Isabeau de Portugal et Philippe de Bourgogne ont leurs statues sur la façade de la chapelle du Saint-Esprit , qui leur doit ses voûtes, d'où pendent de longues clefs à jour dune incroyable légèreté. Les statues de Louis XI et de Louis \II s'v trouvent aussi.