‹ Voyage en FranceChapitre 2 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

(le riliilu-, It's iiiomuiioiils i;()llii(|iii's cl les iiu'iM'illos induslriollcs de l'Aiii^lc- {cvvc , )V m'on coiilonlorai.

— Kl tu crois, icpril M. Diiinoiilcl , (juc In no peux voir do inonlai;nes pitl(^i"cs(jnos, de ruines Miiliipies, de momiiiieiils i^ollTupios cl de merveilles iiidiislriellt^s sans (piiller la l'^i'aiiee? Oiiaiil à moi, il me semble (pie je serais lionleux de visiter les pays étraiii;ers si j'ii^iiorais ce (pie le mien reiderme de heautt's on de rielu^sses. Anssi, si nous voyageons jamais, mes enl'aids, le pi'enutM' dt> nos voyai^es sera celui de France.

— Je n(^ demande pas mieux, mon père, » s'écria Guillaume, qui se représenta à Tinslant le plaisii* (pi'il aurait à visiter un poi't de nier, à monter sur un vaisseau, à étudier nos monuments nationaux, nos vieilles cathédrales, à se faire l'idi'e d'une mine, d'une usine, d'ini liaul i'oui'neau, à voir l'onctionner les machines de nos manul'aclures.

llenrielle était assez de l'avis de son frère, et l'idée de ce voyage lui souriait fort. Klle ne sérail pas fâchée de s'assurer par ses propres yeux si les fermières du pays de Caux portent, en effet, des bonnets aussi hauts et aussi riches rpie cehii (pTelle a admiré cet hiver dans un certain bal costumé auquel elle a assisté. Elle aimerait à prendre sur les lieux le patron d'une de ces singulières petites coiffures de velours que portent les Alsaciennes, ou de ces gracieux capuchons où s'encadre élégamment le visage des Béarnaises. Il ne faudrait f)as cependant la juger sur ces petits instincts de frivolité ; elle a «piel(pies pensées plus raisonnables: par exemple, celle d'étudier d'après nature quelques-uns de ces beaux sites de montagnes, de rochers et de cascades, (pi'elle n'a vus qu'en peinture; de copier dans certaines villes (piehpies beaux tableaux dont on lui a parlé; de dire une prière dans certaines églises, ou de \isiier certains lieux de pèlerinage révérés des âmes pieuses. En conséquence, les jeunes gens pressèrent leur père de leur faire faire ce voyage le plus tôt |>ossible, ce à (|uoi il eut consenti sans doute si la chose eut d('j)endu de lui; mais les pères ont rarenuMil des vacances, et celle année M. Dumontel, sous-directeur an ministère des linances, était |)ar malheur plus occupé que jamais. Son directeur avait obtemi nn cong('' , deux em|)loyés étaient malades; d lui fallait suflire à (oui, et sans (pie le travail en souffrit: il n'y avait donc pa^ d'abseiire possible.

« Vous avez complt' sans votre h(Me, mes pauvres eidanls, dit-il; je suis clout' à mon poslc, il nous faut encore renoncer cette année à tout projet d'expt'-ditinn lomlaine. Il laudra nous borner à (piehpies parties de campagne, le dimanche; à (pithjiics promenades à Versailles ou à Saint-Germain; ou tout

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