‹ Voyage en FranceChapitre 7 sur 29 · CHAMPAGNE · texte numérisé non relu

CHAMPAGNE

sans compter trente et un mille autres dans les campagnes environnantes. On compte que 60,000 individus sont occupés par les diverses manipulations de la soie , et qu'en tout la fabrique des soieries lyonnaises donne du travail à plus de 140,000.

Par malheur, la base de cette industrie de luxe repose beaucoup trop sur les caprices de la mode, et tout ce monde est parfois exposé à de cruels chômages. Dans les années 1836 et 1837, par exemple , par suite des faillites des banques américaines et de la grande crise commerciale des États-Unis, les demandes de soieries cessèrent ; or les Etats-Unis sont le consommateur principal du marché de Lyon. C'est à peine si dix à douze mille métiers continuèrent à battre dans la ville, et trois à quatre mille dans les campagnes. Lyon compta plus de trente-cinq mille inscriptions sur les registres de bureaux de bienfaisance. A. la tète de cette industrie , on compte aujourd'hui environ cinq cents capitalistes. Us fournissent la matière, organsin ou trame soie ou laine, or ou argent, suivant l'objet à fabriquer, à un maître qui ])ossède depuis un jusqu'à six métiers. Ce maître emploie des ouvriers qui se sont donné eux-mêmes le singulier nom de canuts. Pour l'ordinaire, le maître donne au canut le logement et la moitié du piix de façon, à la charge par celui-ci de payer la moitié de l'huile et la moitié de la journée d'un lanceur

de navette, si le métier nécessite l'emploi de deux hommes.

La chapellerie de Lyon a été longtemps sans rivale. Elle a fabriqué jusqu'à dix mille chapeaux par jour. Elle n'en fabrique aujourd'hui qu'environ quatre cent cinquante mille par an.

Lyon et Paris sont à peu près les seules villes de France où se prépare l'orseille pour teinture. La base de Torseille est un lichen qui tapisse certains rochers de l'Auvergne, des Canaries et du Cap -Vert. On commence par le débarrasser des suljstances étrangères qui s'y trouvent mêlées ; puis on le fait macérer pendant quelques jours avec de l'urine , dans de grandes auges de bois. Par Teffet de la fermentation, et par Taddition de diverses substances, on obtient une pâte molle d'un rouge violacé, que l'on conserve dans des barils, où elle acquiert au bout de deux ans son maximum de pouvoir colorant; au bout de cette période, ce pouvoir commence à décroître, et l'orseille s'altère de plus en plus.

Anciennement un des grands plaisirs de la population lyonnaise, c'était une promenade sur la Saône le dimanche. On s'embarquait au port de la Fcuillée, dans une bêche {un balelet recouverl d'une petite tente), et Ton se faisait conduire à l'île Barbe, ou sur quelque joli point du rivage. Le magnilique parc de la Tête-d'Or retient aujourd'hui dans la ville une grande partie des familles lyonnaises.

OUATRTÈME VOYAGE

DE LYON A MARSEILLE

Vienne. — Valence. — Montôlimar. — Orange. — Avignon. — Carpentras. — Aix.

— Marseille. — Toulon.

Nous voyagerons aujourd'hui de Lyon à Marseille et à Toulon.

Rien ne nous eût auU'efois empêchés de prendre la diligence, ou de nous embarquer sur de grands et beaux bateaux à vapeur qui nous eussent rapidement portés jusqu'à Avignon. Aujourd'hui nous n'avons plus le choix : il faut nous confier à la vapeur, ou cheminer modestement à pied. Sur la carie, ce n'est pas très fatigant; mettons-nous donc en route comme de vrais touristes.

Traversons la Guillotière, et, après un parcours de vingt-huit Kilomètres, nous entrons dans la ville de Vienne, pourvue d'un beau quai sur la rive gauche du lîliône, au-dessus du(picl elle se dével()p[)c on am[thithcàlre. Vienne, avec ses 213,000 habitants, fait aujourd'hui une figure assez mes({uine à côt»' de Lyon, et pourlant Lyon ne fui jadis (lu'une colonie de Vienne. Les plus grands écrivains do ranli(iuilé ont parlé de Vienne: l'un d'eux lui donna lt> lilie d'opulenle. Le poète Martial se glorifie d«^ voir ses vers goùtt'S dans la belle tienne. Llle avait été la capitale des Allobroges, qui avaient longtemps lutté contre les armes romaines. I devenue l'une des colonies les plus puissantes du peuple coïKjUc'ranl, et cité principaU^ de

la province viennoise, elle vit ses plus notables habitants entrer dans le sénat de Rome, et plusieurs obtenir la dignité consulaire.

Elle fut un des berceaux du christianisme dans les Gaules. Ses évèques, qui ne tardèrent pas à se qualifier archevêques, réunirent bienlôt à ce titre celui de primat, et même celui de primat des Gaules. A diverses époques, elle a vu plusieurs conciles généraux se tenir dans son sein. Le plus remarquable fut le quinzième concile, où le pape Clément V prononça l'abolition de Tordre des Templiers, et où assistait Philippe le Bel avec toute sa cour.

Ses vieilles murailles, de conslruclion romaine, avaient six mètres à leur base, et étaient llaïKiuées de tours rondes. Leur enceinte renfermait ciiuj collines, parmi lesquelles le mont Ouirinal (ainsi qu'i\. l^omc). Le fort Pipet, sur l'ancien monticule de ce

nom, est moitié romain, moitié gothique. Le fort Salomon est entièrement gothique. Sur ce mont Salomon, dit-on, «tait la demeure de Rilate. après que Tibère l'eut exilé dans les Gaules. De nombreux aqueducs amenaient à la ville les meilleures sources de la contrée. On en reconnaît au moins une douzaine qui avaient plusieurs kilomètres de longueur, et

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dont on a retrouvé des parties fort bien conservées. In maire de la Vienne moderne a eu l'heureuse idée d'utiliser ces restes des travaux de la cité antique; il s'en est servi pour conduire des eaux excellentes, qui alimentent plus de trente fontaines i)ul)li»jues.

Vienne posst'de un des plus beaux monuments qui nous restent des Homains. C'est un arc de triomphe dont la voûte principale a prrs de quinze mctres de hauteur, sur sept environ d'ouverture. Sur sa plate-forme, un des rois de Bourgogne, lorsque les Bourguignons possédèrent Vienne, a fait construire une tour d'observation, qui porte aujourd'hui le nom de Tour d'Orange,

Au centre de la ville, nous visiterons un autre monument de l'époque romaine : c'est un temple qui fut dédié, dit-on, à Auguste et Livie. H a beaucoup de ressemblance avec une des plus précieuses antiquités de Nîmes, la .Maison-Carrée. Il a moins souffert du temps que de la mutilation qu'ont exercée sur lui des mains ignorantes. Il a servi successivement d'église, de club et de tribunal de commerce. Aujourd'hui c'est un musée, où l'on a réuni de nombreuses collections d'antiques.

On a eu plus de respect pour une pyramide (ju'on désigne sous le nom de Plan de l'AifjHillc. Elle est assise sur un haut socle cari('' en pierres de taille assemblées sans chaux ni ciment. Ce socle est percé de quatre arcades, qui ont environ cinq mètres d'ouverture, tlanquées chacune de deux colonnes engagées : ces colonnes supportent un entablement. La hauteur totale jusqu'à la pointe de l'aiguille approche de quinze mètres. On a cru longtemps que c'était un cénotaphe dédié à quelque enq)ereur; l'opinion la })lus générale l'attribuait à Alexandre Sévère. D'après des recherches récentes, il paraîtrait que celte pyramide faisait partie de la spina d'un grand cirque, dont les vastes contours ont été mis è découvert.

La cathédrale, dédiée à saint Maurice, est un fort bel édifice d'architecture gothique fleurie, et tout à fait digne du rang qu'occupa jadis dans l'Eglise l'archevêque de Vienne. On y monte i)ar un magiiifi(|uc perron de

vingt-huit degrés qui précède le portail, décoré d'une multitude de figures non lapporlées, mais sculpléss dans la pierre. Les deux tours seraient d'un meilleur effet si elles avaient plus d'élévation. Dans le cloître de l'ancienne abbaye de Saint-André-le-Bas, les artistes étudient avec intérêt la variété que présentent les chapiteaux, de style romanobyzantin; malheureusement on les a badigeonnés, ainsi que IT-glise. La tour est un chef-d'œuvre de grâce et de léi>èrelé.

La petite rivière do la Gère, qui traverse la ville de l'est à l'ouest, fait marcher d'assez nombreuses usines de draperie, dont les produits sont moins beaux que dans le Nord. Cette rivière est bien précieuse pour l'industrie, car ses eaux ne gèlent jamais. Sur sa rive gauche, au faubourg du Pont-l'Évêque, on exploitait encore, il y a quehjues années, des mines de plomb argentifère qui fournissaient annuellement quinze mille quintaux de ce métal. Ces mines sont aujourd'hui abandonnées, par suite do leur épuisement.

Sous le rapport de Tindustrie, Vienne est un petit Manchester français. A ses anciennes et célèbres fabriques d'armes, d'ancres et de voiles, ont succédé des fabriques de draps et surtout de draps de fantaisie, des établissements métallurgiques, etc. Dans un parcouis de deux kilomètres dans le fauboui'g Ponll'Évêque, la Gère fait mouvoir quatre-vingthuit roues hydrauliques, qui donnent le mouvement nécessaire à une foule d'industries. Plusieurs fabricants tiennent à bail la jouissance d'un moteur naturel ou artificiel pour les opérations mécaniques. Ceux qu'on désigne sous le nom de petits fabricants font faire à la main tous les travaux autres que le tissage, et n'en produisent pas moins des étoffes qui rivalisent avec celles des premières maisons. Il se fabrique annuellement à Vienne environ cinquante mille pièces de dra]) do dix-huit à vinul mètres.

Outre ses nombreuses fabriques de drap.

Vienne possède plusieurs tanneries, une magnififpie papeterie, une forge d»^ fer et de cuivre laminé, plusieurs ateliers de construction de machines, une briqueterie à réfrac-

DE LYON A MARSEILLE

iO

tion, un tissage de soie, une papeterie de papier commun dit de paille, des verreries, etc. Enfin dans les envirchis on exploite des mines de plomb et de zinc sulfuré.

Saint-Vallier, petite ville de 4,400 âmes, nous offre à visiter un château décoré d'assez belles fresques. Les jardins ont été plantés par le Notre.

Jusqu'au commencement du xix® siècle, il existait à Saint-Vallicr une poste aux ânes. C'est montés sur ces pacifiques animaux que tous les voyageurs qui ne se servaient pas de chevaux ou de mulets leur appartenant se rendaient à Lyon avec leurs bagages. Celte poste, connue de vingt lieues à la ronde, n'était pas une entreprise publique ou particulière, comme on pourrait le supposer. Les ânes appartenaient à des paysans, qui les louaient aux voyageurs. Il y avait toujours un certain nombre de ces ânes prêts à se mettre en roule.

Dans les environs de la pelile ville de Tain se récoltent les vins de TErmitage. La cole de l'Ermitage s'élève à plus de cent soixante mètres au-dessus du niveau (hi Rhône. Elle est formée de plusieurs coteaux, superposés comme les gradins d'un amphithé;Urc. La pente vers le sud est assez rapide pour quil faille soutenir la terre par de petits murs. On a vu payer un hectare de ce vignoble jusqu'à 70,000 francs. Le mas de Creffieux donne le vin supérieur en finesse et en parfum; le mas de Mcal le suit de près, et le Bessar, quoique un peu moins fin, a l'avantage d'être plus tôt prêt pour la vente. Le meilleur vin de l'Ermitage est produit par la réunion en portions égales, et en une même cuvée, de ces trois premiers mas. Ce vin doit rester cinq ans en fût avant irôtre mis en bouteille; il croît (Ml (pialité jusqu'à vingt-cin(i et trente ans.

Le pont suspendu (pii joint la ville de Tain à celle de Tournoi», sur la rive opposée du Rhône, est le premier cpii ait été construit en France. M. S('gnin a dirigé ce beau travail.

Tournon est une ville ancienne, ainsi que le prouve une inscription romaine trouvée sur les murs de son chrdcau, déjà célèbre du

temps de Charles Martel, et qui, dans le moyen âge, a servi de résidence aux comtes de Tournon, 11 est assis sur un rocher escarpé, qui surplombe sur la ville et sur le Rhône. Ce château, après avoir autrefois abrité derrière ses puissantes murailles des barons qui vivaient de rapines et qui rançonnaient impitoyablement les bateliers du Rhône, est aujourd'hui habité par de braves gendarmes protégeant le faible et veillant à la sûreté de tous.

Le port de Tournon, le plus commode du département de l'Ardèche , un beau quai , de charmantes promenades, un édifice du xvi" siècle servant de lycée, attirent quelques voyageurs dans cette antique cité.

Au moment d'entrer à Valence, j'appelleroi vos regards sur la côte qui s'élève au-dessus de l'autre rive. C'est la côte de Saint-Peray, qui donne un vin blanc fort estimé, et qui mousse comme les vins de Champagne. Valence, ville de 20,000 âmes, entourée de murailles llanquées de vieilles tours, annonce bien son origine ancienne. Elle fut une colonie romaine importante, que traversaient deux routes militaires. Sa destinée, dans l'histoire moderne, est assez singulière. De 178o à 17111, Napoléon Bonaparte, sous-lieutenant d'artillerie, tint garnison à l'école d'artillerie de Valence, et y fut disciple dans cet art de la guerre où il devait devenir si grand maître. Huit ans après, en 1799, le pape Pie VI, que le Directoire avait fait enlever de Rome après l'assassinat du général Duphot, entrait prisonnier à Valence dans les derniers jours de juillet. A la fin du mois d'août, il y succomba aux atteintes d'une maladie cruelle. Son corps, embaumé par ordre du Directoire, fut iidiumé dans une chapelle, (111 il r(\>ta jus([u'à ce quo Bonaparte, premier consul, rendît à Pi(^ VII les restes de son prédécesseur.

La calhédrah» Saint-Apollinaire de Valence <-<l un des i>lus remarquables moiuunenls romano-byzanlins que nous ayons en France. Cette église, qui conserva le précieux corps du saint-père, et qui est restée en possession du cœur et des entrailles, est un édifice du xi" siècle, qui, à l'exlcrieur, n'a rien de remar-

Tf.

QUATRIÈME VOYACE

quahlo qiio son clocher, tour carrée à quatre (■'tagos; à l'intérieur, on y admire un buste lie l*ie VI, œuvre de Canova. Auprès de celle église, et dans l'ancien cimetière, nous visiterons un monument funéraire à (juatre faces égales, dont les angles sont llan(iués do quatre colonnes engagées, cl ilont la face principale est ornée de détails d'une extrême délicatesse. C'est le tombeau de la famille Mistral, ancienne famille parlementaire. Une toiture à quatre faces et terminée en pointe couronne le monument. La voûte attire l'attention des gens de l'art; c'est la première de ce genre qui ait été faite en France. Le pendentif de Valence est connu de tous les architectes.

En souvenir de Napoléon I" nous ferons une promenade au Polygone. 11 passe pour un des plus beaux de France. C'est une plaine allongée plantée de platanes et de sycomores dans tout son pourtour. Le sol caillouteux permet d'y faire tous les exercices d'artillerie, même après de longues pluies, et présente encore cet avantage qu'on retrouve toujours les boulets. Une des maisons de Valence est un monument curieux de l'architecture du XV* siècle. La façade est décorée de sculptures de fort bon goCit, d'une grande (luanlité de figures en ronde bosse, de plusieurs statues grotesques, et de quatre énormes tètes représentant les quatre vents. C'est la maison des Tètes.

Valence a donné naissance à Barnave, député à TAssemblée constituante; à l'avocat général Servan; à Lally-Tolendal, gouverneur de rinde; au comte de Monlalivet, ministre sous l'empire; au général Championnet, auquel on a élevé une statue en bronze placée dans le Champ-de-Mars; à l'amiral Freycinet, et à nombre d'autres hommes distingués. Le riche bourg de Loriol se reconmiande ))ar de nombreuses filatures qui moulinent et tordent la soie pour la fabrique lyonnaise.

Si nous remontions un peu le cours de la Drôme, nous rencontrerions à Crest, sur un rocher qui a la forme d'une crête de coq (d'où vient ce nom de Crest), une énorme vieille tour carrée, laquelle est tout ce qui

reste d'un château regardé jadis comme une des places des plus fortes du Valcntinois. Cette tour, qui a longtemps été une prison d'Etat, sert aujourd'hui de maison de correction. Sur les murs de l'église paroissiale, une inscription porte la date de 1188, et constate les libertés et franchises accordées |)ar le comte Aymard de Poitiers à ses gens de Crest.

Le nom de Monlélimar est une corruption de Monteil-Aymard ou Adhémard, après que la ville de Monteil, jadis colonie romaine, eut reçu en 1198 des franchises de ce môme comte Aymard.

Montélimar, qui renferme aujourd'hui plus de 11,000 habitants, est pour les soies grèges et ouvrées un des principaux marchés du Midi. Elle compte, soit en ville, soit dans les environs, un grand nombre de filatures et de moulinages de soie, des fabriques de chapellerie, de toiles communes, de laine et de coton, des tanneries et des maroquineries. Son commerce de bois de construction, de truffes e.t de marrons, a une certaine importance; enfin les confiseurs de Monlélimar ont la prétention de faire le meilleur nougat de France. Il est positif qu'il est excellent.

Comparée à la plupart des villes de la vallée du Rhône, Montélimar paraît bien bâtie, passablement percée, et très propre. Une promenade plantée circule des deux côtés de ses murailles, et permet d'en faire le tour, soit en dedans soit en dehors de la ville. Assise sur le penchant d'une colline au milieu d'une campagne fertile où les mûriers, les vignes et les oliviers marient les nuances de leur feuillage, Monlélimar, industrieuse et commerçante, n'a rien à envier à ses rivales de la Drôme.

Tu as déjà lu, Henriette, un choix des Lettres de M""* de Sévigné, et tu as vu qu'il y est souvent question de cette ville et du château de Grignan, biUi par son gendre sur une pente très escarpée. Suis-moi à la petite ville de (irignan, en dehors de la route, à vingt-quatre kilomètres au sud-ouest <le Montélimar. Il existe encore d'importantes ruines de ce château, vraiment splendidc. Tu

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retrouveras l'église paroissiale, qui est grande et fort belle. M*"" de Sévigné t'a appris que la toiture de cette église, située au bas du château, était formée par une terrasse qui servait de cour, et sur laquelle on pouvait se promener en voiture.

Entrons dans cette église, et prions, non pour la femme spirituelle et célèbre, mais pour l'excellente mère et la fervente chrétienne, devant son tombeau que nous indique cette inscription sur un marbre noir :

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